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L’enquête autour de l’épidémie d’hantavirus survenue à bord du navire MV Hondius connaît un tournant majeur. Après plusieurs semaines d’inquiétude et trois décès confirmés, les autorités sanitaires argentines pensent désormais avoir identifié l’origine probable de l’infection.
Cette affaire suscite une forte émotion depuis que plus de 150 passagers sont restés bloqués au large du Cap-Vert pendant plusieurs jours.
Selon les premiers éléments de l’enquête, tout aurait commencé lors d’une excursion touristique organisée en Argentine.
Des passagers auraient visité une décharge située près d’Ushuaia, une région connue pour sa faune sauvage mais aussi pour la présence importante de rongeurs.
Les experts soupçonnent aujourd’hui qu’un couple néerlandais ait contracté le virus sur place avant d’embarquer à bord du bateau de croisière. Sans le savoir, ils auraient ensuite introduit la maladie parmi les passagers du navire.
Cette hypothèse relance les inquiétudes autour de cette maladie rare mais extrêmement dangereuse.
Une visite touristique au cœur des soupçons
Les autorités argentines concentrent désormais leurs recherches sur une excursion d’observation des oiseaux organisée près d’Ushuaia. Cette zone très isolée attire régulièrement des passionnés d’ornithologie venus du monde entier.
Pourtant, certains habitants évitent depuis longtemps cette décharge envahie par les rongeurs. Les rats et souris présents sur le site représentent justement les principaux vecteurs de l’hantavirus.
Selon plusieurs responsables interrogés par l’Associated Press, un couple néerlandais aurait visité cet endroit avant d’embarquer sur le MV Hondius.
À lireHantavirus en croisière : inquiétude sanitaire après plusieurs cas confirmés à bordLes enquêteurs pensent qu’ils ont probablement inhalé des particules contaminées provenant des excréments de rongeurs.
L’hantavirus se transmet généralement par contact avec l’urine, la salive ou les déjections de ces animaux. Dans certains cas rares, certaines souches peuvent également circuler entre humains lors de contacts étroits.
Les analyses réalisées cette semaine ont confirmé la présence de la souche “Andes”. Cette variante inquiète particulièrement les spécialistes car elle possède justement cette capacité de transmission interhumaine.
Très rapidement, plusieurs passagers ont commencé à ressentir des symptômes inquiétants pendant la traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert.
Fièvre, fatigue intense, difficultés respiratoires et douleurs musculaires sont apparues chez plusieurs personnes à bord.
Trois passagers ont finalement perdu la vie. Face à la situation, les autorités sanitaires ont immédiatement renforcé les mesures de quarantaine autour du navire.
Pendant plusieurs jours, le bateau est resté immobilisé au large des côtes du Cap-Vert. Les équipes médicales ont tenté d’identifier les personnes potentiellement contaminées afin d’éviter une propagation plus large.
L’OMS tente de rassurer face aux inquiétudes
Cette épidémie relance naturellement les souvenirs de la pandémie de Covid-19. Sur les réseaux sociaux, certains internautes craignent déjà l’apparition d’une nouvelle crise sanitaire mondiale.
Face à ces inquiétudes, l’Organisation mondiale de la santé tente de calmer les tensions. Maria Van Kerkhove, épidémiologiste de l’OMS, a récemment rappelé que l’hantavirus reste une maladie rare.
Elle précise néanmoins que le danger existe bel et bien. Le syndrome pulmonaire provoqué par l’hantavirus possède un taux de mortalité particulièrement élevé. Selon l’OMS, entre 20 % et 40 % des patients gravement atteints peuvent mourir de l’infection.
À lireHantavirus et future pandémie : les avertissements du virologue Adolfo García SastreCette réalité explique la forte mobilisation des autorités sanitaires autour du MV Hondius. Les spécialistes veulent absolument empêcher une nouvelle contamination massive.
L’OMS insiste également sur la nécessité de transmettre des informations fiables au public. Beaucoup de personnes ignorent encore le fonctionnement exact de cette maladie.
Contrairement à certaines idées reçues, la majorité des cas d’hantavirus restent liés à une exposition directe aux rongeurs infectés. Le risque pour la population générale demeure donc relativement faible.
Depuis cette affaire, plusieurs experts rappellent aussi les dangers potentiels de certaines zones très infestées par les rats ou les souris. Les décharges, cabanes abandonnées et espaces mal ventilés figurent parmi les lieux les plus à risque.
Aujourd’hui, le MV Hondius a finalement obtenu l’autorisation d’accoster aux îles Canaries. Malgré cela, l’enquête continue afin de comprendre précisément comment le virus s’est propagé aussi rapidement à bord du navire.
Cette affaire dramatique montre à quel point certaines maladies rares peuvent encore provoquer des situations sanitaires extrêmement sensibles, même en 2026.
