Gisèle Pelicot renaît après l’horreur : “Je n’ai jamais renoncé à l’amour”

  Après le procès des viols de Mazan, elle raconte sa reconstruction dans Et la joie de vivre et prouve qu’il est possible de transformer la douleur en force.

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Le procès des viols de Mazan a marqué les esprits en France et au-delà. Gisèle Pelicot a choisi la lumière face à ses agresseurs. Elle a refusé le huis clos et a confronté la douleur. Aujourd’hui, elle avance et parle d’amour.

Son ex-mari, Dominique Pelicot, a été condamné pour l’avoir droguée et livrée à des dizaines d’hommes. Cinquante-et-un accusés ont comparu. La justice a tranché et un seul a fait appel. En octobre 2025, la cour a confirmé sa condamnation.

Un an plus tard, le 17 février 2026, Gisèle Pelicot publie Et la joie de vivre aux éditions Flammarion. Elle y raconte sa reconstruction. Elle partage ses failles et assume sa force. Elle affirme sa volonté d’avancer, malgré la violence du passé.

Invitée dans 20h30 Le Dimanche, face à Laurent Delahousse, elle se livre sans détour. “On ne peut pas oublier. J’essaie de cicatriser”, confie-t-elle. À 73 ans, elle cherche la paix intérieure. Elle ne pardonne pas. Elle refuse la haine et la colère. Elle choisit la dignité.

Une reconstruction après le procès des viols de Mazan

Le procès a eu un retentissement international. Les médias étrangers ont suivi chaque audience. Le public a découvert une femme déterminée, qui a imposé la transparence et le débat.

D’abord, Gisèle Pelicot a brisé le silence. Elle a porté une parole forte sur les violences sexuelles. Elle évoque l’éducation et appelle à une prise de conscience collective. Selon elle, la société doit regarder la réalité en face.

Pourtant, elle nuance. Elle refuse les amalgames. Elle ne place pas tous les hommes dans la même catégorie que ses agresseurs. “On est fait pour vivre ensemble”, affirme-t-elle. Elle distingue les criminels des autres et défend une vision équilibrée.

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Cette posture interpelle. Elle montre une force rare. Malgré l’horreur, elle ne généralise pas. Elle protège l’idée du lien et la possibilité d’aimer.

Son livre s’inscrit dans cette dynamique. Elle y décrit sa renaissance et son cheminement. Elle parle de cicatrices, mais aussi d’élan et de résilience. Elle raconte simplement, sans grands discours.

Progressivement, elle reconstruit sa vie. Elle change d’environnement. Elle redémarre à zéro. Chaque étape compte. Chaque jour devient une victoire.

“Je n’ai jamais renoncé” : l’amour après l’indicible

Une question revient souvent : après un tel traumatisme, peut-on encore aimer ? Gisèle Pelicot répond clairement : “Je n’ai jamais renoncé”.

Aujourd’hui, elle partage sa vie avec un nouvel homme. Elle parle de lui avec tendresse et décrit une relation sincère. “J’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de merveilleux”, confie-t-elle. Lui aussi a traversé des épreuves. Ils se comprennent et se soutiennent mutuellement.

“On est comme deux adolescents”, dit-elle en souriant. Cette phrase touche. Elle évoque la fraîcheur des débuts et rappelle que l’amour ne connaît pas d’âge. Elle montre qu’une femme peut aimer à 73 ans avec la même intensité qu’à 20 ans.

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Elle vit à 100 à l’heure. Elle profite de sa santé et savoure chaque instant. Elle parle de renaissance et se décrit comme “heureuse, sereine et apaisée”. Ces mots résonnent après l’onde de choc du procès.

Son témoignage dépasse le fait divers. Il incarne une leçon de vie. Il montre que la justice peut reconnaître les victimes. Il prouve qu’une femme peut transformer la douleur en force et continuer à croire en l’amour.

Gisèle Pelicot ne se définit plus seulement par le procès des viols de Mazan. Elle se définit par son courage, sa parole et sa capacité à avancer. Et surtout, elle affirme une vérité puissante : la joie de vivre peut renaître, même après l’indicible.


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