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Les images de vidéo-surveillance fournies par Jacques Moretti lors de sa première audition le 1er janvier 2026 relancent l’enquête sur le drame survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana. Quelques minutes avant l’incendie, le système était complètement bloqué, selon le co-gérant de l’établissement. Ces fichiers, même partiels, offrent un nouvel éclairage sur les événements tragiques de cette nuit.
Sur certaines captures floues, on distingue des jeunes qui dansent, des tables et des bouteilles. La soirée du Nouvel An battait son plein. Il est exactement 1h23. Cinq minutes plus tard, Jessica Moretti appelle les pompiers pour signaler l’incendie. Cette nuit-là, quarante personnes perdent la vie et des centaines d’autres sont blessées.
Jacques Moretti explique aux enquêteurs avoir tenté d’accéder aux images depuis son téléphone. Il n’a pu obtenir que des instantanés datés du 1er janvier à 1h23. Le reste du flux vidéo reste inaccessible. Le Constellation possédait 14 caméras, dont sept installées au sous-sol.
Le co-gérant précise que certaines séquences pourraient être stockées sur un cloud externe et fournit le contact du commercial de la société de vidéosurveillance.
Incendie : des images qui soulèvent de nouvelles interrogations
Les captures du sous-sol sont particulièrement préoccupantes. La foule y est dense. Sur la caméra 7, on distingue Théo, le DJ, tragiquement décédé dans l’incendie. La caméra 9, elle, montre un couloir vide. À droite, la deuxième sortie de secours est bloquée par une chaise.
À lireIncendie spectaculaire : 8 blessés et une femme de 87 ans en urgence absoluePlusieurs anciens salariés confirment cette situation. Ce simple obstacle a pu empêcher des personnes de fuir rapidement et expliquer le bilan humain dramatique.
Pendant ce temps, Jessica Moretti est de nouveau entendue par les enquêteurs pour approfondir le dossier, au lendemain de l’audition de son époux, actuellement en détention. L’affaire soulève de nombreuses questions sur la sécurité des lieux et le fonctionnement des systèmes de vidéosurveillance.
Les autorités cherchent à comprendre pourquoi les caméras ont cessé de fonctionner juste avant l’incendie. Elles examinent également si des négligences ont contribué à la tragédie.
Chaque détail compte. Une chaise mal placée, une caméra bloquée ou un système défaillant peut transformer une situation ordinaire en catastrophe. Ces images, bien que partielles, permettent d’analyser le déroulement des événements, d’identifier les responsabilités et d’étudier le comportement des personnes présentes ce soir-là.
Sécurité et vigilance dans les lieux publics
Le drame de Crans-Montana rappelle que la sécurité dans les lieux publics ne peut jamais être négligée. Les propriétaires et responsables doivent s’assurer que les sorties de secours restent accessibles et que les systèmes de surveillance fonctionnent correctement. La prévention et la vigilance jouent un rôle déterminant.
Les enquêtes continuent. Les autorités multiplient les auditions et cherchent à reconstituer les derniers instants avant le feu. Les images et témoignages recueillis servent à établir une chronologie précise des événements et à déterminer si des erreurs humaines ou techniques ont aggravé le bilan.
Pour les experts en sécurité, cette affaire illustre combien chaque détail peut être crucial. La présence d’un obstacle, même léger, dans un lieu bondé peut bloquer une évacuation et provoquer des pertes humaines. L’examen minutieux des vidéos permet de mettre en lumière ces facteurs et de tirer des enseignements pour l’avenir.
Le dossier du Constellation reste ouvert. La population attend des réponses et la justice suit son cours.
Les investigations montrent que la technologie seule ne suffit pas.
La formation du personnel, l’entretien régulier des équipements et la vigilance constante sont indispensables pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Source : BFMTV
