L’Iran menace directement les États-Unis : l’armée et le trafic maritime dans le viseur

  En pleine contestation interne, Téhéran durcit le ton et promet une riposte immédiate en cas de frappe américaine.

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La tension monte d’un cran entre l’Iran et les États-Unis. À Téhéran, le ton se durcit. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a adressé un message clair à Washington.

En cas d’attaque sur le sol iranien, la riposte ciblerait directement l’armée américaine et les routes maritimes liées aux États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte explosif, marqué par des manifestations massives et une pression internationale croissante.

Depuis plusieurs semaines, l’Iran traverse une crise interne profonde. La rue gronde. Le pouvoir vacille. Et les menaces extérieures amplifient l’instabilité. Les mots prononcés devant l’hémicycle iranien résonnent bien au-delà des frontières du pays. Ils dessinent un scénario de confrontation directe, aux conséquences potentiellement mondiales.

Une menace assumée face à Washington

Mohammad Bagher Ghalibaf n’a laissé place à aucune ambiguïté. Selon lui, toute frappe américaine entraînerait une réponse immédiate et ciblée. Les bases militaires américaines figurent parmi les objectifs évoqués. Le transport maritime lié aux États-Unis représente aussi une cible annoncée.

Ce point inquiète particulièrement la communauté internationale, car les grandes routes maritimes restent vitales pour l’économie mondiale.

Dans son discours, le président du Parlement iranien a également évoqué les « territoires occupés ». Cette expression renvoie clairement à Israël, que la République islamique refuse de reconnaître. Pour Téhéran, ces zones entrent dans le champ des cibles légitimes en cas d’escalade. Ce positionnement alimente la crainte d’un embrasement régional rapide.

De son côté, Washington adopte une posture de fermeté. Donald Trump a répété à plusieurs reprises que les États-Unis frapperaient durement si la répression en Iran se transformait en bain de sang. Le message se veut dissuasif. Il s’adresse autant aux dirigeants iraniens qu’à l’opinion internationale. Cette rhétorique renforce la pression sur un régime déjà fragilisé.

Une contestation interne qui fragilise le régime iranien

La menace extérieure survient alors que l’Iran affronte une contestation populaire d’une ampleur rare. Le mouvement a débuté le 28 décembre à Téhéran. Des commerçants ont lancé la mobilisation pour dénoncer la cherté de la vie et l’effondrement de la monnaie. Rapidement, la colère s’est propagée à d’autres villes. La contestation a changé d’échelle.

Les slogans ne ciblent plus seulement les difficultés économiques. Ils remettent en cause le pouvoir lui-même. Selon une ONG, le nombre de manifestants tués atteint au moins 192 personnes. Ce chiffre marque un tournant. La répression alimente l’indignation et accentue la fracture entre la population et les autorités.

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Face à cette crise, le régime iranien se retrouve sous une double pression. D’un côté, la rue exige des changements profonds. De l’autre, les États-Unis multiplient les avertissements. Donald Trump affirme que son pays reste prêt à soutenir les manifestants qui aspirent à la liberté. Cette prise de position nourrit la méfiance de Téhéran, qui dénonce une ingérence étrangère.

La République islamique affronte ainsi l’un des défis les plus sérieux depuis 1979. Le pouvoir cherche à afficher sa solidité. Les déclarations offensives de Mohammad Bagher Ghalibaf s’inscrivent dans cette logique. Elles visent à dissuader toute intervention extérieure et à ressouder les rangs en interne.

Pourtant, cette stratégie comporte des risques majeurs. Une confrontation avec les États-Unis pourrait dépasser le cadre bilatéral. Le Golfe, les alliés régionaux et les marchés énergétiques se retrouveraient exposés. Chaque déclaration, chaque menace, accentue l’incertitude.

Dans ce climat tendu, la moindre étincelle pourrait provoquer une escalade incontrôlable. L’Iran joue une partie délicate. Il tente de contenir la colère populaire tout en affichant sa capacité de riposte face à Washington. Les prochains jours s’annoncent décisifs. Le bras de fer engagé pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique de toute la région.


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