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Les pensions de retraite restent au cœur des préoccupations de nombreux Français. Malgré plusieurs revalorisations successives, une partie des retraités continue de faire face à des difficultés financières.
Les derniers chiffres publiés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) mettent en lumière les écarts importants entre les pensions et montrent que certains seniors vivent avec des revenus bien inférieurs à la moyenne nationale.
À la fin de l’année 2024, plus de 17,3 millions de personnes percevaient une pension de retraite de droit direct en France. Cette population représente près d’un quart des habitants du pays.
La pension moyenne s’établissait alors autour de 1 705 euros bruts par mois. Malgré cette moyenne relativement élevée, la réalité diffère fortement selon les carrières, les régimes de retraite et les parcours professionnels.
Les revalorisations intervenues ces dernières années ont permis une légère progression des montants versés. Malgré cela, de nombreux retraités expliquent.
Que leurs dépenses continuent d’augmenter plus vite que leurs revenus, notamment à cause du coût de l’alimentation, de l’énergie, du logement ou encore des dépenses de santé.
Des écarts de pension qui restent très importants
Tous les retraités ne bénéficient pas des mêmes règles de calcul. Cette différence explique une grande partie des inégalités observées aujourd’hui. Les fonctionnaires.
À lireValérie Kaprisky célèbre ses 60 ans : que devient l’icône du cinéma des années 80 ?D’État disposent généralement des pensions les plus élevées. Leur retraite atteint en moyenne près de 2 400 euros bruts par mois. Ce montant résulte notamment d’un calcul effectué à partir des six derniers mois de traitement.
Les salariés du secteur privé perçoivent des pensions nettement plus faibles. Leur retraite moyenne avoisine 1 370 euros bruts mensuels. Dans leur cas, le calcul repose sur les 25 meilleures années de carrière.
Les professions libérales affichent une moyenne proche de 1 450 euros bruts par mois. Les retraités issus des régimes spéciaux, comme ceux de la SNCF ou de la RATP, bénéficient quant à eux de pensions pouvant atteindre environ 1 940 euros bruts.
Ces différences montrent que deux personnes ayant travaillé durant une durée comparable peuvent recevoir des montants très éloignés une fois à la retraite.
Les aides complémentaires, les pensions de réversion ou certaines majorations familiales viennent parfois améliorer les revenus de certains foyers. Malgré cela, une partie importante des retraités continue de vivre avec des ressources limitées.
L’inflation continue de fragiliser les plus petites retraites
La DREES souligne que les pensions ont progressé ces dernières années grâce aux différentes revalorisations décidées par les pouvoirs publics.
Les retraites ont augmenté de 5,3 % en 2024, puis de 2,2 % en 2025. Une nouvelle hausse de 0,9 % est intervenue en 2026. Grâce à ces ajustements, la pension moyenne est passée à 1 742 euros bruts mensuels en 2025 avant d’atteindre environ 1 757 euros bruts en 2026.
Malgré cette évolution, l’inflation continue de peser lourdement sur le budget de nombreux retraités. Les dépenses courantes restent élevées et réduisent fortement le pouvoir d’achat des personnes percevant les revenus les plus modestes.
Les spécialistes estiment que les retraités disposant d’une pension largement inférieure à la moyenne nationale rencontrent davantage de difficultés pour faire face.
À leurs dépenses quotidiennes. Cette situation concerne particulièrement les personnes ayant connu des carrières incomplètes, des périodes de chômage ou des emplois faiblement rémunérés.
À lireAprès 40 ans en Suisse, le destin de ce Français prend un tournant totalement inattenduSelon les analyses de la DREES, une amélioration du pouvoir d’achat pourrait intervenir au début de l’année 2027 grâce au mécanisme d’indexation des pensions sur l’inflation. Cette évolution dépendra néanmoins de la hausse des prix et des décisions prises dans les prochains mois.
Les chiffres publiés montrent surtout que la moyenne nationale masque des situations très différentes. Alors que certains retraités disposent de revenus confortables, d’autres vivent avec des pensions bien plus faibles.
La DREES rappelle ainsi qu’en 2026, la pension moyenne atteint environ 1 757 euros bruts par mois. Les retraités dont les revenus restent nettement inférieurs.
À ce niveau figurent parmi les plus exposés aux difficultés financières et au risque de pauvreté, malgré les revalorisations successives accordées ces dernières années.
