Crash mortel près de Nancy : les témoins racontent les secondes avant la catastrophe

  Alors que l’enquête se poursuit, les récits des habitants et les premières constatations révèlent les circonstances dramatiques de la chute de l’avion qui a coûté la vie à onze personnes.

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La Meurthe-et-Moselle se réveille sous le poids d’une tragédie. Dimanche 28 juin, un avion civil transportant des parachutistes s’est écrasé à Tomblaine, près de Nancy.

Le bilan est terrible : onze personnes ont perdu la vie. Parmi elles figurent le pilote, cinq moniteurs et cinq élèves participant à une séance de parachutisme.

L’accident s’est produit peu après le décollage depuis l’aérodrome de Nancy-Essey. Très rapidement, les secours ont convergé vers la zone du crash.

Pompiers, gendarmes, policiers et spécialistes de l’aéronautique ont déployé un important dispositif afin de sécuriser le secteur et de lancer les premières investigations.

Les circonstances exactes restent encore inconnues. Pourtant, plusieurs témoignages permettent déjà de mieux comprendre les instants qui ont précédé la catastrophe. Les autorités cherchent désormais à déterminer ce qui a provoqué la chute brutale de l’appareil.

L’émotion grandit également parmi les habitants de Tomblaine et les proches des victimes. Beaucoup peinent à croire à un tel drame dans une zone habituellement paisible.

Des témoins racontent les dernières secondes avant l’impact

Parmi les personnes présentes à proximité du lieu du crash, plusieurs habitants ont assisté à une scène qu’ils n’oublieront jamais.

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John Curaka se trouvait dans son jardin avec son fils lorsque l’avion a survolé son quartier. Habitué à voir des appareils décoller depuis l’aérodrome voisin, il a immédiatement remarqué quelque chose d’inhabituel.

« D’un coup, il y a eu un bruit comme si le moteur s’arrêtait en l’air et tout de suite derrière, il y a eu un boum », raconte-t-il. L’avion s’est écrasé à seulement quelques centaines de mètres de son domicile.

Face à la violence de l’accident, il n’a pas tenté de s’approcher. « On n’a pas pu s’approcher car on avait peur d’une explosion », explique-t-il.

Le maire de Tomblaine, Hervé Féron, apporte également des précisions sur les circonstances du drame. Selon lui, l’appareil « est tombé à pic », à proximité d’une piste cyclable et aux abords immédiats d’un lotissement.

Malgré la proximité des habitations, aucune maison n’a été touchée. Le maire souligne ce point avec gravité : « Aucune habitation n’a été touchée, il n’y a pas de dommages collatéraux mais malheureusement, toutes les personnes qui étaient à l’intérieur sont décédées ».

Cette absence de victimes au sol constitue l’un des rares éléments moins dramatiques dans une catastrophe qui aurait pu provoquer un bilan encore plus lourd.

Une enquête mobilise des spécialistes de l’aéronautique

Alors que les secours poursuivent leur travail sur le terrain, les enquêteurs commencent une mission particulièrement complexe.

Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris prend en charge le dossier. Les investigations reviennent également à la Gendarmerie des Transports Aériens. Des techniciens spécialisés en aéronautique et en identification criminelle participent déjà aux recherches.

Selon le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, l’avion appartenait à un club de parachutisme et réalisait des exercices de saut lorsqu’une avarie serait survenue.

« L’avion est tombé quasiment à la verticale, aux abords immédiats d’un lotissement, au bord de l’aérodrome », précise-t-il.

Jean-Paul Troadec, ancien président du Bureau d’enquêtes de l’aviation civile, évoque plusieurs hypothèses. Une panne mécanique pourrait expliquer le drame. Un déséquilibre de l’appareil reste également envisagé.

Les spécialistes vont désormais analyser les communications avec la tour de contrôle, les données radar disponibles ainsi que les témoignages recueillis sur place. Ils examineront aussi l’état technique de l’avion et son historique d’entretien.

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Parallèlement, les proches des victimes bénéficient d’un accompagnement psychologique. Des structures d’accueil ont été mises en place afin de soutenir les familles confrontées à cette épreuve.

Une femme ayant effectué un baptême de parachutisme dans ce même avion la veille du drame a également livré son témoignage.

Encore sous le coup de l’émotion, elle affirme : « Je suis sous le choc ». Elle se souvient d’une expérience parfaitement encadrée : « On a été briefé avant, tout s’est bien passé ». Selon elle, « tout a été fait pour nous rassurer ».

Aujourd’hui, la région entière attend des réponses. Les conclusions de l’enquête permettront peut-être de comprendre pourquoi ce vol de parachutisme s’est transformé en l’une des plus graves catastrophes aériennes récentes de la région nancéienne.


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