Samedi, 24 Juin 2017

Mine de la Rodde

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Exploitation au XIXème

 

En 1885, à la suite de la découverte des anciens travaux, des prélèvements et analyses se sont succèdés et ont conduit à l'ouverture d'une nouvelle concession. Plusieurs compagnies se succédèrent à la tête de la concession: en 1882 (exploration Houlder), en 1892 (exploitation Burthe), et en 1900 (exploitation Bontoux).

Les fondations des principaux bâtiments de traitement du minerai sont encore visibles à travers les arbres, sur les haldes (déchets stériles) de l'exploitation.

 

 

Le minerai y était concassé, trié, lavé et expédié à Langeac où il était traité dans une fonderie. L'arrière de la laverie montre le bac support du trommel. Celui-ci servait à laver le minerai et à le classer par granulométrie. Présence également de socles de différentes machines permettant un classement du minerai par densité, le minerai le plus dense est récupéré et constitue une farine. La partie dite stérile, inutile est évacuée à l'extérieur et constitue les haldes actuelles. Dans la partie avale, on note la présence du quai de chargement du minerai. Les Haldes de l'exploitation Bontoux correspondant à l'emplacement actuel du parking. On remarque au niveau de l'accueil, une canalisation voûtée construite pendant l'exploitation Bontoux sur plusieurs centaines de mètres pour canaliser les eaux du ruisseau de Strouaire sous la halde. Plus bas dans la vallée, les eaux d'exhaure rejoignent le ruisseau du Strouaire.

 

Les travaux sont poursuivis en profondeur jusqu'à -170 m, et poussés à différents niveaux et sur d'autres colonnes minéralisées vers l'Ouest. L'activité cesse en 1905, l'antimoine se vend mal et les cours sont trop faibles en regard des frais engagés. L'eau envahie les galeries, la mine est noyée.

 

 

Autres périodes d'exploitation ?

 

Entre la période romaine et le début du XVIIeme siècle, aucune activité n'a été reconnue. Il faut arriver en 1640 pour avoir de nouvelles précisions, quand la baronne de Beausoleil, après son voyage en Auvergne énumère toutes les mines de France, dont "celle de la paroisse d'Ally..."

L'antimoine était exploité vers 1760 à Montrome et " dans le ruisseau de la Rode " il s'agit là probablement de grattages sur le filon Saint-Thomas (stibine), croiseur du filon de semseyite argentifère de la Rodde. Quant à ce dernier, son existence comme son exploitation ancienne ne paraissent pas avoir été soupçonnées avant la fin du XIXème siècle.

 

En 1907 - Une tentative de dénoyage du puits de la Rodde échoue sur éboulement, les travaux ne seront plus repris. Malgré les grandes installations et l'emploi de plus de 200 personnes, les travaux sur le site minier ne furent jamais repris.

Bien que la Sté AllyMines (SARL) reprit la concession de Freycenet-la Rodde entre 1942 et 1948, elle n'a jamais réouvert le filon de la Rodde.

 

Depuis 1988, les terrains appartiennent à la commune d'Ally. Il fallut près de 10 années (1988-1998) pour réaménager ce site et sauvegarder ce patrimoine minier unique en son genre.


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