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Le navire MV Hondius est devenu un foyer de hantavirus. Les autorités ont évacué tous les passagers et une partie de l’équipage. Les premières analyses ont confirmé neuf cas, dont trois victimes : un couple néerlandais et une touriste allemande. Deux autres personnes sont considérées comme “suspectes”.
Les passagers ayant partagé un moyen de transport avec un cas confirmé et présentant des symptômes aigus entrent dans cette catégorie. La situation est sous contrôle pour le moment. Aucun décès n’a été enregistré depuis le 2 mai.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, insiste sur le risque global faible. Il rappelle toutefois que certaines zones d’ombre subsistent, notamment la possible mutation du virus. Les autorités restent vigilantes, surtout après les premiers symptômes graves observés chez certains passagers.
Le dernier cas identifié concerne un citoyen espagnol, testé positif après l’évacuation. Ses symptômes incluent une légère fièvre et des troubles respiratoires, mais son état reste stable. En revanche, une passagère française souffre de la forme cardiopulmonaire la plus sévère. Elle est hospitalisée en soins intensifs et respire à l’aide d’un poumon artificiel. Ses premiers symptômes étaient apparus pendant le vol entre Tenerife et Paris, mais initialement confondus avec de l’anxiété.
Mesures sanitaires et suivi international
La France a renforcé son protocole de sécurité. Vingt-deux personnes ont été placées en quarantaine et isolées dans différents hôpitaux. Huit d’entre elles voyageaient sur le vol du 25 avril entre l’île Sainte-Hélène et Johannesburg. Quatorze autres étaient à bord d’un vol entre l’Afrique du Sud et Amsterdam, où l’état de la passagère française avait nécessité son débarquement immédiat.
À lireHantavirus en croisière : inquiétude sanitaire après plusieurs cas confirmés à bordDans le même temps, d’autres cas ont été signalés parmi les passagers de différents pays : un médecin néerlandais évacué le 6 mai, trois Britanniques, un Suisse, et deux Américains. Le second citoyen américain a finalement été testé négatif. Tous les autres passagers ont regagné leur pays d’origine et doivent observer une quarantaine de 42 jours, conformément aux recommandations de l’OMS.
L’équipage resté à bord du MV Hondius accompagne le navire jusqu’à Rotterdam avec les corps des victimes et le matériel médical nécessaire. Le trajet dure six jours supplémentaires, marqués par l’angoisse et la tristesse.
Le président Emmanuel Macron a souligné que la situation reste sous contrôle. Les meilleurs experts ont été consultés, et un protocole strict est appliqué pour éviter toute propagation. L’OMS insiste sur la surveillance constante et la vigilance des autorités nationales et internationales.
Cas graves et contexte international
Les formes graves du hantavirus se concentrent sur quelques passagers, notamment la touriste française. Ses symptômes respiratoires et cardiopulmonaires ont nécessité une prise en charge immédiate. La communauté scientifique suit également l’évolution du virus pour détecter toute mutation éventuelle.
Les passagers et l’équipage ayant été exposés doivent rester isolés et surveillés, même après leur retour dans leurs pays respectifs. Les procédures sanitaires incluent la quarantaine, les tests réguliers et le suivi médical.
Le risque pour la santé publique demeure faible selon l’OMS, mais les autorités recommandent prudence et vigilance. La situation montre l’importance de la coopération internationale et de la réactivité face aux maladies émergentes.
À lireHantavirus et future pandémie : les avertissements du virologue Adolfo García SastreLes informations les plus critiques incluent les neuf cas confirmés, dont trois décès, et deux cas suspects. La quarantaine internationale de 42 jours pour les passagers rapatriés constitue une mesure clé. La passagère française reste dans un état très grave, soulignant la gravité possible de ce virus. L’OMS et les autorités locales maintiennent un suivi strict pour éviter une propagation plus large.
