L’affaire Joël Barella : des accusations graves secouent la justice

  La réouverture de l’enquête relance un dossier sensible et ravive les tensions au sein des familles concernées.

Montrer le sommaire Cacher le sommaire

L’affaire commence en février 2013 en Haute-Garonne. Une mère et sa fille de 13 ans, Prescyllia, se rendent à la gendarmerie. La jeune fille dénonce des faits d’in*ceste répétés.

Elle accuse le compagnon de sa grand-mère paternelle, son grand-père par alliance. Cet homme se nomme Joël Barella. Il est le père de Jérôme Barella.

Selon l’adolescente, les agressions se déroulent entre 2010 et 2013. Les faits ont lieu au domicile des grands-parents et chez son père. La victime évoque des atto*uchements et des pé*nétrations.

L’homme, alors âgé de 58 ans, lui impose le silence. Rapidement, la mère constate un changement de comportement radical chez sa fille. Prescyllia devient difficile et s’isole.

La machine judiciaire démarre, mais les examens médicaux ne montrent aucune lésion. Pourtant, une experte psychologue note des troubles évocateurs d’abus se*xuels. Elle mentionne l’échec scolaire, l’agressivité, la tristesse et l’automutilation.

À lireZinédine Zidane devient grand-père : la famille s’agrandit avec la naissance de la petite Sia

Malheureusement, l’entourage familial tourne le dos à la victime. Son propre père la qualifie de « menteuse, vicieuse et charmeuse ». La grand-mère paternelle critique aussi son attitude. Même l’équipe enseignante parle d’une enfant qui crée des tensions.

Seule Bérengère, la belle-mère de Prescyllia, soutient la fillette avec sa mère. Elle explique ce rejet familial par des raisons financières. Joël Barella construisait des maisons pour toute la famille. L’argent a donc poussé les proches à défendre le grand-père.

Les dénégations de Joël Barella et le non-lieu de la justice

Les gendarmes placent Joël Barella en garde à vue en septembre 2014. Pendant les auditions, il nie en bloc toutes les accusations.

Il qualifie sa petite-fille par alliance d’enfant « aguicheuse devant des garçons plus âgés qu’elle », « ayant tendance à mentir ». L’expert psychiatre ne détecte aucun trouble chez le suspect.

Une information judiciaire s’ouvre à Béziers pour vi*ols et agressions se*xuelles sur mineur. Pendant ce temps, Prescyllia intègre une famille d’accueil. Sa détresse psychique est immense.

Les éducateurs constatent un comportement se*xualisé inapproprié. C’est une conséquence fréquente de l’in*ceste, mais les magistrats l’interprètent différemment.

En 2020, le juge d’instruction refuse de mettre Joël Barella en examen. Le magistrat le place uniquement sous le statut de témoin assisté.

L’enquête se termine dès le lendemain. Le tribunal judiciaire de Béziers estime que les faits ne sont pas établis. En 2021, le juge signe une ordonnance de non-lieu. Joël Barella échappe ainsi au procès.

Une seconde plainte provoque la réouverture des investigations

Prescyllia n’est pourtant pas la seule victime déclarée. Sa demi-sœur, Maeva, accuse également Joël Barella. En août 2018, Maeva passe un mois d’été chez sa grand-mère. Cette dernière reste alitée à cause d’une maladie. Joël Barella garde donc l’enfant de 12 ans.

Maeva confie son calvaire : « Pendant tout ce mois d’été, il m’a fait subir des attouchements se*xuels. » Elle garde le secret pendant un an. À 13 ans, elle se confie enfin à un professeur. Ce dernier effectue un signalement immédiat.

À lireUne voiture roule à contresens sur l’autoroute, le drame fait deux morts et plonge une famille dans l’horreur

Une seconde enquête pour agressions se*xuelles démarre. Le parquet de Béziers classe pourtant l’affaire sans suite en 2020 pour infraction insuffisamment caractérisée. Les magistrats n’ont pas fait le lien entre les dossiers des deux sœurs.

Le parquet de Béziers change d’avis. Le procureur annonce la réouverture de l’enquête concernant Maeva. Les autorités souhaitent procéder à des vérifications complémentaires après un réexamen de la procédure.

Maeva ressent un soulagement immense face à cette décision. Elle espère que la justice n’abandonnera pas son dossier. En revanche, le dossier de Prescyllia reste fermé. Le procureur exige des charges nouvelles pour rouvrir une affaire après un non-lieu.

Prescyllia vit cette distinction comme une injustice. Elle affirme : « Je pense qu’on a le droit d’avoir justice de tout le mal qu’il nous a fait ». Les nouvelles investigations détermineront si Joël Barella doit enfin répondre de ses actes.


Vous êtes ici : Accueil - L’affaire Joël Barella : des accusations graves secouent la justice