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Après onze jours de frappes américano-israéliennes, Donald Trump tient un discours nuancé sur le conflit en Iran. Le président américain évoque une victoire partielle et laisse entendre que Moscou pourrait jouer un rôle de médiateur. Ces déclarations provoquent des réactions immédiates sur les marchés financiers et sur le cours du pétrole.
Depuis le Pentagone, le ministre de la Défense Pete Hegseth annonce une intensification des frappes. Mardi 10 mars sera « le jour le plus intense » depuis le début des opérations, le 28 février. Les derniers bilans font état de 1 300 morts en Iran et près de 500 au Liban. Sur la durée du conflit, le président reste flou et souligne que la décision finale lui revient.
Une guerre « pratiquement terminée » selon Trump
Lors de sa première conférence de presse depuis le début des opérations militaires, Donald Trump qualifie le conflit de « pratiquement terminé ». Il avance que les forces américaines et israéliennes ont pris beaucoup d’avance sur le calendrier initial. Le message reste ambigu : le président ne prévoit pas la fin cette semaine, mais suggère un horizon proche pour un cessez-le-feu.
Ces propos influencent immédiatement les marchés. Le pétrole chute de 8 %, avec le Brent à 90,83 dollars le baril et le WTI à 86,83 dollars. La Bourse de Paris rebondit, le CAC 40 gagnant 1,94 % à l’ouverture à 8 069 points. Les places européennes progressent également : le DAX 40 à Francfort prend 2,3 % et le FTSE 100 à Londres 1,4 %.
Deutsche Bank note que ces déclarations apaisent les craintes d’un conflit prolongé qui pourrait provoquer un choc énergétique durable. Les investisseurs perçoivent une tolérance limitée du président américain à un déséquilibre économique majeur. Tant que la guerre persiste, le marché pétrolier reste sous tension, impactant directement la croissance mondiale.
À lirePolémique au Bureau Ovale : une remarque de Trump à une fillette fait réagirLes valeurs du CAC 40 reflètent cette dynamique. TotalEnergies recule de 2,4 %, accusant la plus forte baisse, tandis que les valeurs cycliques et bancaires progressent : ArcelorMittal +5,2 %, Société Générale +4 % et BNP Paribas +3,6 %.
Moscou, nouvel acteur possible dans la médiation
Trump évoque la possibilité de travailler avec la Russie pour encadrer la fin du conflit. Jusqu’à présent, Moscou restait en retrait, mais le président américain ne l’exclut plus comme médiateur. Cette inflexion traduit une volonté de réduire l’impact économique et énergétique du conflit, tout en maintenant une pression militaire sur l’Iran.
Le marché réagit également à cette perspective. L’idée d’une médiation russe rassure les investisseurs sur une sortie possible du conflit. Les analystes soulignent que cette approche pourrait stabiliser les prix du pétrole et relancer la confiance sur les marchés financiers.
Le président américain reste prudent. Il rappelle que « nous n’avons pas suffisamment gagné » et que la guerre n’est pas terminée. L’issue reste incertaine, mais la mention de Moscou comme partenaire potentiel ouvre un nouveau scénario diplomatique.
Les prochains jours seront déterminants. Les frappes prévues et les négociations éventuelles pourraient accélérer la fin des hostilités ou prolonger le conflit. Les investisseurs et les citoyens surveillent de près les annonces de Trump et de ses homologues internationaux.
Dans ce contexte, le rôle de la Russie pourrait devenir central. Si une médiation réussit, elle permettrait un cessez-le-feu rapide et un apaisement des marchés. Si elle échoue, l’instabilité persistera et la volatilité des prix du pétrole restera élevée.
À lireTensions dans le Golfe : ultimatum de Trump après la proposition de paix de l’IranLe discours de Trump marque donc un tournant : la guerre n’est pas finie, mais la diplomatie pourrait reprendre sa place, avec Moscou comme acteur clé. Les prochains jours détermineront si cette option sera mise en œuvre et si le conflit trouvera enfin une issue.
