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La justice relance les investigations dans l’affaire Joël Barella. Cet homme fait face à de graves accusations d’inceste de la part des deux petites-filles de sa compagne. Les faits dénoncés se déroulent entre 2010 et 2018. Le suspect nie fermement ces vi*ols et ces agressions se*xuelles.
Les magistrats avaient d’abord classé les dossiers. Actuellement, le parquet décide de rouvrir au moins l’une des deux enquêtes. Cette décision redonne un espoir immense à Bérengère Sinègre, la mère de Maëva, l’une des victimes présumées. Elle souhaite obtenir la reconnaissance du statut de victime pour son enfant.
Le calvaire des victimes présumées face au rejet familial
Les premiers signalements débutent en août 2018. Maëva a alors 12 ans. Elle passe un mois d’été chez sa grand-mère maternelle et le compagnon de celle-ci, Joël Barella. L’adolescente dénonce rapidement des attouchements se*xuels. Elle confie ses souvenirs avec précision :
« Ma grand-mère était alitée à cause du diabète, c’était surtout Joël qui me gardait (…). Je savais que ce n’était pas normal, mais je l’ai gardé pour moi jusqu’à mes 13 ans, jusqu’au jour où j’ai osé parler à un professeur, qui me parlait de mon échec scolaire. Il a fait un signalement, et plus tard, les gendarmes sont venus m’entendre”.
Malgré ce témoignage, le parquet de Béziers classe l’affaire sans suite en 2020. Les magistrats évoquent une infraction insuffisamment caractérisée. Bérengère Sinègre critique ouvertement cette issue judiciaire :
À lireZinédine Zidane devient grand-père : la famille s’agrandit avec la naissance de la petite Sia« L’enquête en elle-même a been faite correctement. Je pense que c’est le tribunal qui n’a pas fait son travail ».
Cinq ans avant Maëva, sa demi-sœur Prescyllia dépose aussi une plainte similaire contre le même homme. La justice prononce un non-lieu pour ce premier dossier. Les deux adolescentes subissent alors un double choc. Elles affrontent les agressions, puis la colère de leurs proches. La famille choisit de protéger le suspect et de bannir les adolescentes. Bérengère Sinègre décrit cette douloureuse période avec force :
« Elles ont été salies physiquement, elles ont été salies moralement parce qu’elles ont été rejetées par toute la famille ».
Les proches accusent les filles d’inventer des histoires pour attirer l’attention. Les pressions continuent aujourd’hui. Le propre père des jeunes femmes menace de les renier si leurs noms apparaissent dans les journaux.
Les nouveaux espoirs suscités par la reprise des investigations
Maëva a maintenant 20 ans et sa sœur en a 26. La réouverture de la procédure représente un tournant crucial pour leur reconstruction. La mère de famille exprime son soulagement mêlé de crainte face à cette nouvelle étape :
« J’espère que cette fois-ci, elles vont être entendues et qu’elles seront crues pour qu’on arrête de dire que ce sont des menteuses ».
Cette nouvelle tentative offre une chance unique aux jeunes femmes. Maëva va pouvoir s’exprimer avec une maturité différente. Sa mère confirme cette attente forte :
« Ce sont des sentiments mélangés. C’est douloureux, parce que ça réouvre beaucoup de blessures, mais c’est aussi un soulagement parce qu’elle se dit qu’elle va pouvoir enfin être entendue et que peut-être que ce coup-ci, on va pouvoir la croire parce qu’elle parlera avec des mots d’adulte et non des mots d’enfant ».
À lireUne voiture roule à contresens sur l’autoroute, le drame fait deux morts et plonge une famille dans l’horreurPour l’instant, la justice traite uniquement la plainte de Maëva. Le cas de Prescyllia reste bloqué par l’ancien non-lieu. Une source judiciaire rappelle les règles strictes de la procédure :
« Comme il y a eu une ordonnance de non-lieu, procéduralement, la seule chose qui permette de rouvrir l’enquête serait une charge nouvelle ».
La famille attend désormais les résultats des nouvelles auditions. Les avocats espèrent apporter ces éléments inédits pour débloquer la situation des deux sœurs. Le combat juridique recommence pour briser définitivement le silence.
