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L’Espagne est en deuil après un accident ferroviaire dramatique survenu dimanche 18 janvier. Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision près de la ville d’Adamuz, dans le sud du pays. Le bilan provisoire fait état d’au moins 39 morts et 123 blessés, dont plusieurs dans un état critique. La scène de l’accident évoque un chaos total : wagons projetés hors des rails, débris et victimes mêlés.
Frédéric Traini, correspondant sur place, décrit un enchevêtrement de ferraille et de corps. Les secours ont travaillé plusieurs heures pour évacuer les passagers et sécuriser la zone. Les habitants d’Adamuz sont venus apporter de la nourriture et des vivres aux rescapés.
Les équipes médicales ont transféré les blessés vers les hôpitaux de Cordoue et Andújar. Le réseau ferroviaire national (ADIF) a suspendu toutes les liaisons entre les grandes villes du sud et Madrid le lundi 19 janvier.
Le train Malaga-Madrid, fabriqué en 2022 et révisé le 15 janvier, transportait 289 passagers, quatre membres d’équipage et un conducteur. Pour des raisons encore inconnues, le train a dévié sur la voie adjacente et est entré en collision avec le train Renfe Madrid-Huelva circulant dans l’autre sens.
Les deux derniers wagons du Malaga-Madrid ont percuté le train Renfe, qui a également quitté sa voie et basculé sur un terre-plein de quatre mètres de haut.
Une violence exceptionnelle sur une ligne moderne
Les témoins racontent des scènes d’horreur. Des wagons tordus, des éclats de verre partout et des passagers coincés à l’intérieur. Lucas Meriako, rescapé du train percuté, évoque un choc très violent à l’arrière du convoi, avec l’impression que le train allait se disloquer.
Les pompiers ont dû déplacer des corps pour accéder à des survivants. Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, déclare : « Tout est complètement détruit. On se croirait dans un film d’horreur. »
À lireAccident à Miré : quatre blessés après une collision entre trois voitures sur la D29Le ministre des Transports espagnol a qualifié l’accident d’« extrêmement étrange ». Le tronçon concerné est rectiligne, récemment rénové et mis en service il y a quatre ans. La dernière inspection avait eu lieu seulement quatre jours avant le drame.
Il reste difficile d’expliquer comment un train quasiment neuf a pu dérailler sur une ligne droite et provoquer une collision aussi violente. Tous les experts ferroviaires sont surpris par la gravité et la rareté de l’événement.
La rapidité de l’intervention des secours a permis de limiter le nombre de victimes supplémentaires. Les passagers évacués témoignent d’une organisation efficace malgré la violence du choc. Les autorités continuent de sécuriser le site et de récupérer les corps. Le bilan humain pourrait encore évoluer dans les prochaines heures.
Un pays en deuil et des questions sans réponse
Le Premier ministre Pedro Sanchez a décrit cette soirée comme une « nuit de profonde douleur ». La famille royale a exprimé sa « grande inquiétude » face à ce grave accident. L’ensemble de la population suit de près l’évolution de la situation, tandis que les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes exactes.
Pour l’instant, aucune explication officielle ne permet de comprendre pourquoi le train a dévié de sa voie. Les questions techniques et humaines restent ouvertes. L’accident marque l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire récente du réseau à grande vitesse espagnol, actif depuis 1992.
Les secours, les hôpitaux et les autorités locales restent mobilisés. L’objectif reste clair : prendre soin des victimes, soutenir leurs familles et rétablir la sécurité du réseau ferroviaire. La tragédie soulève également des interrogations sur la prévention et la surveillance des trains à grande vitesse.
À lireAu moins cinq morts après un déraillement suivi d’une collisionCe drame rappelle que même sur des lignes modernes et avec un matériel récent, le risque d’accident demeure.
En Espagne, au moins 39 personnes sont mortes ce dimanche lors du déraillement d’un train entré en collision avec un convoi circulant sur l’autre voie, le journaliste sur place Frédéric Traini fait état d’un bilan provisoire qui «pourrait s’alourdir», dans #LaMatinale pic.twitter.com/gWbkrdptSy
— CNEWS (@CNEWS) January 19, 2026
La violence et l’ampleur du choc laissent des traces profondes, et l’Espagne entière partage le deuil de ce dimanche 18 janvier.
