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Après plus de nombreuses années passées dans les avions, Alain a décidé de tourner la page de sa carrière chez Air France. À 60 ans, cet ancien steward a quitté son uniforme et choisi un départ anticipé grâce aux dispositifs proposés pendant la crise sanitaire.
Aujourd’hui, il perçoit une pension de retraite proche de 3 000 euros net par mois. Une somme qui lui permet de conserver une situation financière stable après une carrière marquée par les voyages, les horaires décalés et les contraintes du métier.
Né en avril 1961, Alain faisait partie du personnel navigant commercial d’Air France. Comme plusieurs salariés expérimentés de l’entreprise, il a accepté une rupture conventionnelle collective mise en place après la pandémie de Covid-19.
Cette décision lui a permis de quitter la compagnie aérienne dès 60 ans. Pourtant, il n’a pas touché sa retraite immédiatement. Pendant deux années, il a bénéficié d’indemnités puis d’allocations chômage afin de continuer à valider ses trimestres.
À 62 ans, il a finalement demandé la liquidation de ses droits avec l’ensemble des trimestres nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein.
Un départ anticipé grâce aux mesures mises en place après le Covid
Pour Alain, la pandémie a changé le cours de sa carrière. Alors que l’activité aérienne s’arrêtait brutalement, Air France a proposé plusieurs solutions aux salariés proches de la fin de leur parcours professionnel.
« Pour moi, le Covid a été une chance ! », raconte-t-il au média Notre Temps.
L’ancien steward a accepté la proposition de départ volontaire. Il a reçu des indemnités de rupture avant de s’inscrire à Pôle emploi.
Durant deux ans, ses allocations ont remplacé son ancien salaire. Cette période lui a permis de patienter jusqu’à l’âge légal correspondant à sa génération.
À lireRetraite : après 60 ans, peut-on bénéficier du RSA avec une petite pension ?Grâce aux trimestres accumulés au fil de sa carrière, Alain a pu obtenir une retraite complète. Son parcours montre comment certains dispositifs peuvent accompagner une transition professionnelle après une longue carrière.
Son cas reste particulier, car les personnels navigants commerciaux bénéficient d’un régime spécifique lié aux contraintes du métier.
Le travail de steward ne se limite pas aux déplacements et aux rencontres avec les passagers. Les horaires irréguliers, les vols de nuit et les changements fréquents de rythme demandent une grande capacité d’adaptation.
« Le métier de steward est assimilé à un métier ludique, mais en fait, c’est un métier difficile », explique Alain.
Selon lui, la pression avant les décollages, la fatigue liée aux horaires et les décalages horaires représentent des défis quotidiens. Il précise que la sophrologie l’a aidé à mieux gérer cette carrière exigeante.
Une pension de retraite proche de son ancien revenu
Aujourd’hui, Alain touche environ 2 900 euros net par mois grâce à deux principales sources de revenus.
Le régime général versé par la Caisse nationale d’assurance vieillesse lui apporte environ 1 300 euros mensuels. Sa retraite complémentaire issue de la CRPN ajoute près de 1 600 euros chaque mois.
Son ancienne activité chez Air France lui permet donc de conserver un niveau de vie relativement proche de celui qu’il connaissait avant son départ.
Avant sa retraite, Alain gagnait 3 298 euros net par mois selon sa fiche de paie de septembre 2019. Il estime avoir perdu environ 400 euros après son passage à la retraite.
Son salaire comprenait un traitement de base, mais aussi plusieurs compléments liés aux vols, aux nuits et aux déplacements. Certaines indemnités augmentaient son revenu mensuel sans entrer dans le calcul de ses droits à la retraite.
À lire« C’est dramatique » : Lio se confie sur le montant de sa retraiteAvant Air France, Alain avait également occupé plusieurs emplois salariés. Ces expériences lui ont permis d’obtenir quelques points Agirc-Arrco. L’organisme lui a finalement versé un capital unique d’environ 2 500 euros.
Dans son foyer, la différence de revenus avec sa femme apparaît clairement. Cette dernière, socio-esthéticienne indépendante, reçoit environ 1 000 euros de retraite chaque mois.
Malgré cette baisse de revenus, Alain considère avoir réussi sa transition. Après des années passées dans les airs, il profite désormais d’un nouveau rythme de vie tout en gardant un regard lucide sur les réalités de son ancien métier.
