Vaccin contre le Covid-19 : cinq ans plus tard, la liste des symptômes signalés continue de s’allonger

  Une vaste étude internationale relance les recherches sur plusieurs symptômes observés après la vaccination, sans remettre en cause la nécessité de poursuivre les investigations scientifiques.

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Près de cinq ans après le lancement des premières campagnes de vaccination contre le Covid-19, les chercheurs poursuivent leurs travaux afin de mieux comprendre les effets indésirables signalés après l’administration des différents vaccins.

Grâce au recul accumulé et à plusieurs études internationales, la communauté scientifique dispose aujourd’hui de davantage de données. Certaines observations confirment des risques déjà connus, tandis que d’autres continuent de faire l’objet d’analyses approfondies.

À la fin de l’année 2019, un nouveau coronavirus apparaît en Chine avant de se propager rapidement à travers le monde. Face à une situation sanitaire inédite.

Les autorités mettent en place de nombreuses mesures pour limiter la circulation du virus. En France, les premiers cas sont détectés en janvier 2020, suivis quelques semaines plus tard des premiers décès liés au Covid-19.

Le confinement national débute le 17 mars 2020. Par la suite, le port du masque devient progressivement une mesure largement appliquée. Parallèlement, les laboratoires pharmaceutiques accélèrent le développement de vaccins afin de protéger les populations contre les formes graves de la maladie.

Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson obtiennent rapidement des autorisations de mise sur le marché. Des millions de personnes reçoivent alors une ou plusieurs doses dans de nombreux pays.

Des données plus nombreuses grâce aux études internationales

Depuis le début des campagnes vaccinales, les autorités sanitaires surveillent attentivement les déclarations d’effets indésirables. Plusieurs complications rares ont progressivement été identifiées et intégrées dans les informations destinées aux professionnels de santé et aux patients.

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Parmi les événements observés figurent notamment des cas de myocardite, de péricardite, d’hypertension artérielle, de réactions allergiques ou encore des troubles menstruels importants signalés chez certaines personnes.

Les chercheurs continuent néanmoins d’étudier ces phénomènes afin d’établir avec précision leur fréquence, leurs facteurs de risque et leur éventuel lien avec les différents vaccins.

Une étude de grande ampleur menée par le Global Vaccine Data Network a renforcé cette surveillance scientifique. Les chercheurs ont analysé les données de plus.

De 99 millions de personnes réparties dans huit pays : l’Argentine, l’Australie, le Canada, la France, le Danemark, la Finlande, la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Vaccine. Les auteurs précisent que la majorité des personnes vaccinées avaient entre 20 et 59 ans et que les vaccins étudiés provenaient principalement des laboratoires Pfizer, Moderna et AstraZeneca.

Les chercheurs rappellent que ces analyses permettent surtout d’identifier des signaux statistiques qui nécessitent ensuite des investigations complémentaires.

Plusieurs effets rares restent sous surveillance

Les scientifiques ont notamment observé une augmentation de certains événements rares après la première dose du vaccin AstraZeneca. Parmi eux figurent le syndrome de Guillain-Barré ainsi que les thromboses veineuses cérébrales.

Le syndrome de Guillain-Barré provoque une faiblesse musculaire progressive pouvant nécessiter une prise en charge hospitalière. La thrombose veineuse cérébrale correspond, quant à elle, à la formation d’un caillot sanguin dans une veine du cerveau.

L’étude souligne également une augmentation du risque de myocardite et de péricardite après certains vaccins contre le Covid-19. Ces inflammations touchent.

Le muscle cardiaque ou l’enveloppe qui l’entoure. Les autorités sanitaires avaient déjà intégré ce risque dans leurs recommandations au cours des dernières années.

Les auteurs insistent néanmoins sur un point essentiel : ces complications demeurent rares à l’échelle des millions de doses administrées dans le monde.

Les chercheurs estiment également que plusieurs observations nécessitent encore des analyses supplémentaires avant de pouvoir établir un lien de causalité solide. Les mécanismes biologiques restent parfois difficiles à expliquer et demandent des études complémentaires.

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Les spécialistes rappellent que la pharmacovigilance continue aujourd’hui dans de nombreux pays. Chaque nouveau signal fait l’objet d’une évaluation indépendante afin d’actualiser les connaissances médicales lorsque cela s’avère nécessaire.

Près de cinq ans après le début de la vaccination mondiale, les données scientifiques continuent donc d’évoluer. Les travaux publiés montrent que certains effets indésirables rares ont été confirmés, tandis que d’autres restent à l’étude.

Les chercheurs soulignent enfin que l’étude internationale portant sur plus de 99 millions de personnes a identifié plusieurs complications nécessitant une surveillance continue, notamment le syndrome de Guillain-Barré, les thromboses veineuses cérébrales.

Les myocardites et les péricardites, tout en rappelant que des recherches supplémentaires restent indispensables pour préciser leur fréquence et leur origine.


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