Crans-Montana : la mère de Trystan Pidoux témoigne de sa douleur après l’incendie du bar Le Constellation

  Deux semaines après la tragédie qui a coûté la vie à Trystan, 17 ans, Vincianne Stucky exprime sa colère et son incompréhension face au système judiciaire suisse et à l'arrestation du propriétaire du bar.

Le 3 janvier restera gravé dans la mémoire de Vincianne Stucky. Ce jour-là, elle a perdu son fils Trystan Pidoux, 17 ans, dans l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse. Deux semaines après ce drame, la douleur de cette mère se transforme en colère.

Sur BFMTV, elle témoigne de son désespoir et de son incompréhension face à la possible remise en liberté du propriétaire du bar, Jacques Moretti.

« Le seul mot, c’est ‘ignominie’. Trystan, Guillaume, Arthur et les autres ont été tués. C’est presque une provocation », déclare Vincianne Stucky. La souffrance s’accompagne d’une haine intense.

Quelques heures avant le drame, elle avait reçu un dernier message de son fils : « Bonne année gros bisous, je t’aime. » Ces mots simples résonnent désormais comme un adieu déchirant.

Tobias, 14 ans, le petit frère de Trystan, exprime lui aussi sa révolte. « Je n’arrive pas encore à réaliser. J’ai une haine énorme contre le propriétaire, mais aussi contre la commune », confie-t-il. La famille vit dans un quotidien marqué par l’absence et par les souvenirs matériels.

Une chaise, un maillot de football ou d’autres objets deviennent des trésors chargés de mémoire. « Ça a été fait par les copains, ça a une importance énorme pour moi », ajoute la mère de Trystan.

Les amis de Trystan restent proches et veillent à ce que la mémoire du jeune garçon soit préservée. Chaque objet devient un symbole. Chaque souvenir devient un lien avec lui. Ces gestes simples permettent à la famille de traverser un chagrin immense et de garder un lien avec Trystan.

Crans-Montana: Justice et émotions, la colère face aux décisions

Lundi dernier, la justice suisse a placé Jacques Moretti en détention provisoire pour trois mois, la durée maximale autorisée. Le tribunal du canton du Valais a précisé que cette détention pourra être levée sous conditions, notamment le versement de sûretés.

Le propriétaire du bar et sa compagne font face à une instruction pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence.

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Pour les proches et les amis, cette décision ne calme pas la colère. « Ce qui va se passer, c’est une énorme injustice. Une négligence pareille doit être punie », affirme un proche de Trystan. La crainte d’une disparition ou d’une destruction des preuves plane. Dans le salon familial, chaque objet de Trystan rappelle le drame et l’absence du jeune garçon.

Les funérailles de Trystan auront lieu ce vendredi. La communauté locale se prépare à rendre un dernier hommage. Derrière la douleur, se dessine un sentiment de révolte et la volonté que justice soit rendue. Les souvenirs deviennent le fil conducteur pour traverser cette épreuve et honorer la mémoire de Trystan.

La tragédie de Crans-Montana illustre la fragilité de la vie et la force des liens familiaux. Elle rappelle aussi l’importance de la vigilance et du respect des règles pour éviter des drames similaires.

La mémoire de Trystan restera vivante à travers ses proches, ses amis et tous ceux qui refusent d’oublier.


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