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Une ascension réussie. Puis une tragédie brutale. Shelley Johannesen, Américaine de 53 ans originaire de l’Oregon et mère de trois enfants, perd la vie le 10 mai après avoir gravi le Makalu.
Ce sommet de l’Himalaya culmine à 8 485 mètres. Il se classe parmi les cinq plus hauts du monde. L’exploit sportif impressionne. Le drame, lui, glace les équipes d’expédition.
La veille, la grimpeuse atteint le sommet à 10h30. Elle avance aux côtés du chef d’expédition David Ashley et des sherpas Tawa Sherpa et Phurba Sonam Sherpa.
Ensemble, ils franchissent les dernières pentes extrêmes. L’altitude rend chaque mouvement difficile. Le manque d’oxygène impose un effort constant. Pourtant, le groupe parvient au sommet.
Le retour commence dans des conditions déjà éprouvantes. Les alpinistes entament la descente à 7 200 mètres d’altitude. Puis, la montagne change brutalement de visage.
Une avalanche frappe le groupe le 10 mai. La masse de neige emporte tout sur son passage. Les grimpeurs perdent immédiatement l’équilibre. Le choc survient sans avertissement.
Une descente qui tourne au drame en altitude
L’avalanche touche plusieurs membres de l’expédition. Tawa Sherpa subit des blessures. David Ashley ressent un malaise important pendant la descente. Les secours interviennent rapidement.
À lireUn incendie meurtrier emporte quatre membres d’une même famille à KonitsaLes équipes héliportent les deux hommes vers Katmandou. Les hôpitaux de la capitale les prennent en charge. Leur état reste stable selon les autorités locales.
Sur place, les opérations de secours s’organisent dans des conditions extrêmes. Six sherpas mobilisent leurs forces pour retrouver Shelley Johannesen. Ils localisent son corps à 7 200 mètres d’altitude.
Ensuite, ils organisent son transfert vers le Camp II. De là, un hélicoptère l’achemine vers Katmandou. L’évacuation se déroule le lundi après-midi.
Selon Navin Trital, directeur général de ExpeditionHimalaya.com, les équipes travaillent vite malgré les dangers. Le relief instable complique chaque déplacement.
Le froid et le manque d’oxygène ralentissent les opérations. Pourtant, les secouristes poursuivent leurs efforts jusqu’au bout.
Shelley Johannesen ne réalisait pas sa première tentative sur un sommet majeur. Au printemps précédent, elle avait tenté l’ascension de l’Everest. Elle avait alors renoncé au-dessus du col sud.
Cette expérience n’avait pas freiné sa détermination. Elle avait ensuite choisi le Makalu, un sommet réputé pour sa difficulté.
Un sommet dangereux marqué par d’autres drames récents
Le Makalu enregistre déjà un autre décès cette année. Le 5 mai, l’alpiniste tchèque David Roubinek perd la vie sur le même massif.
Il souffre d’un œdème pulmonaire de haute altitude pendant sa descente. Il se trouve alors sur Makalu II, un sommet de 7 678 mètres. Les secours n’interviennent pas à temps.
Les autorités rappellent la difficulté extrême de cette montagne. Le Makalu impose des conditions climatiques instables. Les avalanches restent fréquentes, surtout au printemps.
À lireUne enseignante au cœur d’une enquête après le signalement de la famille d’un élèveLes changements rapides de météo compliquent les ascensions. Les expéditions doivent composer avec ces risques permanents.
Dans ce contexte, les alpinistes expérimentés prennent des décisions rapides. Ils évaluent chaque étape avec prudence. Malgré cela, la montagne garde une part d’imprévisibilité. Les accidents surviennent souvent lors de la descente, moment où la fatigue atteint son maximum.
La disparition de Shelley Johannesen marque les esprits dans la communauté de l’alpinisme. Son parcours témoigne d’une détermination forte. Son ascension du Makalu reste un exploit majeur. Pourtant, la montagne rappelle sa dure réalité.
Les équipes locales poursuivent leur travail de sécurisation des zones d’expédition. Les guides insistent sur la vigilance constante. Chaque ascension demande une préparation rigoureuse et une capacité d’adaptation permanente.
Le Makalu continue d’attirer les alpinistes du monde entier. Mais il impose aussi un respect absolu. Derrière chaque sommet atteint, la montagne peut rappeler sa puissance en un instant.
