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Un drame bouleversant secoue l’Oise. Un nourrisson âgé de seulement deux mois est décédé après avoir été hospitalisé dans un état critique. Les circonstances exactes de sa mort restent encore inconnues. Face à la gravité des faits, les deux parents ont été mis en examen puis placés en détention provisoire.
L’affaire a débuté jeudi 25 juin à Creil. Ce matin-là, les secours ont reçu un appel signalant qu’un bébé ne respirait plus. Rapidement sur place, les pompiers ont pris en charge l’enfant. Malgré une intervention rapide, son état suscitait déjà une vive inquiétude.
Selon les premiers éléments communiqués par le parquet de Senlis, le nourrisson présentait plusieurs blessures visibles. Les autorités ont notamment relevé d’importantes ecchymoses sur son visage. Ces constatations ont immédiatement conduit à l’ouverture d’une enquête.
Transporté en urgence vers le centre hospitalier d’Amiens, le bébé a reçu des soins intensifs. Son pronostic vital était engagé dès son admission. Malgré les efforts du personnel médical, l’enfant est décédé le lendemain, vendredi 26 juin.
Des blessures au cœur des investigations
Depuis le début de l’enquête, les enquêteurs tentent de comprendre ce qui a conduit à ce drame. Plusieurs zones d’ombre subsistent encore.
Dans un communiqué, le procureur de Senlis a indiqué que le père, âgé de 25 ans, avait reconnu « avoir commis des violences sur l’enfant ». L’homme était déjà connu de la justice et avait notamment été condamné pour des vols aggravés.
De son côté, la mère, âgée de 20 ans et inconnue des services judiciaires, a « contesté toute implication sans pour autant expliquer les blessures constatées ». Lors de son audition, elle a nié toute responsabilité dans les faits.
À lireLa photo d’un bébé devenue l’histoire la plus folle du footballLes premiers témoignages recueillis révèlent également que l’enfant « ne respirait plus » lorsque sa mère a contacté les secours jeudi matin. Cette information constitue désormais un élément central des investigations.
Pour l’heure, les magistrats restent prudents. Aucun scénario officiel n’a été avancé. Les enquêteurs cherchent avant tout à déterminer l’origine exacte des blessures observées sur le nourrisson.
Les ecchymoses relevées sur le visage du bébé interrogent particulièrement les autorités. Les circonstances de leur apparition demeurent inconnues. Les résultats des expertises médicales devraient permettre d’apporter des réponses essentielles dans les prochains jours.
Le père poursuivi pour meurtre, la mère pour complicité
Après leur placement en garde à vue, les deux parents ont comparu devant la justice. Les magistrats ont retenu des qualifications particulièrement lourdes.
Le père a été mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans. La mère fait, quant à elle, l’objet d’une mise en examen pour complicité de meurtre.
À l’issue de cette procédure, les deux suspects ont été placés en détention provisoire. Le procureur Loïc Abrial a néanmoins précisé que la situation de la mère pourrait évoluer. Celle-ci a en effet « demandé un débat différé » et son dossier sera « réexaminé dans la semaine ».
Pendant ce temps, les investigations se poursuivent activement. Les autorités attendent désormais les conclusions de l’autopsie du nourrisson. Cet examen médico-légal doit permettre de déterminer avec précision les causes du décès.
« La cause de la mort ne sera déterminée qu’à l’issue de l’autopsie qui aura lieu cette semaine », a rappelé le procureur.
À lireLa mort tragique d’un bébé de 10 mois provoque une onde d’émotionCes résultats pourraient jouer un rôle décisif dans la suite de la procédure judiciaire. Ils permettront notamment d’établir le lien éventuel entre les blessures constatées et le décès de l’enfant.
L’émotion reste vive dans la région après cette tragédie. Les habitants comme les proches de la famille attendent désormais des réponses. Les enquêteurs, eux, poursuivent leur travail afin de reconstituer avec précision les événements qui ont conduit à la mort de ce nourrisson de deux mois.
Le parquet rappelle enfin que « le crime de meurtre sur une mineure de moins de 15 ans fait encourir la peine de réclusion criminelle à perpétuité ». Une qualification qui souligne l’extrême gravité de cette affaire encore loin d’avoir livré tous ses secrets.
