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Près d’une semaine après la disparition de Lyhanna dans le Gers, l’enquête judiciaire se concentre sur Jérôme Barella, 41 ans, mis en examen et placé en détention provisoire. La procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, a détaillé plusieurs signalements et plaintes déjà connus avant cette affaire.
Le dossier met en lumière une succession d’alertes anciennes et récentes autour du suspect. Les enquêteurs croisent chaque élément pour retracer son parcours et comprendre les failles éventuelles du suivi judiciaire.
Dans ce contexte, les familles concernées et les autorités attendent des réponses rapides. Les déclarations du parquet ravivent aussi les interrogations sur la gestion des signalements impliquant des mineurs.
Signalements et premières alertes autour de Jérôme Barella
Les premiers faits remontent à 2017. Une mère signale une relation entre sa fille de 17 ans et Jérôme Barella, alors âgé de 32 ans. La procureure précise : « Au regard de l’âge (de la jeune fille), il n’y a eu aucune infraction susceptible d’être enregistrée ».
Les autorités classent donc le dossier sans suite en février 2018, la jeune femme étant considérée comme consentante au regard de la loi.
Puis, en 2020, un nouvel épisode attire l’attention. Le lycée Maréchal-Lannes dans le Gers signale un comportement problématique. Un responsable indique que Jérôme Barella, employé comme agent d’entretien, a fait l’objet d’un licenciement lié à une relation jugée inappropriée avec une lycéenne.
Le signalement précise : « Ce licenciement a été initié en raison d’une relation inappropriée avec une lycéenne ». Les autorités vérifient encore si un signalement formel a bien été transmis à la justice à cette époque.
À lireDisparition d’un enfant de un an et demi : un test ADN relance l’espoir 34 ans aprèsCes éléments dessinent un premier ensemble d’alertes dispersées. Chaque signalement reste isolé dans le temps, sans lien judiciaire direct établi à ce stade.
Pourtant, ces informations reviennent aujourd’hui dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Lyhanna. Elles alimentent aussi les interrogations sur le suivi des comportements signalés impliquant des mineurs dans le département.
Pluies de plaintes et enquête administrative en cours
En 2022, une première plainte pour vi*ol apparaît dans le dossier. Elle concerne des faits présumés sur une enfant de 7 ans, survenus en 2020 au domicile du suspect.
La procureure explique que « les examens médico-légal, les examens gynécologiques et les témoignages recueillis n’ont pas permis d’étayer suffisamment ses déclarations ».
La justice classe alors la procédure en 2024 pour « insuffisamment caractérisé ». Depuis, la magistrate annonce une réévaluation de ce dossier, ce qui relance son analyse par les autorités compétentes.
En parallèle, une autre plainte arrive le 22 août 2025. Elle émane de la mère de Rosa, née en 2014. Elle dénonce des vi*ols présumés entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile de Jérôme Barella. La procureure confirme que, neuf mois après le dépôt, le suspect n’a toujours pas été entendu.
Elle ajoute : « Cette enquête était encore en cours au moment de la disparition de Lyhanna » et précise que son audition constituait le dernier acte d’enquête attendu. Cette situation soulève des questions sur le calendrier judiciaire et la coordination des investigations.
Enfin, une troisième plainte apparaît cette semaine. Selon les informations rapportées par BFMTV, un père, Nicolas L., signale des faits de vi*ol sur sa fille placée par l’Aide sociale à l’enfance. Il évoque des faits survenus lors d’une soirée regroupant plusieurs jeunes filles au domicile du suspect.
À lireDisparition de l’animateur emblématique de La Roue de la FortuneIl affirme aussi qu’un signalement a été effectué en mars 2026 par l’éducatrice de l’enfant, puis qu’il a lui-même contacté la police après avoir identifié Jérôme Barella comme suspect principal dans la disparition de Lyhanna.
Face à cette accumulation de dossiers, le gouvernement lance une enquête administrative. Les autorités veulent comprendre le traitement des signalements et des plaintes liés au suspect. Ce suivi vise à clarifier les éventuels dysfonctionnements dans la chaîne judiciaire et administrative.
