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Amel Bent vit un moment charnière de sa carrière. Connue pour sa voix puissante et son franc-parler, elle surprend aujourd’hui dans un tout autre registre. Depuis le mercredi 7 janvier, elle apparaît à l’affiche du film Ma frère. Cette expérience marque ses premiers pas au cinéma. Un terrain nouveau, loin de la scène et des plateaux de télévision.
Depuis ses débuts, Amel Bent accompagne plusieurs générations. Ses chansons parlent d’amour, de résilience et de charge mentale. Elle s’est imposée comme une figure rassurante, presque comme une grande sœur. En parallèle, elle a longtemps occupé le fauteuil de coach dans The Voice. En 2026, elle ose changer de rythme et accepte un rôle qui la sort de ses habitudes.
Le film Ma frère, réalisé par Lise Akoka et Romane Guéret, raconte l’histoire de deux amies d’enfance issues d’un quartier populaire. Le temps d’un été, elles deviennent monitrices dans une colonie de vacances. Le récit touche par sa justesse et son humanité. Amel Bent incarne Sabrina, la directrice de la colonie. Un personnage d’autorité, mais guidé par l’écoute et la bienveillance.
Longtemps, la chanteuse a refusé les propositions liées au septième art. Cette fois, le scénario a tout changé. Elle confie avoir pleuré et ri à sa lecture. Cette émotion l’a convaincue. Elle a alors travaillé ses essais avec intensité. « J’ai bossé mes deux scènes comme si je jouais ma vie », raconte-t-elle à Télérama.
Un rôle obtenu grâce à sa sensibilité
Amel Bent pense que son passage dans The Voice a joué un rôle clé dans ce choix. Les réalisatrices ont surtout vu la coach, plus que la chanteuse. Elles ont observé sa manière de parler aux talents, sa capacité à guider sans écraser. Cette posture correspondait parfaitement au personnage de Sabrina. Une femme ferme, mais empathique, capable de conseiller des jeunes avec justesse.
À lireUn échange tendu entre Amel Bent et Marine déclenche une polémique sur les réseaux sociauxMalgré cette évidence, le doute s’est installé. Chanter et jouer demandent des approches très différentes. Sur scène, Amel Bent interprète des émotions à travers la musique. Devant une caméra, elle doit incarner un personnage dans le silence, parfois dans l’immobilité. Cette différence a réveillé un sentiment bien connu chez elle.
Elle parle ouvertement d’un syndrome de l’imposteur. Elle explique ce malaise avec honnêteté. « Tu te dis que tu n’es pas actrice. D’autres ont fait des écoles, ont suivi un parcours précis. Moi, je n’ai rien fait pour », confie-t-elle. Ce questionnement l’a accompagnée durant le tournage. Pourtant, elle a choisi d’avancer malgré cette voix intérieure.
Ce doute ne l’a pas paralysée. Au contraire, il l’a poussée à donner le meilleur d’elle-même. Elle s’est investie pleinement dans ce rôle, curieuse de voir ce que cette expérience pourrait lui apporter. Ce film pourrait bien ouvrir une nouvelle porte dans sa carrière artistique.
Une femme et une mère avant tout
Au-delà de sa vie professionnelle, Amel Bent reste très attachée à sa famille. Elle parle souvent du bouleversement qu’a provoqué l’arrivée de ses enfants. Avec son mari Patrick Antonelli, elle a construit un équilibre parfois fragile, mais sincère.
Leur première fille, Sofia, est née le 4 février 2016. Puis Hana a rejoint la famille le 17 octobre 2017. Enfin, le petit Zayn est venu compléter le foyer le 4 avril 2022.
Concilier une carrière artistique et une vie de maman demande une organisation constante. Amel Bent ne cache rien des difficultés. Elle évoque la fatigue, les sacrifices, mais aussi la joie immense que ses enfants lui apportent. Cette réalité nourrit aussi ses choix professionnels. Chaque projet doit avoir du sens.
À lireAmel Bent clarifie tout : personne ne vient pour l’argent aux EnfoirésAvec Ma frère, elle a trouvé un rôle aligné avec ses valeurs. Le film parle de transmission, de responsabilité et de jeunesse. Des thèmes qui résonnent avec son parcours personnel. Cette première expérience au cinéma lui a offert une nouvelle manière de s’exprimer.
Aujourd’hui, Amel Bent avance sans regret. Elle accepte ses doutes et ses envies de renouveau. Elle prouve qu’une carrière peut évoluer sans renier son identité.
Ce pas vers le cinéma marque peut-être le début d’un chemin inattendu, guidé par la sincérité et le courage d’oser.
