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L’incendie de Crans-Montana a plongé la Suisse et la France dans la stupeur. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, un feu ravage le bar Le Constellation, situé au cœur de la station de ski suisse. Le drame frappe fort. Quarante personnes perdent la vie.
Cent dix-neuf autres subissent des blessures parfois très lourdes. Très vite, les autorités lancent les opérations d’identification. Dès la fin du week-end, tous les noms émergent. Parmi eux, plusieurs victimes françaises.
La nouvelle traverse la frontière. Les familles apprennent l’irréparable. Les témoignages se multiplient. Les hommages s’organisent. Guy Parmelin, président de la Confédération suisse, annonce une journée de deuil national prévue le vendredi 9 janvier 2026. Dans le même temps, la justice suisse ouvre une instruction pénale visant les deux propriétaires français de l’établissement.
Les victimes françaises décédées dans l’incendie de Crans-Montana
Neuf ressortissants français figurent parmi les victimes décédées. Chaque nom raconte une histoire interrompue brutalement. Cyane Panine, 24 ans, travaillait comme serveuse saisonnière. Originaire de Sète, elle connaissait bien la station. Ses proches ont identifié son corps, selon « Le Midi Libre ». Sa disparition bouleverse ses amis et ses collègues.
Noémie Dabin, 26 ans, étudiait à Toulouse. Elle fêtait le passage à la nouvelle année avec sa meilleure amie, Pauline Perissini. Noémie meurt dans l’incendie. Pauline survit, gravement touchée. Elle reste plongée dans un coma artificiel à Zurich.
Giovanni Putelli perd aussi la vie. Originaire de Fresse-sur-Moselle, ce père de deux enfants âgés de 5 et 3 ans vivait en Suisse depuis plusieurs années. Sa famille se retrouve désormais face à un vide immense.
Le DJ du bar, Matéo Lesguer, décède également. Âgé de 23 ans, il venait d’Angers. Il animait les soirées du Constellation depuis 2023, comme l’a rapporté « Ouest France ». Sa passion pour la musique rythmait les nuits de la station.
À lireIncendie : un immeuble touché et une personne blesséeLes autorités n’ont pas encore communiqué l’identité des autres victimes françaises décédées. Les familles attendent. Le silence pèse. Les communes d’origine se préparent à rendre hommage.
Des blessés français entre espoir et inquiétude
Vingt-trois Français figurent parmi les blessés. Plusieurs luttent encore pour leur vie. Pauline Perissini reste hospitalisée en Suisse sous assistance médicale. Son état demeure préoccupant.
Gaëtan Thomas, 23 ans, barman au Constellation, souffre de brûlures au troisième degré. Les médecins l’ont placé sous respiration artificielle. Ce jeune saisonnier travaillait dans le bar depuis novembre. Un autre Gaëtan, originaire de Saint-Julien-de-Peyrolas, se trouve lui aussi dans un coma artificiel. Les secours l’ont transféré de Lausanne à Paris durant le week-end, selon « Ici Gard Lozère ».
Trois lycéens de Versailles figurent parmi les blessés. Artus, Edgar et Valentin célébraient le Nouvel An à Crans-Montana. Valentin reste hospitalisé à Lyon. Les brûlures couvrent 40 % de son corps, notamment le visage et les mains. Artus se trouve dans un état grave. Edgar, conscient, reçoit toujours des soins.
Mélanie Van De Velde, 32 ans, originaire d’Angers, a rejoint l’hôpital de Nantes après son rapatriement. Brûlée sur 40 % du corps, cette mère d’une petite fille de deux ans se montre combative. Son frère a confié à TF1 que son état s’améliore.
Le nom de Tahirys Dos Santos a marqué l’opinion publique. Footballeur au FC Metz, il parvient d’abord à sortir du bar. Puis il fait demi-tour pour sauver sa compagne. Il subit des brûlures sur 30 % du corps.
À lireIncendie de Crans-Montana : la panne des caméras de surveillance au cœur de l’enquêteIl reste en soins intensifs, tout en respirant seul, selon son agent sur BFMTV. Sa petite amie, Coline Lanseigne, grièvement blessée, a été héliportée vers l’hôpital d’Anvers. Elle souffre elle aussi de brûlures étendues.
Un autre footballeur, Hugo Hare, 19 ans, présente des brûlures au second degré aux mains et au visage. Les médecins prévoient son transfert vers un hôpital d’Île-de-France.
À Crans-Montana, le choc persiste. Les enquêtes avancent. Les familles s’accrochent à l’espoir ou pleurent leurs disparus. Cet incendie laisse une trace durable, bien au-delà des montagnes suisses.
