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La nuit du Nouvel An 2026 restera gravée dans les mémoires de Crans-Montana. Une fête s’est transformée en tragédie. Vers 1h30 du matin, un incendie ravage un bar de nuit très fréquenté de la station suisse. Les flammes progressent vite.
La panique s’installe. Le bilan choque : 40 morts et 119 blessés. Au cœur du chaos, une famille agit sans réfléchir. Gianni Campolo, 19 ans, son père Paolo et sa belle-mère refusent de fuir. Ils entrent dans le bâtiment en feu. Ils sauvent des vies.
Ce drame aurait pu faire encore plus de victimes. Grâce à leur sang-froid et à leur courage, une dizaine de personnes échappent à une mort certaine. Quelques jours après les faits, la famille témoigne sur BFMTV. Leurs mots décrivent une scène insoutenable. Leurs gestes forcent le respect.
Une nuit de feu et de fumée dans un bar bondé
La soirée avait pourtant bien commencé. Des centaines de jeunes célèbrent la nouvelle année dans ce bar de Crans-Montana. Puis l’irréparable survient. Le feu se propage brutalement. Les fumées envahissent l’espace. La visibilité disparaît. Les cris remplacent la musique.
Gianni Campolo se trouve à proximité. Sans attendre les secours, il agit. Il suit son instinct. Il traverse la porte du bar en flammes avec son père. Très vite, l’air devient irrespirable. Les fumées brûlent la gorge. L’odeur choque. Gianni décrit une sensation qu’il n’oubliera jamais. Il parle d’une odeur d’humains qui brûlent. Malgré cela, il avance.
Des mains apparaissent dans l’obscurité. Des bras se tendent. Gianni et Paolo les attrapent. Ils tirent. Ils traînent les corps vers la sortie. Chaque seconde compte. Chaque geste demande une énergie folle. Les fumées toxiques limitent leurs déplacements. Ils ne peuvent pas aller loin. Alors ils font ce qu’ils peuvent, là, immédiatement.
Paolo Campolo confirme ce scénario. Son regard reste marqué par le traumatisme. Il raconte avoir tenté de retourner à l’intérieur après une première extraction. Puis il trébuche. Le sol disparaît sous ses pieds. Des corps jonchent le passage. Malgré la peur, il continue. Il extrait encore des victimes. Cinq personnes sortent grâce à eux lors de ces allers-retours risqués.
Incendie à Crans-Montana : « On ne pouvait pas aider tout le monde », un traumatisme durable
Pendant que Gianni et Paolo affrontent les flammes, la belle-mère de Gianni agit à l’extérieur. Elle refuse de rester passive. Elle apporte des couvertures. Elle distribue de l’oxygène. Elle tente de soulager les survivants. Les blessés arrivent sans cesse. Certains pleurent. D’autres crient. Certains ne parlent plus.
Son témoignage bouleverse. Elle évoque des enfants. Des visages marqués par la peur. Elle décrit des personnes qui meurent en silence. La scène lui rappelle un champ de bataille. Sa voix tremble encore lorsqu’elle parle. Elle avoue son traumatisme. Elle répète une phrase lourde de sens : ils ne pouvaient pas aider tout le monde.
À lireCrans-Montana : Coline, rescapée de l’incendie, sort enfin du comaCette impuissance marque profondément la famille. Malgré leurs efforts, la mort frappe fort cette nuit-là. Le sentiment d’injustice persiste. Pourtant, leur action change le destin de plusieurs victimes. Une dizaine de personnes survivent grâce à eux. Sans leur intervention, le bilan aurait été encore plus terrible.
L’incendie de Crans-Montana pose aussi des questions. La sécurité des établissements de nuit revient au centre des débats. Les conditions d’évacuation interrogent. Les autorités suisses ouvrent une enquête. Les familles endeuillées cherchent des réponses. Le pays entier rend hommage aux victimes.
Dans ce contexte, le geste de la famille Campolo incarne une lueur dans l’obscurité. Leur bravoure rappelle que certains choisissent d’aider, même au péril de leur vie. Gianni, Paolo et leur proche ne se considèrent pas comme des héros. Ils disent avoir agi naturellement. Pourtant, leurs actes parlent pour eux.
Cette nuit de feu a brisé des vies. Elle a aussi révélé une solidarité rare. Le courage de cette famille restera associé à l’un des drames les plus marquants de ces dernières années en Suisse. Leur témoignage rappelle une vérité simple : face à l’horreur, certains avancent quand d’autres fuient.
