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Au canal Saint-Martin, à Paris, un adolescent de 14 ans attire l’attention depuis plusieurs semaines. Surnommé « La Douane », Hamza F. multiplie les vidéos, les provocations et les incidents. Les réseaux sociaux amplifient chaque action.
Très vite, ses faits circulent et alimentent un débat sur la délinquance juvénile, la responsabilité familiale et la place des réseaux sociaux dans la diffusion de ces comportements.
Le jeune, déjà connu des services de police, met en scène ses actes sur Snapchat. Il revendique ses agissements face caméra.
Il s’affiche dans les 10e et 11e arrondissements de Paris, principalement autour du canal Saint-Martin. Ses vidéos attirent des milliers de vues et déclenchent de nombreuses réactions, parfois moqueuses, parfois inquiètes.
Un enchaînement d’incidents filmés et diffusés sur les réseaux sociaux
Les faits s’accumulent depuis la mi-juin. Le 25 juin, des policiers tentent de l’interpeller au bord du canal. Il accepte d’abord de monter dans leur véhicule.
Puis il ouvre la portière arrière et s’échappe en plongeant dans l’eau sous les yeux des passants. La scène circule rapidement sur les réseaux.
Quelques jours plus tôt, une autre vidéo montre Hamza en train d’arroser des policiers municipaux avec un pistolet à eau. Il venait alors de se voir interdire l’accès à un pont.
À lireIncendie près de Paris : le trafic ferroviaire fortement perturbé sur la ligne Sud-EstDans une autre séquence, il dérobe une bouteille dans une épicerie pendant qu’un complice distrait le commerçant. Ces images renforcent la médiatisation de ses actions.
Le jeune multiplie aussi les mises en scène. Il installe avec des amis un faux péage pour cyclistes et automobilistes. Il fixe un tarif symbolique de 2 euros pour laisser passer les usagers. Il explique lui-même sa démarche : «Les douaniers laissent passer les gens en échange d’argent.
Moi je fais pareil avec les vélos : 2 euros tu passes, sinon on t’arrose jusqu’à ce que tu pleures». Cette phrase, largement relayée, devient un symbole de son surnom.
Les vidéos montrent aussi d’autres comportements. Il pousse des jeunes femmes dans le canal. Il agrippe le pied d’un baigneur. Il poursuit des cyclistes avec un bâton.
Il transporte même une chaise de brasserie sur une trottinette. Chaque scène renforce sa présence médiatique et augmente la viralité de ses contenus.
Une médiatisation massive qui inquiète habitants et autorités
Les forces de l’ordre interviennent à plusieurs reprises. Selon une source policière, Hamza a déjà connu plusieurs gardes à vue. Le 27 juin, il est placé en garde à vue pour des «faits de violences en réunion et dégradations».
Le lendemain, il retourne au canal et ironise sur son passage au commissariat. Il déclare face caméra : «Il y avait la clim.»
Cette phrase circule largement et illustre la manière dont il banalise ses passages au poste. Les autorités observent une répétition des incidents depuis juin 2025. Toujours selon la même source, une dizaine de faits lui sont déjà attribués.
Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans cette affaire. Les vidéos, d’abord publiées sur Snapchat, circulent ensuite sur d’autres plateformes. La viralité transforme chaque incident en contenu largement partagé. Certains internautes minimisent la situation.
D’autres expriment une forte inquiétude face à la répétition des actes. Un commentaire revient souvent : «Il vole, il agresse. Imaginez quand il en aura 16».
À lireMeurtre en pleine rue à Paris : qui était Aymen, 21 ans, tué alors qu’il dînait avec son épouse en terrasse ?Hamza répond lui-même aux critiques dans plusieurs interviews. Il affirme que son père accepte ses agissements.
Il déclare : «Mon père me laisse faire car il sait que je ne fais pas de bêtises. Je ne fais que mouiller des gens et la police de temps en temps (…) Ma mère, elle, n’est pas encore au courant». Il ajoute aussi : «On dit que je suis une racaille. La plupart des gens, ils sont racistes.»
Cette affaire soulève des questions sur la diffusion des contenus violents ou provocateurs impliquant des mineurs.
Elle met aussi en lumière la rapidité avec laquelle les réseaux sociaux amplifient des comportements isolés. Le canal Saint-Martin devient ainsi le théâtre d’une situation suivie bien au-delà du quartier, avec une attention nationale.
