Depuis la fin des vacances de Noël, les cas de grippe repartent à la hausse dans l’Hexagone. Santé publique France observe une recrudescence surtout chez les enfants et les adolescents. Le recours aux soins a augmenté en médecine de ville et aux urgences, après deux semaines de baisse. Chez les adultes, il reste pour l’instant en diminution, mais les autorités sanitaires se montrent prudentes.
Les experts pointent le rôle de la rentrée scolaire début janvier. Le retour à l’école favorise la circulation des virus et peut accélérer la transmission aux adultes. Chaque semaine, le bilan épidémiologique est surveillé de près pour détecter tout rebond.
Selon SpF, il est difficile d’anticiper l’impact réel sur le système de soins. Les enfants restent le principal moteur de la diffusion virale, ce qui place les familles et les personnels scolaires sous vigilance.
Certaines régions d’outre-mer connaissent encore une circulation intense de la grippe. Les Antilles et la Guyane restent en épidémie, tandis que Mayotte en est sortie. À La Réunion, le virus circule à un niveau de base.
Ces disparités géographiques compliquent la gestion nationale de l’épidémie. Les autorités recommandent de rester attentif aux signes de grippe, en particulier chez les plus jeunes et les personnes vulnérables.
Vaccination et mortalité : des chiffres encore préoccupants
Le nombre de décès liés à la grippe reste élevé malgré une légère diminution récente. Santé publique France indique que 6,5 % des décès enregistrés via certificat électronique concernent la grippe. La saison dernière avait déjà marqué les esprits, avec 17 600 décès contre une moyenne annuelle de 10 000 depuis 2009. La faible couverture vaccinale avait amplifié le bilan.
Cette saison, la proportion de personnes vaccinées augmente, surtout chez les plus de 65 ans. 53 % de cette tranche d’âge a reçu le vaccin, un chiffre supérieur aux années précédentes mais encore insuffisant.
À lireVariante K de la grippe : les symptômes que les plus de 55 ans ignorentLa vaccination reste le moyen le plus efficace de limiter les formes graves de la maladie, même si l’efficacité du vaccin est jugée modérée. Selon les premières données, elle empêche entre 29,7 % et 42,5 % des infections grippales tous âges confondus.
La grippe saisonnière représente donc un risque sérieux, surtout pour les populations vulnérables : personnes âgées, enfants, malades chroniques et femmes enceintes. Les autorités sanitaires rappellent l’importance des gestes barrières et de la vaccination. L’anticipation et la vigilance restent les meilleurs moyens de limiter la propagation du virus.
La situation actuelle illustre combien un hiver froid et des rassemblements scolaires peuvent relancer rapidement une épidémie. Les parents sont invités à surveiller leurs enfants, à consulter un médecin dès les premiers symptômes et à respecter les recommandations sanitaires. Les hôpitaux, bien que moins saturés qu’en 2025, pourraient connaître une hausse du nombre de patients si l’épidémie gagne les adultes.
Les prochains mois détermineront si la grippe restera circonscrite aux jeunes ou si elle provoquera un rebond chez les adultes. Les autorités continuent de suivre l’évolution de la circulation virale. Les gestes de prévention et la vaccination restent les outils prioritaires pour éviter de nouvelles complications et protéger les populations à risque.
