« Il a détruit ma vie » : Prescyllia brise le silence et réclame justice

  Plus de dix ans après les faits qu’elle dénonce, la jeune femme témoigne publiquement et espère que la réouverture d’une enquête permettra enfin d’entendre sa parole.

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Plus d’une décennie après les faits qu’elle affirme avoir subis durant son enfance, Prescyllia a choisi de prendre la parole publiquement. À 26 ans, la jeune femme accuse Joël Barella, père de Jérôme Barella, de vi*olences se*xuelles commises lorsqu’elle était mineure.

Son témoignage intervient dans un contexte particulier. Le parquet de Béziers a récemment décidé de rouvrir l’enquête concernant les accusations formulées par sa demi-sœur Maëva.

Cette décision redonne de l’espoir aux deux jeunes femmes qui cherchent depuis des années à faire reconnaître leur parole.

Face aux caméras de BFMTV, Prescyllia a livré un récit marqué par l’émotion. Malgré le temps écoulé, les blessures demeurent profondes.

Un témoignage douloureux après des années de silence

L’affaire remonte à plusieurs années. En 2013, Prescyllia dépose une plainte pour « vi*ols sur mineure ». Elle accuse alors le compagnon de sa grand-mère de lui avoir fait subir des vi*olences entre ses 10 et ses 13 ans.

Selon son récit, les faits se seraient déroulés entre 2010 et 2013. La jeune femme décrit aujourd’hui un parcours particulièrement difficile.

Pendant longtemps, elle garde le silence. Puis elle trouve finalement la force de se confier à une psychologue de son collège.

« Le soir ma maman m’a questionnée, c’est là où je me suis confiée à elle », raconte-t-elle.

L’enquête suit son cours. Pourtant, en 2021, la justice prononce un non-lieu. Joël Barella n’est alors pas mis en examen.

Cette décision marque profondément la jeune femme. Malgré cela, elle refuse de renoncer.

Aujourd’hui, elle affirme vouloir continuer à se battre afin que son histoire soit entendue.

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« J’espère que tout ça va servir à faire bouger les choses. J’espère qu’il soit puni, qu’il soit jugé », explique-t-elle.

Prescyllia se dit même prête à faire face à celui qu’elle accuse.

« Juste pour qu’il voit que, même s’il m’a détruite, j’ai au moins réussi à construire ma famille et à relever la tête. Il n’a pas tout gagné. »

Durant son témoignage, elle évoque également les conséquences psychologiques qui l’accompagnent encore aujourd’hui.

« Il a détruit ma vie », affirme-t-elle avec émotion.

Une quête de reconnaissance et de justice

Au-delà de la procédure judiciaire, Prescyllia décrit également les difficultés rencontrées au sein de son entourage.

Si sa mère, son beau-père et la mère de sa demi-sœur l’ont soutenue, elle affirme avoir subi l’incompréhension d’une grande partie de sa famille.

« Même pour mon papa, j’étais une menteuse », confie-t-elle.

Cette absence de soutien a accentué sa souffrance. La jeune femme explique que certains proches ont remis en question sa parole en raison de son comportement durant l’adolescence.

Elle reconnaît elle-même avoir traversé une période compliquée.

« On ne m’a pas crue parce qu’à l’époque, je mentais beaucoup », admet-elle.

Mais elle ajoute immédiatement :

« Mais j’étais juste mal dans ma peau, je n’aurais jamais menti sur un truc aussi gros. »

Les souvenirs liés à l’enquête restent particulièrement douloureux. En relisant récemment certains documents du dossier, Prescyllia affirme avoir ressenti un profond malaise.

« J’ai relu il n’y a pas longtemps le dépôt de plainte. Quand j’ai vu les témoignages de cette famille, je me suis sentie hyper sale. Ils disaient que j’étais une aguicheuse alors que ça n’a jamais été le cas. »

De son côté, Joël Barella a toujours contesté l’ensemble des accusations portées contre lui.

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Malgré cela, Prescyllia poursuit son combat. Elle espère avant tout obtenir une reconnaissance de sa souffrance.

« Ce serait déjà un poids en moins, un soulagement, de savoir que tout le monde nous croit. Tout ce que je veux, c’est qu’on nous croit, pas qu’on dise qu’on est des menteuses. »

Sa demi-sœur Maëva partage cette volonté. Elle a d’ailleurs exprimé publiquement son soutien.

« Elle aussi, elle a le droit à la justice », a-t-elle déclaré.

Puis elle a ajouté :

« Je la connais mieux que personne. Moi, je la crois. (…) Il n’y a pas de doutes, je ne vois pas comment une enfant de cet âge-là serait assez mature pour inventer un tel scénario. »

Aujourd’hui, la réouverture d’une partie des investigations ravive l’espoir des deux jeunes femmes. Leur objectif reste inchangé : faire entendre leur parole et obtenir les réponses qu’elles attendent depuis de nombreuses années.


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