La disparition de Lyhanna, une adolescente de 11 ans, continue de mobiliser les forces de l’ordre dans le Gers. Depuis le vendredi 29 mai 2026, la jeune fille reste introuvable après avoir quitté le collège de Fleurance aux alentours de 15 heures.
Face à cette situation inquiétante, la gendarmerie renforce ses moyens de recherche et active des dispositifs spécialisés. Parmi eux, un chien de race Saint-Hubert rejoint les équipes déjà engagées sur le terrain.
Les premières heures de l’enquête déclenchent une vaste opération. Les gendarmes inspectent les environs du collège avec méthode. Ils couvrent les bois, les champs et les zones humides proches de la ville.
Les équipes au sol avancent en parallèle des moyens aériens. Un hélicoptère survole la zone, tandis que des drones captent des images en continu.
Malgré ces efforts, la trace de Lyhanna reste difficile à retrouver. Le temps passe et les recherches s’intensifient. Les autorités décident alors de solliciter une unité spécialisée dans le pistage longue durée. Ce choix marque un tournant dans l’opération.
Le Saint-Hubert, un chien spécialisé dans le pistage longue durée
La gendarmerie fait appel à un Saint-Hubert, une race reconnue pour ses capacités olfactives exceptionnelles. Ce chien intervient souvent lorsque les premières recherches n’aboutissent pas. Le major Bruno Mourier précise que cette étape correspond à un second niveau d’intervention.
Contrairement à d’autres chiens de recherche, le Saint-Hubert conserve une efficacité sur des traces plus anciennes. Il dépasse parfois les performances des bergers allemands ou des Malinois dans certaines conditions.
À lireDisparition de Sarah, 14 ans : la famille lance un cri d’alarme en pleine enquêteCes derniers restent performants, mais leur capacité de pistage se limite souvent à une fenêtre plus courte après la disparition.
Pour orienter le chien, les maîtres-chiens utilisent un objet personnel appartenant à la personne recherchée. Dans le cas de Lyhanna, cela peut inclure un vêtement ou un objet du quotidien comme un pyjama ou un doudou. Cette odeur sert de point de départ au travail du chien.
Une fois la piste lancée, le Saint-Hubert suit les molécules odorantes laissées dans l’environnement. Il peut retracer un parcours sur plusieurs heures, voire davantage selon les conditions météo et le terrain.
Le major Bruno Mourier explique que ce chien remonte progressivement la trace, de la plus ancienne à la plus récente.
Cette méthode permet parfois de localiser une direction ou une zone précise. Dans certains cas, elle aboutit directement à la personne recherchée. Dans d’autres situations, elle aide les équipes à concentrer leurs efforts sur un secteur restreint.
Les Saint-Hubert interviennent régulièrement dans des affaires de disparition très médiatisées. Leur présence a déjà été sollicitée lors de recherches d’enfants disparus en France. Leur rôle s’inscrit donc dans une stratégie globale qui combine plusieurs techniques d’investigation.
À lireAnne Schedeen est morte : la star de la série “ALF” laisse les fans en deuilDans l’affaire Lyhanna, cette nouvelle étape montre la volonté des autorités de multiplier les moyens. Chaque minute compte dans ce type de recherche. Les équipes poursuivent donc leurs efforts sur plusieurs fronts, en espérant obtenir des indices concrets.
Les habitants du Gers suivent la situation avec inquiétude. La disparition de la jeune fille suscite une forte émotion dans la région. Les familles attendent des réponses rapides, tandis que les enquêteurs continuent d’examiner toutes les pistes possibles.
Les recherches se poursuivent sans relâche. La gendarmerie reste mobilisée et adapte ses dispositifs selon l’évolution de la situation. Le recours au Saint-Hubert marque une nouvelle phase dans cette opération délicate, où chaque détail peut faire la différence.
