Disparition de Lyhanna dans le Gers : les zones d’ombre du parcours de Jérôme B. qui interrogent les enquêteurs

  Entre chronologie contestée, déplacements du suspect et parallèle avec l’affaire Maëlys, l’enquête avance alors que l’identification du corps retrouvé reste attendue.

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La disparition de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance dans le Gers, suscite une vive émotion depuis le 29 mai 2026. La collégienne n’a plus donné signe de vie après avoir été aperçue près du collège Hubert-Reeves. Très vite, l’inquiétude grandit dans la commune. Les recherches s’organisent alors sur un large périmètre.

Six jours plus tard, un corps apparaît dans une exploitation agricole à Puycasquier, à environ quinze kilomètres du lieu de disparition. Le parquet d’Agen confirme la découverte.

Cependant, l’identification formelle attend encore les résultats des analyses. Les vêtements retrouvés présentent des similitudes avec ceux portés par la jeune fille le jour de sa disparition.

Dans le même temps, les enquêteurs s’intéressent au parcours de Jérôme B., 41 ans, père d’une amie de Lyhanna. L’homme devient rapidement une figure centrale de l’enquête. Les éléments recueillis dessinent une chronologie qui soulève de nombreuses interrogations.

Une chronologie qui interroge les enquêteurs

Selon les informations communiquées par plusieurs sources, Jérôme B. fait monter Lyhanna dans son véhicule le jour de sa disparition. Dans un premier temps, il nie les faits.

Puis, confronté aux images de vidéosurveillance, il reconnaît avoir transporté la collégienne. Cependant, il affirme l’avoir ensuite déposée à la piscine municipale.

Les enquêteurs confrontent ses déclarations aux éléments techniques. Le parquet d’Agen souligne que « ses déclarations sont apparues contradictoires et imprécises ». Cette incohérence alimente rapidement les investigations.

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Par ailleurs, un autre détail retient l’attention des autorités. Après le transport de Lyhanna, Jérôme B. se rend quelques heures plus tard à la fête de l’école de sa fille.

Ce déplacement intervient alors que la jeune fille n’a plus donné signe de vie. Ce contraste entre une situation préoccupante et une activité familiale normale interpelle les enquêteurs.

Ensuite, le suspect continue sa journée sans signaler d’alerte particulière. L’enchaînement des événements crée une zone d’ombre sur plusieurs heures clés. Les autorités cherchent alors à reconstituer précisément ses mouvements.

Ce point précis ouvre la porte à des comparaisons avec d’autres affaires médiatisées. Les enquêteurs restent prudents, mais la chronologie nourrit de nombreuses analyses.

Un parallèle avec l’affaire Maëlys qui relance les débats

Dans le débat public, certains observateurs établissent un rapprochement avec l’affaire Maëlys et Nordahl Lelandais. En 2017, lors d’un mariage, le suspect avait quitté les lieux avec l’enfant avant de revenir à la fête. Ce comportement avait ensuite suscité de nombreuses interrogations.

Sur le plateau de Quotidien, une séquence de BFMTV rappelle ces éléments. Le journaliste Laurent Valdiguié y évoque une zone d’ombre persistante : « Justement, Lelandais revient au mariage et on ne sait pas – et on ne le saura probablement jamais – si à ce moment-là la petite Maëlys avait été tuée ou pas ».

Dans le dossier Lyhanna, aucun lien juridique ne s’impose à ce stade. Cependant, certains points de chronologie attirent l’attention.

Le retour du suspect à une fête d’école après la prise en charge de la fillette rappelle, sur un plan strictement temporel, une situation déjà analysée dans une autre affaire criminelle.

Les enquêteurs insistent sur la prudence. Aucun parallèle direct ne peut être établi à ce stade. Toutefois, la succession des événements alimente les interrogations sur le déroulement exact des faits.

Par ailleurs, les proches de Lyhanna expriment une position ferme dès les premières heures. Sur France TV, ils déclarent que leur fille « a été enlevée. Elle n’est pas partie d’elle-même, c’est quasi impossible qu’elle ait fugué ». Cette conviction guide les recherches.

Pendant plusieurs jours, entre 180 et 200 gendarmes se mobilisent dans le Gers. Les opérations couvrent des zones boisées, agricoles et des secteurs périphériques autour de Fleurance. Les efforts visent à retrouver la moindre trace exploitable.

Le profil de Jérôme B. ajoute encore une dimension sensible à l’affaire. Bien qu’il ne présente pas de condamnation inscrite à son casier judiciaire, il fait déjà l’objet de signalements et de procédures liées à des violences sexuelles sur mineures.

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La procureure d’Auch, Clémence Meyer, évoque notamment une plainte déposée en août 2025. L’enquête reste en cours au moment de la disparition de Lyhanna.

Aujourd’hui, la découverte d’un corps dans une exploitation agricole renforce l’intensité du dossier. L’identification officielle et l’autopsie doivent encore confirmer les éléments essentiels. En parallèle, les autorités examinent les éventuelles défaillances dans le suivi des signalements.

L’affaire Lyhanna avance dans un climat de tension et d’attente. Les zones d’ombre persistent, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs analyses pour établir une chronologie précise et complète des faits.


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