Séismes en Europe : ce risque majeur que les scientifiques surveillent de près

  Des recherches récentes remettent en question certaines estimations et relancent le débat sur le risque de très puissants tremblements de terre dans cette région.

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Les séismes figurent parmi les catastrophes naturelles les plus difficiles à anticiper. En Europe, les cartes de référence mettent souvent en avant des pays comme la Grèce, l’Italie ou la Turquie, où l’activité sismique reste particulièrement élevée.

Pourtant, plusieurs chercheurs attirent l’attention sur une autre région du continent : la péninsule Ibérique. Les spécialistes rappellent qu’il faut distinguer le danger sismique du risque sismique.

Le danger correspond à la probabilité qu’un séisme provoque une forte secousse dans une zone donnée. Le risque prend également en compte les bâtiments, la population et les infrastructures susceptibles de subir des dégâts.

Le séisme de Lisbonne reste une référence majeure pour les scientifiques

Les cartes européennes de danger sismique, notamment le modèle ESHM20, montrent des niveaux élevés dans le sud-est de l’Europe. Cette représentation peut laisser penser que les plus grands séismes se produisent uniquement dans cette partie du continent.

L’histoire raconte pourtant une réalité différente. Le plus puissant séisme connu en Europe s’est produit le 1er novembre 1755 au large des côtes portugaises. Connu sous le nom de Grand tremblement de terre de Lisbonne, il aurait atteint une magnitude proche de 9 sur l’échelle de moment sismique.

Cette catastrophe a profondément marqué l’Europe. Les estimations évoquent près de 100 000 victimes. Les secousses, le tsunami et les incendies qui ont suivi ont détruit une grande partie de Lisbonne.

Les chercheurs comparent parfois cet événement au séisme de Tohoku survenu au Japon en 2011. Les deux phénomènes présentent une puissance comparable.

Malgré des infrastructures modernes conçues pour résister aux secousses, le Japon a subi des pertes humaines considérables, des dégâts matériels majeurs ainsi que l’accident nucléaire de Fukushima.

Les scientifiques soulignent ainsi qu’un très grand séisme peut provoquer des conséquences dépassant largement les destructions immédiates. Les infrastructures critiques, les réseaux de transport et les installations industrielles peuvent également subir des dommages majeurs.

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Des études menées dans le sud-ouest de l’Espagne montrent également que plusieurs séismes importants se sont produits avant celui de 1755, notamment durant l’époque romaine. Ces découvertes confirment une activité sismique ancienne dans cette région.

Les chercheurs invitent à rester vigilants face aux événements rares

Pour mieux comprendre ces phénomènes, les spécialistes utilisent la notion de temps de récurrence. Cette estimation correspond à l’intervalle moyen séparant deux séismes de puissance comparable sur une même zone.

Certaines évaluations évoquent plusieurs siècles entre deux événements majeurs dans la péninsule Ibérique. Malgré cela, les archives historiques recensent plusieurs tremblements de terre significatifs avant celui de Lisbonne, ce qui montre que leur fréquence reste difficile à prévoir.

Les scientifiques rappellent également qu’un intervalle moyen ne permet jamais de prédire la date du prochain séisme. Deux événements majeurs peuvent parfois survenir à quelques années d’écart sur des failles voisines.

Le séisme de L’Aquila, en Italie, illustre parfaitement cette difficulté. Avant la catastrophe de 2009, plusieurs secousses de faible intensité avaient alimenté les débats parmi les experts.

Certains redoutaient un événement plus important tandis que d’autres appelaient à la prudence. Quelques jours plus tard, le séisme principal faisait plus de 300 victimes.

Cette catastrophe a profondément marqué la communauté scientifique. Elle rappelle la difficulté de communiquer sur un risque rare sans provoquer d’inquiétude excessive.

Les chercheurs attirent également l’attention sur certaines zones comme Séville. La nature du sol peut amplifier les ondes sismiques et augmenter les dégâts.

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En cas de tremblement de terre. Cette caractéristique conduit plusieurs spécialistes à s’interroger sur l’évaluation actuelle du danger dans la péninsule Ibérique.

L’élément le plus marquant reste que le plus puissant séisme européen connu ne s’est pas produit en Grèce, en Italie ou en Turquie, mais au large du Portugal en 1755. Les travaux scientifiques indiquent que la péninsule Ibérique conserve un potentiel sismique majeur.

Même si ces événements demeurent rares. Les chercheurs rappellent qu’une faible probabilité ne signifie pas une absence de risque et estiment que la préparation face à ce type de catastrophe reste un enjeu essentiel pour limiter les conséquences d’un futur grand séisme.


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