« J’ai cru que j’allais mourir » : Isabelle Nanty raconte son terrible accident

  Hospitalisée durant quatre mois après un grave accident de la route, l’actrice témoigne de sa rééducation, de ses blessures et de sa reconstruction physique et mentale.

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Isabelle Nanty a livré un témoignage rare et bouleversant. Ce mardi 27 janvier 2026, l’actrice a pris la parole au micro de RTL pour revenir sur le grave accident de la route qui a failli lui coûter la vie en septembre 2025.

Face à Marc-Olivier Fogiel, elle a raconté sans détour son combat physique et mental, marqué par de longs mois d’hospitalisation et une rééducation exigeante. Son récit frappe par sa lucidité et sa sincérité.

L’accident a laissé des traces profondes. Isabelle Nanty avance aujourd’hui avec prudence, détermination et une confiance mesurée. Elle parle d’un temps suspendu, rythmé par les consignes médicales. Chaque progrès compte. Chaque mouvement gagné devient une victoire personnelle.

Un accident violent et des séquelles durables

Le drame survient le 12 septembre 2025, tôt le matin, à hauteur de Saint-Arnoult-en-Yvelines, en direction de Paris. Isabelle Nanty rentre d’un tournage à Aurillac pour une série de TF1. Elle voyage comme passagère dans un VTC. Le chauffeur perd le contrôle du véhicule. La voiture se retourne sur la chaussée.

L’actrice se souvient de chaque instant. Elle ne perd pas connaissance. Elle entend les chocs, les éclats de verre, la tôle qui se froisse. Son esprit reste alerte. Une pensée traverse alors son esprit : « C’est à ce moment-là que je vais mourir ». Puis une autre suit. Elle respire encore. Elle tente de bouger ses pieds, ses mains. La douleur envahit son corps. L’air manque.

Le bilan médical s’avère lourd. Isabelle Nanty compte dix fractures aux côtes. Le sternum s’enfonce sous l’effet de la ceinture. Les examens révèlent aussi une fracture de la deuxième cervicale. Cette blessure expose à un risque de tétraplégie ou de décès. Les médecins imposent une immobilisation totale.

Les secours interviennent rapidement. Le Samu et les pompiers la transportent à l’hôpital militaire de Percy. Là-bas, elle reste hospitalisée durant quatre mois. Elle ne bouge pas. Elle obéit aux consignes. Elle attend. Depuis dix jours seulement, elle dort à nouveau chez elle. Elle porte encore une minerve. Elle commence à peine à tourner la tête.

Une reconstruction lente, entre patience et confiance

La convalescence ne se limite pas au corps. Isabelle Nanty entame aussi un suivi en neuropsychiatrie. Elle réapprend à se concentrer. Elle exerce sa mémoire. Elle affronte les séquelles psychologiques laissées par l’accident. Elle décrit un quotidien encadré, sans maîtrise totale de son rythme. Les soignants guident chaque étape.

Son âge et l’ostéoporose ralentissent la consolidation osseuse. Malgré cela, elle garde confiance. Les séances de kinésithérapie portent leurs fruits. Elle gagne en souplesse. Elle renforce ses muscles. Elle évoque même une forme physique meilleure qu’avant sur certains aspects. L’espoir revient, doucement.

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L’actrice revient aussi sur les heures précédant l’accident. La veille, un avion devait la ramener. Le commandant annonce finalement l’impossibilité de décoller. Elle tente alors un train de nuit, annulé à son tour. Beaucoup auraient renoncé. Elle continue. Avec le recul, elle y voit une leçon d’humilité. Elle rappelle que personne ne contrôle tout.

L’enquête révèle ensuite des éléments troublants. Le chauffeur du VTC n’a plus de points sur son permis depuis 2018. Il ignore l’invalidation de son titre. Il roule sans assurance et sans carte professionnelle valide. Malgré cela, Isabelle Nanty refuse de nourrir la colère. Elle ne souhaite pas porter plainte. Elle souligne la précarité de certains parcours professionnels. Elle estime qu’il n’a jamais voulu lui nuire.

Son témoignage met aussi en lumière l’humanité rencontrée après l’accident. Les soignants, les accompagnants, les aides anonymes ont marqué son chemin. Elle parle de gratitude. Elle refuse de trahir ces rencontres par une démarche judiciaire animée par la rancœur.

Aujourd’hui, Isabelle Nanty avance pas à pas. Elle n’idéalise rien. Elle accepte la lenteur. Elle mise sur la patience.

Son récit résonne comme un rappel brutal de la fragilité de la vie et de la force nécessaire pour se relever après un choc aussi violent.


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