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Au Royaume-Uni, un simple geste d’affection a viré au drame. À Birmingham, Manjit Sangha, 56 ans, a frôlé la mort après avoir été léchée par son chien. Quelques heures plus tard, une septicémie foudroyante l’a plongée dans le coma. Les médecins ont dû amputer ses bras et ses jambes pour lui sauver la vie.
L’histoire choque. Elle interroge. Elle rappelle surtout que la septicémie peut frapper vite, très vite.
Employée de pharmacie, Manjit Sangha rentre du travail en juillet 2025. Elle se sent fatiguée. Puis son état se dégrade brutalement. Le lendemain matin, elle perd connaissance. Ses mains deviennent glacées. Ses pieds aussi. Ses lèvres virent au violet. Elle respire difficilement.
Son mari se souvient d’un basculement brutal. Le samedi, elle joue avec leur chien. Le dimanche, elle travaille. Le lundi soir, elle se trouve dans le coma. En moins de 24 heures, tout change.
Les médecins identifient l’origine probable de l’infection : une bactérie transmise par un simple coup de langue sur une petite coupure ou une égratignure. Le chien ne présentait aucun signe inquiétant. Pourtant, la bactérie a pénétré dans l’organisme et déclenché une septicémie sévère.
Septicémie : une urgence médicale qui frappe sans prévenir
La septicémie, aussi appelée sepsis, survient lorsque le corps réagit de manière excessive à une infection. Le système immunitaire s’emballe. Les organes souffrent. Le cœur peut lâcher.
À l’hôpital de Wolverhampton, Manjit Sangha subit six arrêts cardiaques en soins intensifs. Les équipes médicales la réaniment à chaque fois. Elles luttent sans relâche. Malgré leurs efforts, son état continue de se détériorer.
À lireAccident vasculaire cérébral : Une femme de 53 ans révèle la sensation surprenante qu’elle éprouve après avoir subi un AVCLes tissus de ses membres ne reçoivent plus assez de sang. La nécrose progresse. Les chirurgiens prennent une décision radicale : ils amputent ses deux jambes puis ses deux bras. Ce choix lui sauve la vie.
Elle ne garde aucun souvenir du premier mois d’hospitalisation. Plus tard, elle apprend l’ampleur des dégâts. En plus des amputations, elle subit une ablation de la rate. Une pneumonie complique son rétablissement. Des calculs biliaires apparaissent et pourraient nécessiter une nouvelle opération.
Aujourd’hui, elle se déplace en fauteuil roulant. Elle entame une longue convalescence. Chaque geste demande un effort immense. Pourtant, elle refuse d’abandonner.
Son mari, avec qui elle partage trente-sept ans de mariage, met sa carrière entre parenthèses pour rester à ses côtés. Il l’accompagne chaque jour. Il salue sa force mentale. Il évoque la peur constante de la perdre. Puis il parle de sa détermination à survivre.
Un témoignage fort pour alerter sur les dangers du sepsis
Manjit Sangha souhaite désormais sensibiliser le public aux dangers de la septicémie. Elle insiste : cela peut arriver à n’importe qui. Une petite plaie suffit. Un contact banal peut déclencher une réaction dramatique.
Elle décrit la perte de ses membres comme un choc indescriptible. En très peu de temps, elle a vu son corps changer radicalement. Elle veut que chacun prenne au sérieux les signes d’infection : fièvre, frissons, confusion, difficultés respiratoires, extrémités froides ou marbrées.
Plus l’intervention médicale intervient tôt, plus les chances de survie augmentent. Chaque minute compte.
Malgré son handicap, elle projette déjà de reprendre son travail en pharmacie. Elle vise l’autonomie. Elle envisage l’achat de prothèses de haute technologie, notamment des mains robotisées. Leur coût atteint plusieurs dizaines de milliers d’euros.
À lireMaladie de Charcot : ces signes discrets qui doivent alerter immédiatementAvec son mari, elle lance une cagnotte en ligne. Le couple récolte déjà près de 22 000 livres, soit plus de 25 000 euros. Cet élan de solidarité lui redonne espoir. Il prouve que son histoire touche bien au-delà de son entourage.
Son combat dépasse sa situation personnelle. Elle veut transformer son drame en message de prévention. Elle rappelle que l’amour pour un animal ne doit pas faire oublier les règles d’hygiène de base, surtout en présence de plaies ouvertes.
Cette affaire survenue au Royaume-Uni met en lumière une réalité médicale méconnue. La septicémie reste une urgence absolue. Elle progresse rapidement. Elle frappe sans distinction d’âge ou de condition sociale.
Manjit Sangha avance désormais avec un nouveau quotidien. Elle réapprend chaque geste. Elle affronte les regards. Elle bâtit de nouveaux projets. Son histoire témoigne d’une résilience hors norme et d’une volonté farouche de vivre, malgré les épreuves les plus extrêmes.
