Incendie de Crans-Montana : en larmes, la propriétaire du Constellation s’excuse publiquement

  Incendie de Crans-Montana : Jessica Moretti brise le silence à la sortie du tribunal tandis que son mari Jacques Moretti.

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L’incendie survenu à Crans-Montana continue de bouleverser la Suisse et bien au-delà. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, le bar Le Constellation s’est transformé en piège mortel. Ce lieu festif, prisé pour célébrer le Nouvel An, a laissé place à une scène de chaos. Le bilan reste terrible.

Quarante personnes ont perdu la vie. Plus d’une centaine d’autres ont subi des blessures, parfois irréversibles. Plusieurs victimes restent hospitalisées dans un état critique.

Depuis ce drame, la station alpine vit au rythme de l’enquête judiciaire et des hommages. Les familles pleurent. Les survivants tentent de se reconstruire. Les regards se tournent vers les propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, au centre de la tourmente.

Incendie de Crans-Montana : une tragédie née d’une soirée festive

Selon les premiers éléments de l’enquête, la soirée du Nouvel An aurait basculé à cause de feux pyrotechniques utilisés à l’intérieur du bar. Ces dispositifs auraient touché des matériaux très inflammables fixés au plafond. La mousse installée dans les sous-sols aurait favorisé une propagation fulgurante des flammes. En quelques instants, le feu a envahi l’espace.

La configuration des lieux a aggravé la situation. Les sorties étroites et le nombre limité d’issues de secours ont rendu l’évacuation presque impossible. La panique a gagné la foule. De nombreux jeunes, dont plusieurs mineurs, se sont retrouvés piégés. Parmi les victimes françaises, l’âge du plus jeune décédé choque encore les enquêteurs.

Les secours sont intervenus rapidement. Malgré cela, l’ampleur du sinistre a dépassé toutes les capacités de réaction. Les témoignages décrivent une scène d’une violence extrême. Cris. Fumée. Obscurité totale. Cette nuit restera gravée dans la mémoire collective de Crans-Montana.

Face à ces éléments, la justice suisse a ouvert une instruction pénale visant les propriétaires du bar pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités, notamment concernant les normes de sécurité, les contrôles et l’aménagement du lieu.

Jessica Moretti brise le silence à la sortie du tribunal

Vendredi 9 janvier 2026, Jacques et Jessica Moretti ont répondu aux questions du ministère public du Valais à Sion. Cette audition marque leur première comparution en tant que prévenus depuis l’ouverture de l’instruction. L’attente médiatique était forte. À la sortie du palais de justice, Jessica Moretti a pris la parole pour la première fois.

Visiblement bouleversée, elle s’est exprimée face aux caméras, les larmes aux yeux. Sa voix tremblait. Son message s’adressait directement aux victimes et à leurs familles. « Mes pensées vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui. C’est une tragédie inimaginable. Ça s’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser », a-t-elle déclaré.

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Cette prise de parole rompt plusieurs jours de silence. Elle intervient dans un climat tendu, alimenté par des accusations relayées sur les réseaux sociaux. Certains témoins affirment que la propriétaire aurait quitté le bar le soir du drame avec la caisse. La justice n’a confirmé aucun élément à ce sujet à ce stade. Les enquêteurs poursuivent leurs vérifications.

De son côté, Jacques Moretti a fait l’objet d’une décision lourde. Les autorités ont ordonné son placement en détention préventive à l’issue de l’audience. Ce choix judiciaire marque un tournant dans l’affaire. Il reflète la gravité des soupçons et la volonté des magistrats de sécuriser l’enquête.

Jessica Moretti reste libre pour le moment. Elle demeure néanmoins sous le statut de prévenue. Les prochains jours s’annoncent décisifs. Les experts techniques analysent les matériaux, les installations et les autorisations accordées depuis la reprise du bar en 2015.

L’incendie du Constellation soulève aussi des questions plus larges. Il interroge la sécurité des établissements de nuit, l’usage de dispositifs festifs en intérieur et la rigueur des contrôles. À Crans-Montana, le choc reste immense. Entre douleur, colère et quête de vérité, une certitude s’impose : cette nuit du Nouvel An a changé des vies à jamais.


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