Janis Martin : la vie d’une aventurière arrêtée brutalement à Crans-Montana

  Grande voyageuse et passionnée de musique, la jeune Française de 33 ans laisse un vide immense dans sa famille et auprès de ses proches.

Janis Martin, 33 ans, est la dernière victime française identifiée dans la tragédie de Crans-Montana. La jeune femme vivait depuis trois ans dans cette ville suisse où elle travaillait comme serveuse. Dimanche soir, après de nombreux appels aux hôpitaux de Suisse, de France et d’Allemagne, sa famille a enfin appris son décès.

Les autorités suisses avaient eu du mal à remonter sa filiation, finissant par apposer la mention « sans famille ». Sa tante, Katia Bauthamy, a immédiatement rectifié : « Mais si, Janis avait une famille ».

Originaire du Val-d’Oise, Janis avait perdu sa mère à l’âge de deux ans. Elle a été élevée par sa tante et son oncle, avec beaucoup d’amour et de tendresse. Katia se souvient encore de ce jour où la petite Janis lui avait demandé si elle pouvait l’appeler maman.

Elle avait répondu avec douceur, lui rappelant qu’elle avait toujours une mère qui pensait à elle. Cet attachement familial a marqué toute son enfance et a façonné la jeune femme indépendante et curieuse qu’elle est devenue.

Janis aimait voyager plus que tout. Elle répétait souvent à sa cousine Noélie : « Si tu ne voyages pas, tu ne verras rien ». Passionnée de heavy metal et d’équitation, elle a mené une vie riche et intense. Serveuse, manageuse dans un casino, voyageuse infatigable… sa tante résume : « Elle a vécu 33 vies en 33 ans ».

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Son énergie et sa soif de liberté la rendaient inarrêtable, toujours prête à repartir à l’aventure, comme elle en parlait récemment à sa cousine en évoquant des projets de maternité et l’achat d’un van pour voyager.

Une famille unie face à la tragédie

Malgré la distance et le chaos du 31 décembre 2025, la famille de Janis a conservé des liens forts. Sa cousine Noélie explique ne pas s’être inquiétée immédiatement lorsqu’elle n’a pas eu de nouvelles, car Janis avait l’habitude de rappeler deux semaines après les messages.

Ce trait de caractère, imprévisible mais rassurant, illustre bien la personnalité de la jeune femme : indépendante, mais toujours connectée à ses proches à sa manière.

Après le drame, la famille a pu se rendre à Crans-Montana pour un dernier hommage. La bienveillance des autorités suisses a été saluée, notamment envers la mère de Katia, âgée de 89 ans. Les proches de Janis ont pu partager leur peine tout en recevant un soutien précieux.

La cérémonie a permis de rappeler à tous que, derrière cette tragédie, Janis Martin était une vie pleine d’enthousiasme, d’aventures et de passions.

Installée à Crans-Montana depuis trois ans, Janis avait trouvé un certain équilibre. Elle semblait heureuse dans sa nouvelle vie, mais le destin en a décidé autrement. Ses projets, ses envies et ses rêves s’arrêtent brutalement, laissant un vide immense. Sa famille et ses amis se souviendront de sa curiosité, de sa passion pour les voyages et la musique, et de son esprit libre qui ne tenait jamais en place.

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Cette disparition rappelle combien la vie peut basculer en un instant. Mais pour ceux qui l’ont connue, Janis Martin restera avant tout une aventurière, une femme passionnée et généreuse, dont le souvenir continuera de voyager à travers les mémoires et les cœurs de ceux qui l’aimaient.

Janis Martin : la vie d’une aventurière arrêtée brutalement à Crans-MontanaSa famille insiste pour que son nom ne soit jamais oublié parmi les victimes françaises de Crans-Montana, et pour que son énergie et sa personnalité soient célébrées au-delà de la tragédie.


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