La tension politique s’est intensifiée à Aléria (Haute-Corse) dimanche soir. Martin Giuly, élu et quatrième adjoint au maire, a vu sa voiture criblée de balles peu avant minuit. Les tirs ont eu lieu juste après le premier tour des élections municipales. Le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre, a confirmé l’ouverture immédiate d’une enquête.
Martin Giuly figurait en troisième position sur la liste de Dominique Luciani, qui affrontait le maire sortant Jean-Claude Franceschi. Ce dernier a été réélu dès le premier tour avec 55,5% des suffrages, contre 44,5% pour Luciani. L’attaque sur le véhicule de Martin Giuly ne fait heureusement aucune victime. Aucun blessé n’a été signalé.
Selon le procureur, plusieurs tirs d’armes à feu ont touché le véhicule stationné devant le domicile de l’élu. L’affaire constitue un acte de violence volontaire avec arme, associé à des dégradations par moyen dangereux.
La brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia a été chargée de l’enquête. Les forces de l’ordre mènent actuellement des investigations pour identifier les auteurs et déterminer les motivations exactes de l’attaque.
Une réaction locale et nationale face à l’attaque
L’attaque a provoqué un vif émoi au sein de la communauté locale. Les habitants d’Aléria et les élus dénoncent un geste qui dépasse le cadre du débat politique. Pour Jean-Claude Franceschi, maire réélu, cet acte constitue une violation grave des règles démocratiques. Les autorités appellent au calme et à la vigilance, tout en promettant de sécuriser les personnalités locales et leurs domiciles.
Martin Giuly, tout en restant discret, a exprimé sa surprise face à la violence des tirs. L’élu affirme qu’il continuera à s’investir pour la vie municipale malgré cet incident. Les listes locales se disent déterminées à défendre la démocratie et à ne pas céder à l’intimidation.
Les experts estiment que ce type d’attaque, rare en Haute-Corse, pourrait avoir des répercussions sur la sécurité des prochains scrutins. La coordination entre gendarmerie et municipalité devient cruciale pour éviter de nouveaux incidents. Les autorités nationales suivent également de près l’évolution de l’affaire, tandis que les médias locaux relaient les témoignages et les communiqués officiels.
À lireMunicipales 2026 : trois décès frappent les bureaux de voteLe cas de Martin Giuly rappelle que la violence peut frapper même des communes relativement calmes. La protection des élus et de leurs familles s’impose comme une priorité. Les enquêtes en cours devront déterminer si l’attaque est liée aux résultats des élections ou si elle relève d’un conflit personnel.
La communauté d’Aléria reste unie face à cette épreuve. Plusieurs élus et citoyens ont exprimé leur soutien à Martin Giuly, mettant en avant la nécessité de préserver le dialogue politique et le respect des institutions. Les réseaux sociaux amplifient également les messages de solidarité, soulignant la gravité de l’acte et l’importance de ne pas céder à la peur.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives. Les autorités doivent garantir la sécurité et restaurer la confiance dans le processus démocratique. L’affaire illustre la vulnérabilité des élus locaux et la responsabilité des institutions pour prévenir la violence politique.
