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La nuit du lundi au mardi a viré au drame à Angers. Deux militaires âgés de 24 et 30 ans sont morts lors d’un exercice de plongée dans la rivière Maine. Le parquet d’Angers a confirmé les faits ce mardi 5 mai.
L’accident s’est produit pendant une session d’entraînement organisée dans des conditions complexes. Très vite, l’opération a pris une tournure dramatique.
Les deux plongeurs participaient à un stage encadré dans le cadre de leur formation. L’un servait au 6e régiment du génie d’Angers. L’autre appartenait au 1er régiment étranger du génie de Laudun, dans le Gard.
Le groupe avait commencé l’exercice vers 23 heures. L’objectif consistait à travailler des techniques de plongée en eau douce. L’environnement exigeait une grande précision et une parfaite coordination.
Vers 2 heures du matin, les équipes perdent le contact avec les deux militaires. L’inquiétude monte immédiatement. Les recherches s’organisent dans la foulée.
Les secours mobilisent pompiers et plongeurs spécialisés. Malgré les efforts, les conditions dans la rivière compliquent chaque minute d’intervention.
Une disparition en pleine mission qui tourne au drame
Les premières informations indiquent une possible difficulté technique sous l’eau. Les enquêteurs évoquent l’hypothèse d’un blocage dans une cavité située au niveau d’une pile de pont.
À lireSaint-Étienne : un jeune de 24 ans tué lors d’une tentative de vol de voitureCe type de zone présente des risques élevés lors des exercices de plongée. Les courants, les obstacles et la visibilité réduite augmentent la dangerosité.
Les équipes de secours finissent par localiser les deux militaires. Ils se trouvent en arrêt cardio-respiratoire lorsqu’ils sont extraits de l’eau. Les pompiers interviennent immédiatement.
Ils tentent de les réanimer sur place. Ensuite, ils transportent les deux hommes vers l’hôpital. Malgré les efforts médicaux, les décès sont constatés vers 4h30.
L’émotion gagne rapidement les unités concernées. Les collègues des deux militaires expriment leur choc face à cette disparition brutale.
Le stage avait débuté quelques jours plus tôt à Saint-Mandrier, dans le Var, pour la partie mer. Il s’était poursuivi à Angers pour les exercices en eau douce, selon une source de l’armée de terre.
Une enquête ouverte pour comprendre les circonstances précises
Face à la gravité des faits, le parquet d’Angers ouvre immédiatement une enquête. Dans la matinée, il se dessaisit au profit du parquet de Rennes, compétent en matière militaire. La brigade de recherches de la gendarmerie d’Angers reçoit la mission de mener les investigations.
Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre la chronologie exacte des événements. Ils analysent les conditions de plongée.
Ils examinent aussi le matériel utilisé et les procédures suivies pendant l’exercice. Chaque détail compte pour reconstituer ce qui s’est passé sous l’eau durant ces minutes critiques.
Pour l’instant, les autorités restent prudentes. Elles ne communiquent pas de conclusions définitives. Les investigations doivent déterminer si un élément technique, environnemental ou humain a joué un rôle dans ce drame.
Ce type d’entraînement fait partie des formations les plus exigeantes de l’armée. Les militaires s’y préparent à des situations extrêmes.
À lireLe maire de Fresles décède brutalement en pleine rueIls travaillent dans des environnements difficiles. Cependant, chaque exercice suit des protocoles stricts pour limiter les risques.
Ce drame rappelle la difficulté de certaines missions de formation. Il met aussi en lumière les dangers liés aux opérations en milieu naturel.
À Angers, comme dans les unités concernées, la priorité reste désormais d’éclaircir les circonstances précises de cette tragédie.
