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La maladie de Parkinson touche plus de 270 000 personnes en France. Chaque année, des milliers de nouveaux cas viennent s’ajouter à ce chiffre.
Beaucoup associent cette maladie neurologique aux tremblements, à la rigidité musculaire ou encore aux difficultés pour marcher.
Pourtant, les premiers signaux apparaissent parfois plusieurs années avant les symptômes les plus connus. Certains surviennent même durant la nuit, au moment où les patients pensent dormir normalement.
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Selon plusieurs travaux scientifiques, près de 80 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent des troubles du sommeil avant l’apparition des premiers signes moteurs. Malheureusement, ces manifestations passent souvent inaperçues ou sont attribuées au stress, à l’âge ou à la fatigue.
Deux symptômes nocturnes retiennent particulièrement l’attention des spécialistes. Leur présence ne signifie pas automatiquement qu’une personne souffre de Parkinson. En revanche, ils peuvent constituer des indices précieux lorsqu’ils s’installent durablement.
Le premier concerne les mouvements inhabituels pendant le sommeil. Le second touche directement la qualité du repos nocturne.
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Des gestes brusques et des rêves « vécus » pendant la nuit
Le premier signe qui attire l’attention des neurologues porte le nom de trouble du comportement en sommeil paradoxal.
Chez une personne en bonne santé, le cerveau bloque naturellement les mouvements musculaires durant les rêves. Ce mécanisme protège le dormeur et évite qu’il reproduise physiquement ce qu’il imagine.
Chez certaines personnes, cette protection disparaît progressivement.
Le dormeur peut alors parler, crier, donner des coups de bras, bouger les jambes ou même tomber du lit pendant son sommeil. Certains racontent avoir vécu des scènes de poursuite, de bagarre ou de fuite particulièrement réalistes.
Dans certains cas, le conjoint remarque ces comportements bien avant la personne concernée.
Des chercheurs observent depuis plusieurs années un lien entre ce trouble du sommeil et certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson.
Ce symptôme peut apparaître dix ans, parfois quinze ans avant le diagnostic officiel.
Pour cette raison, les médecins accordent aujourd’hui une attention particulière à ces épisodes nocturnes inhabituels, surtout lorsqu’ils deviennent fréquents ou plus intenses avec le temps.
De nombreuses personnes n’imaginent pourtant pas qu’un simple changement dans leur manière de dormir puisse constituer un signal précoce.
Un sommeil agité et des réveils répétés doivent aussi alerter
Le deuxième symptôme concerne les réveils fréquents durant la nuit.
De nombreuses personnes atteintes de Parkinson décrivent un sommeil fragmenté, avec plusieurs réveils sans raison apparente. Certaines éprouvent des difficultés à retrouver le sommeil après quelques minutes d’éveil.
D’autres ressentent une impression permanente de fatigue au réveil malgré un nombre d’heures suffisant passé au lit.
Cette mauvaise qualité du sommeil peut apparaître très tôt dans l’évolution de la maladie.
Elle résulte parfois des modifications neurologiques provoquées par la diminution progressive de la dopamine dans certaines régions du cerveau.
Avec le temps, ces perturbations peuvent s’accompagner d’une sensation d’agitation dans les jambes, d’une envie irrépressible de bouger ou encore de crampes nocturnes.
Ces signes restent souvent banalisés. Beaucoup pensent simplement vieillir ou traverser une période stressante.
Pourtant, lorsque ces symptômes persistent pendant plusieurs mois, un échange avec un professionnel de santé peut permettre d’écarter certaines causes ou d’orienter vers des examens complémentaires.
La maladie de Parkinson ne se résume pas aux tremblements visibles. Le cerveau envoie parfois des signaux bien plus discrets plusieurs années auparavant.
Identifier ces manifestations précoces permet aux médecins de mieux suivre les patients et d’agir plus rapidement lorsque d’autres symptômes apparaissent.
Un trouble du comportement durant les rêves ou un sommeil durablement perturbé ne doivent donc pas être ignorés, surtout lorsqu’ils s’accompagnent d’autres changements inhabituels du quotidien.
La recherche continue aujourd’hui d’améliorer le dépistage précoce de la maladie afin de proposer une prise en charge toujours plus rapide et plus adaptée aux besoins des patients.
