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En juillet 2025, Lise, âgée de 13 ans, reçoit plus d’une vingtaine de messages de Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de Lyhanna dans le Gers. BFMTV consulte ces échanges sur Snapchat et met en lumière des conversations troublantes entre un homme de 40 ans et une collégienne.
L’affaire choque la ville d’Auch et relance les inquiétudes autour des interactions entre adultes et mineurs dans des espaces associatifs fréquentés par des jeunes. Les proches décrivent une relation numérique intrusive, marquée par des relances fréquentes et un ton familier.
Les messages montrent une volonté persistante de garder le contact et d’installer une proximité émotionnelle. Les familles demandent des réponses rapides face à ces comportements.
Des échanges Snapchat qui interrogent le comportement du suspect
Dans les échanges, Jérôme Barella contacte la jeune fille à toute heure. Il écrit : « Tu dors toujours pas? ». Le lendemain, il relance : « Tu vas faire quoi aujourd’hui? ». Il insiste malgré les réponses rassurantes de l’adolescente.
Il affirme connaître son état émotionnel et écrit : « Je sais que si ça ne va pas tu es de nature à te renfermer ». Il ajoute : « La dernière fois que j’ai eu cette impression, j’ai su deux jours plus tard que tu n’avais pas le moral ».
Puis il propose : « Si tu as besoin de te changer les idées on va se faire plein de sorties. Et tu parleras de tes soucis que si tu en as envie sinon ça sera ‘amusement non-stop' ».
Malgré le refus de Lise qui répond « Non t’inquiète ça va », il continue et insiste sur des activités communes. Le ton reste familier, mais la situation révèle un déséquilibre clair entre un adulte et une adolescente.
Témoignages et révélations autour du club de taekwondo d’Auch
La mère de Lise découvre les messages devant les journalistes de BFMTV et réagit avec choc. Elle déclare : « Ça me fait peur ». Elle ajoute : « Je suis en colère contre ma fille, qu’elle réponde (…) mais elle s’est fait avoir ». Les échanges montrent aussi des demandes répétées de photos.
Jérôme Barella écrit : « Une petite photo avec un beau sourire? ». Il insiste : « J’ai droit à une petite photo avec un beau sourire? Car j’ai l’impression que tu n’es pas trop bien aujourd’hui ». L’adolescente envoie une photo, puis reçoit une remarque : « Là elle date cette photo ».
L’homme propose aussi une soirée pyjama : « Maria t’a demandé pour le week-end prochain la soirée ou les soirées pyjama? ». Il ajoute : « Ça peut être de vendredi soir à dimanche ».
La mère affirme avoir remercié le fait que sa fille refuse : « Je remercie le bon Dieu tous les jours d’avoir dit non ». Elle s’inquiète de ce qui aurait pu se produire.
À lireAffaire Delphine Jubillar : des ossements retrouvés près de Cagnac-les-Mines après les aveux de Cédric JubillarElle décrit aussi l’attitude du suspect au club : trop proche des enfants, très présent, peu de distance avec les adultes. D’autres alertes circulent après des accusations graves portées par la mère d’une autre jeune fille.
Les éléments de l’affaire Lyhanna soulèvent des interrogations profondes sur les comportements numériques d’un adulte envers une mineure. Les messages échangés avec Lise montrent une stratégie d’approche progressive, basée sur la confiance et la proximité émotionnelle.
Les familles concernées demandent des réponses claires et rapides face à ces faits. Les témoignages au sein du club de taekwondo d’Auch renforcent la vigilance autour des interactions entre adultes et enfants dans les structures sportives.
Les familles attendent des suites judiciaires et un éclairage complet sur les faits évoqués dans les échanges. La société locale cherche des réponses pour mieux protéger les mineurs dans leurs activités quotidiennes.
