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Un nouveau sondage créé un choc dans le paysage politique français. Jordan Bardella sortirait vainqueur du second tour de la présidentielle contre n’importe quel adversaire si le vote avait lieu ce dimanche. Ce résultat secoue l’ensemble des partis et nourrit un débat intense sur la dynamique actuelle du Rassemblement national. Les chiffres dévoilés dessinent une situation inédite, qui bouleverse les repères traditionnels et met en lumière un basculement profond de l’opinion.
L’étude Odoxa-Mascaret publiée ce mardi 25 novembre affiche des écarts solides. Elle montre un Jordan Bardella qui s’impose au premier tour et qui confirme cette avance au second tour dans toutes les configurations testées. Le président du Rassemblement national prend ainsi une longueur d’avance qui force chaque camp à revoir sa stratégie. Et cette projection, même théorique, influence déjà les discussions à droite, à gauche et au centre.
Une domination dès le premier tour : les scénarios renforcent la dynamique Bardella
Le sondage propose deux hypothèses pour le premier tour. Dans la première, Édouard Philippe incarne le bloc central avec 17% des intentions de vote. Jordan Bardella atteint alors 35% et se qualifie sans difficulté pour le second tour. Cette avance crée un fossé qui met en lumière une progression rapide du RN depuis plusieurs mois.
Dans la seconde hypothèse, Gabriel Attal remplace Édouard Philippe comme candidat du bloc central. Il ne rassemble que 11% des voix et se retrouve devancé par Raphaël Glucksmann (14,5%) et par Jean-Luc Mélenchon (12%). Jordan Bardella, lui, grimpe à 36%. Cette configuration montre un centre affaibli, un espace politique très disputé et un électorat dispersé. Cette division facilite mécaniquement la montée du RN.
Ces deux scénarios soulignent un fait simple : Jordan Bardella occupe la place de premier dès le départ, sans tension interne et avec un électorat très mobilisé. Le contraste avec le camp central, en quête de figure fédératrice, accentue ce phénomène. Plusieurs dirigeants politiques l’admettent : une candidature unique du centre ne suffit plus à garantir une place au second tour.
À lirePrésidentielle 2027 : le sondage qui place Jordan Bardella en position dominanteLa situation se complique aussi pour la gauche. Raphaël Glucksmann devance Jean-Luc Mélenchon de 2,5 points. Cette avance réactive la question d’une stratégie commune. Pourtant, aucun accord ne se dessine pour l’instant. Jean-Luc Mélenchon, bien ancré dans son électorat, refuse un regroupement autour d’une autre figure. Ce blocage fragilise la gauche et rend son accès au second tour incertain.
Le sondage mesure également le score de Bruno Retailleau pour Les Républicains. Il atteint 8% ou 10% selon le scénario retenu. Ce niveau ne permet pas au parti de retrouver sa place centrale dans le jeu politique, alors que son poids historique a longtemps structuré les élections.
Enfin, Marine Le Pen ne figure pas dans ce sondage, en raison de son dossier judiciaire. Ce choix redonne toute la lumière à Jordan Bardella. Odoxa précise même que les Français comme les sympathisants RN préfèrent Bardella à Marine Le Pen, avec un écart de 7 points. Cette tendance confirme un changement profond dans la hiérarchie interne du parti.
Un second tour à sens unique : des écarts frappants qui inquiètent les adversaires
Le second tour confirme l’avance confortable du président du Rassemblement national. Face à Édouard Philippe, Jordan Bardella atteint 53% des voix contre 47%. Ce résultat marque un retournement spectaculaire. En avril, Édouard Philippe le devançait de 8 points dans ce même baromètre. La progression rapide du RN montre donc une évolution claire de l’opinion.
Face à Raphaël Glucksmann, Jordan Bardella s’impose avec 58%. L’écart s’élargit encore, ce qui montre les difficultés de la gauche à mobiliser un électorat plus large. Malgré une image plus modérée que celle de Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann ne parvient pas à rassembler assez pour réduire la distance.
Odoxa teste aussi deux hypothèses extrêmes : Jordan Bardella contre Jean-Luc Mélenchon, et Jordan Bardella contre Gabriel Attal. Les résultats surprennent par l’ampleur des écarts. Le président du RN l’emporte avec 74% des suffrages face au leader de La France insoumise. Ce chiffre traduit une fracture profonde au sein du pays, mais aussi un rejet massif qui dépasse l’électorat de droite.
À lireJordan Bardella en vacances : style, détente et stratégie médiatiqueContre Gabriel Attal, Jordan Bardella conserve une avance solide : 56% contre 44%. Le jeune secrétaire général de Renaissance ne parvient pas à combler son déficit de notoriété ou son manque d’ancrage dans l’opinion.
Enfin, le sondage mesure l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État gagne un point et atteint 21% d’opinions favorables. Il quitte ainsi son niveau le plus bas dans ce baromètre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu progresse lui aussi, avec un bond de six points qui le porte à 36%.
Vers une recomposition profonde du paysage politique
Ces chiffres ouvrent une nouvelle phase pour la vie politique française. Chaque camp doit réagir. Le centre cherche un candidat solide. La gauche débat de nouvelles alliances. La droite traditionnelle tente de retrouver une identité claire. Pendant ce temps, Jordan Bardella consolide son image de favori, porté par une base
