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L’enquête sur le drame de Crans-Montana continue de livrer des détails bouleversants. Plus d’un mois après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation, qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés lors de la nuit du Nouvel An, le couple gérant le bar, Jacques et Jessica Moretti, se retrouve sous les projecteurs pour des révélations gênantes. Des liens financiers et professionnels avec le milieu de la pro*stitution suisse suscitent de nouvelles interrogations.
Selon les informations relayées par RTS et reprises par L’Indépendant, les Moretti auraient bénéficié du soutien d’un acteur du pro*xénétisme en Suisse romande. Un prêt de 50 000 francs suisses aurait permis de financer une partie des travaux et le lancement du bar. Par la suite, d’autres prêts auraient aidé le couple à réunir près de 300 000 francs. Pour le moment, les époux et leur avocat n’ont pas souhaité commenter ces révélations.
Des liens financiers étendus et controversés
Le Pôle enquête de RTS a mis au jour les relations entre les Moretti et un certain Gilles, ancien gestionnaire de plusieurs salons de massage en Suisse. Selon ses déclarations, il aurait prêté de l’argent au couple pour faciliter leur installation à Crans-Montana. Gilles affirme que le prêt a été remboursé, mais son lien avec Jacques Moretti remonte à 2008, année où ce dernier a été condamné pour pro*xénétisme aggravé.
Gilles raconte avoir accompagné Jacques Moretti pour plusieurs projets. Une première fois en 2008, puis en 2010 pour l’ouverture d’un bar à Lausanne, avant le lancement du Constellation en 2013.
Après l’incendie, il aurait de nouveau proposé son aide pour réunir les fonds nécessaires au paiement des cautions judiciaires pour la libération du couple. Jessica Moretti aurait répondu qu’elle avait déjà trouvé une solution. Ces déclarations posent des questions sur l’origine exacte des fonds utilisés dans cette affaire.
À lireUrgent : un violent incendie ravage un entrepôt, d’immenses flammes visibles à des kilomètresPlus troublant encore, le nom de Gilles n’aurait été mentionné à aucune reprise lors des auditions des époux. Ces omissions ajoutent de nouvelles zones d’ombre dans une enquête déjà très médiatisée. Les projecteurs restent braqués sur les Moretti et sur leur entourage, tandis que l’opinion publique attend des clarifications.
La caution de Jessica Moretti et les incohérences judiciaires
Le quotidien italien Il Messaggero rapporte que la caution de Jessica Moretti n’avait toujours pas été versée à ce jour. Initialement fixée à 400 000 francs suisses, cette somme devait permettre sa libération. Une partie de la caution du couple a été réglée par un proche anonyme, ce qui a permis à Jacques Moretti de sortir de détention.
Le Tribunal cantonal des mesures coercitives du Valais, dans une note datée du 12 janvier, avait imposé des mesures alternatives à la détention provisoire pour Jessica Moretti. Elle devait notamment remettre ses papiers d’identité, respecter un pointage quotidien au commissariat et se voir interdire de quitter le territoire, le tout en attendant le versement de sa caution.
Pour l’instant, aucune trace officielle ne confirme le paiement de cette caution. Ces incohérences nourrissent la défiance envers les autorités judiciaires, déjà critiquées depuis le début de l’affaire. Les avocats des victimes réclament plus de transparence et demandent à ce que les investigations clarifient le rôle exact du couple et de leurs soutiens financiers.
La combinaison de l’incendie tragique, des liens financiers avec le pro*xénétisme et des irrégularités dans la procédure judiciaire crée un contexte explosif. Les révélations autour des Moretti mettent en lumière la complexité du dossier et l’attention particulière que les médias et les autorités judiciaires doivent porter à cette enquête.
Alors que l’affaire continue de faire la une, la pression sur le couple et leur entourage augmente. Chaque nouvelle information risque de relancer le débat sur la sécurité, la responsabilité et la transparence des institutions dans le suivi des drames publics à fort retentissement.
À lireIncendie dramatique : une personne perd la vie, trois victimes luttent encore en soins intensifsLe dossier Crans-Montana reste une affaire sensible. Entre victimes, enquête judiciaire et révélations sur les relations financières des Moretti, la situation continue de captiver l’opinion publique et de susciter de nombreuses questions sur l’intégrité et la responsabilité de chacun.
