Incendie de Crans-Montana : la famille des gérants brise le silence

  Pour la première fois depuis le drame, leurs proches prennent la parole et livrent un témoignage chargé d’émotion.

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Près de deux semaines après l’incendie de Crans-Montana, la parole continue de se libérer. Le drame du bar Le Constellation a bouleversé des dizaines de familles. Quarante personnes ont perdu la vie. Plus d’une centaine ont subi des blessures graves. Dans ce climat tendu, Jean-Marc, considéré comme le fils adoptif des gérants du bar, prend la parole. Il défend le couple, exprime son soutien total et dénonce ce qu’il considère comme une image injuste.

Jean-Marc entretient un lien profond avec les gérants du bar. Une relation construite sur des années. Une relation marquée par le travail, la confiance et le respect. Aujourd’hui, il voit ces deux personnes réduites à des accusations publiques. Il parle d’une déshumanisation brutale. Selon lui, la douleur touche tous les camps.

Il choisit ses mots avec soin. L’émotion transparaît. Il reconnaît la souffrance des familles endeuillées. Il pense aussi aux blessés encore hospitalisés. En parallèle, il refuse que Jacques et Jessica Moretti deviennent des symboles sans visage.

« Des gens passionnés, travailleurs et humains »

Jean-Marc décrit les gérants du Constellation comme des personnes investies. Il évoque leur passion pour leur métier. Il souligne leur présence constante dans l’établissement. Pour lui, ils ont toujours placé l’humain au centre.

Parler d’eux reste difficile. La peine générale pèse sur chaque phrase. Malgré cela, il insiste. Il rappelle leur parcours commun. Il évoque des souvenirs partagés. Il parle de respect mutuel. Cette proximité explique son besoin de témoigner.

Il affirme garder des nouvelles régulières du couple Moretti. Leur état moral reste fragile. Ils vont mal. Ils portent les mêmes images que les survivants. Ils se posent les mêmes questions. Jean-Marc leur apporte son soutien sans réserve. Dans le même temps, il adresse une pensée constante aux familles qui ont perdu un enfant. Il n’oppose pas les douleurs. Il les reconnaît toutes.

Il revient aussi sur la nuit du drame. Selon lui, Jessica Moretti a appelé les pompiers en premier. La panique dominait. La situation évoluait très vite. Elle reste une mère avant tout. La peur l’a saisie comme tout le monde. De son côté, Jacques Moretti serait intervenu pour faire sortir des clients. Jean-Marc insiste sur ce point. Il refuse que l’on efface ces gestes.

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Pour lui, depuis le début de la catastrophe, le regard public a changé. Les réseaux sociaux amplifient les jugements. Les gérants perdent leur humanité aux yeux de certains. Lui voit autre chose. Il voit des personnes en souffrance. Il voit du respect pour les victimes. Il voit aussi de la culpabilité.

Le récit du chaos et les questions judiciaires

Jean-Marc se trouvait sur la terrasse à l’entrée du bar lors de l’incendie. Il a vu le mouvement de foule. Les clients se sont dirigés vers la véranda. La tension a explosé en quelques secondes. Jessica Moretti est venue à sa rencontre. Elle lui a annoncé le feu. Elle lui a dit qu’elle appelait les secours.

Jean-Marc a agi. Il a ouvert une partie d’une vitre. Une femme a réussi à sortir par là. À l’intérieur, le chaos dominait. Des personnes gisaient au sol. Avec d’autres, il a rampé. Ils ont sorti plusieurs victimes inconscientes. Chaque geste comptait. Chaque instant restait confus.

Aujourd’hui encore, ces images reviennent sans cesse. Le traumatisme persiste. Le temps n’a rien effacé.

Jean-Marc aborde aussi la question de la sécurité. Il affirme la présence d’une issue de secours à l’intérieur du bar. Elle restait ouverte. Des extincteurs se trouvaient aussi dans l’établissement. Ces éléments nourrissent le débat public. Ils alimentent aussi l’enquête.

Sur le plan judiciaire, la situation évolue. La justice a ordonné le placement de Jacques Moretti en détention provisoire. Le tribunal évoque des mesures alternatives possibles, dont le versement de garanties financières. Son avocat parle d’une décision favorable et cohérente. Une libération pourrait intervenir dans les prochains jours.

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Jacques et Jessica Moretti font face à une instruction pénale pour homicide par négligence, blessures par négligence et incendie par négligence. Pendant ce temps, le bilan humain reste lourd. Quarante morts. Cent seize blessés. Quatre-vingt-trois personnes encore hospitalisées en Suisse et ailleurs en Europe.

Dans cette tragédie, les témoignages rappellent une réalité complexe. La douleur traverse chaque camp. Les récits se croisent.


La vérité judiciaire suivra son cours. Les blessures, elles, resteront longtemps ouvertes.


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