Allocations familiales : une baisse de revenus pour certaines familles dès mars 2026

  La majoration pour le deuxième enfant passe de 14 à 18 ans, avec une perte pouvant dépasser 3.600 euros sur quatre ans.

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Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 apporte un changement majeur pour des millions de familles. À partir du 1er mars 2026, la revalorisation des allocations familiales pour le deuxième enfant interviendra plus tard. Cette décision risque d’avoir un impact direct sur le budget des foyers concernés.

En France, 6,4 millions de ménages perçoivent des prestations familiales, selon l’Insee. En moyenne, ces aides représentent 1.670 euros par an. Pour beaucoup, elles soutiennent les dépenses du quotidien. Or, la réforme modifie un dispositif clé au moment où les besoins des enfants augmentent fortement.

Adoptée le 16 décembre 2025 dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la mesure décale l’âge de la majoration pour le deuxième enfant. Jusqu’à présent, les familles bénéficiaient d’une hausse dès 14 ans. Désormais, elles devront attendre les 18 ans de l’enfant.

Un report de la revalorisation qui réduit le budget des familles

Concrètement, la majoration mensuelle varie selon les revenus. Elle peut atteindre 18,88 euros, 37,77 euros ou 75,53 euros supplémentaires. Avec la réforme, cette augmentation disparaît pendant quatre années, entre 14 et 18 ans.

Ce report représente une perte réelle pour les foyers. Pour une famille avec deux enfants qui touche la majoration maximale, le manque à gagner peut atteindre 3.625,44 euros sur quatre ans. Pour un ménage avec trois adolescents, la perte peut dépasser 10.876 euros.

Le gouvernement justifie cette décision par une étude de la Drees publiée en 2023. Selon ce rapport, la différence de coût entre un enfant de moins de 14 ans et un adolescent ne serait pas aussi marquée qu’auparavant. L’administration recommande donc de fixer le seuil à 18 ans.

Malgré cette justification, de nombreuses organisations contestent la mesure. L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) évoque un prélèvement sur la branche Famille. Plusieurs associations parlent d’un risque d’appauvrissement, surtout dans un contexte de hausse du coût de la vie.

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À leurs yeux, le calendrier choisi pose problème. À partir de 14 ans, les dépenses augmentent nettement. L’alimentation pèse davantage, car un adolescent consomme presque comme un adulte. Les frais de vêtements progressent aussi. S’ajoutent les transports, les activités scolaires et le matériel numérique, devenu indispensable dans de nombreuses filières.

Qui est concerné par la réforme des allocations familiales ?

Tous les foyers ne subiront pas ce changement. La réforme s’applique uniquement aux familles dont le deuxième enfant atteint 14 ans à partir du 1er mars 2026.

En revanche, les ménages qui bénéficient déjà de la majoration ne perdent pas cet avantage. Ils continueront à la percevoir selon les règles actuelles. Dans ce cas, la hausse reste versée jusqu’aux 20 ans de l’enfant.

La différence devient donc significative entre anciens et nouveaux bénéficiaires. Avant la réforme, les familles profitaient de la majoration pendant six ans, entre 14 et 20 ans. Après le changement, la durée tombe à deux ans seulement, entre 18 et 20 ans.

Cette évolution permet à l’État de réaliser des économies estimées à 200 millions d’euros par an. Selon l’exécutif, ces économies contribuent au financement de nouvelles mesures familiales, notamment le congé de naissance.

Pour les foyers concernés, l’impact reste concret. La période entre 14 et 18 ans correspond souvent à l’entrée au lycée ou en formation professionnelle. Les dépenses liées aux études, aux équipements informatiques ou aux transports deviennent plus fréquentes. Sans la majoration, certains budgets risquent de se tendre.

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Face à cette situation, de nombreuses familles devront anticiper. Adapter les dépenses, revoir certaines priorités ou rechercher des aides complémentaires peut devenir nécessaire. Les collectivités locales et certaines caisses proposent parfois des dispositifs supplémentaires, selon les situations.

Cette réforme marque un tournant dans la politique familiale. Elle modifie l’équilibre financier pour des millions de ménages. Elle intervient aussi dans un contexte d’inflation et de pression sur le pouvoir d’achat.

Dès le 1er mars 2026, les nouvelles règles entreront en vigueur. Les familles dont le deuxième enfant approche de 14 ans ont donc intérêt à vérifier leur situation. Car derrière ce simple changement d’âge, l’impact budgétaire peut s’étendre sur plusieurs années.


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