Impôts 2026 : ce changement sur le PER après 70 ans pourrait coûter très cher à certains retraités

  Une évolution entrée en vigueur cette année modifie les règles pour une partie des épargnants et pourrait avoir des conséquences fiscales inattendues pour ceux qui ne l'ont pas anticipée.

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Le plan d’épargne retraite (PER) évolue avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2026. Une modification fiscale, passée relativement inaperçue, concerne désormais les versements réalisés après 70 ans.

Si cette réforme met fin à un avantage utilisé par de nombreux retraités, elle introduit aussi une nouvelle règle qui peut s’avérer favorable à d’autres profils d’épargnants.

Une réforme qui modifie les stratégies d’épargne après 70 ans

Le PER s’est imposé ces dernières années comme un outil apprécié pour préparer la retraite tout en réduisant son imposition. Les versements effectués sur ce contrat pouvaient être déduits du revenu imposable, ce qui permettait à de nombreux contribuables de diminuer le montant de leur impôt.


Depuis le 1er janvier 2026, cette possibilité disparaît pour les personnes qui effectuent des versements après leur 70e anniversaire. Cette évolution marque un changement notable pour les retraités qui continuaient à alimenter leur PER afin de bénéficier d’un avantage fiscal.

Cette mesure répond à une volonté de recentrer le dispositif sur son objectif initial : financer la retraite plutôt que servir principalement d’outil d’optimisation fiscale après la fin de la vie professionnelle.

De nombreux seniors disposant de revenus élevés, de revenus fonciers ou d’une capacité d’épargne importante utilisaient encore ce mécanisme pour réduire leur fiscalité chaque année. Cette stratégie ne produit désormais plus les mêmes effets fiscaux.

La réforme ne signifie pas pour autant que le PER perd tout son intérêt. Le contrat conserve plusieurs atouts, notamment pour préparer une transmission patrimoniale ou organiser son épargne sur le long terme. Les modalités de sortie restent également inchangées sur plusieurs aspects.

Les spécialistes rappellent ainsi que chaque situation patrimoniale reste différente. Le choix de poursuivre ou non des versements dépend toujours des objectifs personnels, du patrimoine et de la fiscalité de chacun.

Un nouvel avantage pour certains épargnants

La loi de finances 2026 ne se limite pas à cette suppression. Elle modifie également les règles concernant les plafonds de déduction non utilisés.

Jusqu’à présent, un contribuable pouvait reporter ces plafonds pendant trois ans. Désormais, cette durée passe à cinq ans. Cette évolution offre davantage de souplesse aux personnes dont les revenus varient selon les années.

Les salariés percevant des primes importantes, les travailleurs indépendants ou les contribuables réalisant ponctuellement des revenus plus élevés pourront ainsi regrouper plusieurs années de plafond afin d’effectuer un versement plus conséquent sur leur PER.

Cette possibilité peut générer une économie d’impôt plus importante lors des années où les revenus augmentent fortement.

Prenons un exemple. Un contribuable disposant d’un revenu imposable de 70 000 euros et n’ayant effectué aucun versement depuis plusieurs années peut désormais utiliser jusqu’à cinq années de plafonds disponibles, sous réserve des règles prévues par la réforme. Selon son taux marginal d’imposition, l’économie fiscale peut devenir nettement supérieure à celle permise auparavant.

Cette nouvelle disposition ne s’applique toutefois pas rétroactivement aux anciens plafonds. Les montants disponibles des années précédant la réforme restent soumis aux anciennes règles de report.

Pour les personnes âgées de plus de 70 ans, cette extension du report ne permet pas de retrouver la déduction supprimée. Les nouveaux versements réalisés après cet âge ne réduisent plus le revenu imposable.

La réforme prévoit néanmoins que ces versements tardifs puissent bénéficier d’un traitement fiscal particulier lors d’une sortie en capital. Les sommes versées ne sont alors pas soumises à l’impôt sur le revenu, même si les gains générés restent imposables selon la réglementation en vigueur.

Le fonctionnement du PER demeure donc relativement technique. Les conséquences fiscales peuvent varier selon l’âge, les revenus, le patrimoine ou encore les objectifs de transmission.

Pour cette raison, les professionnels recommandent d’étudier chaque situation avant de modifier sa stratégie d’épargne.

L’information la plus marquante de cette réforme reste la suppression, depuis le 1er janvier 2026, de la déduction fiscale des versements effectués sur un PER après 70 ans. En parallèle, la durée de report des plafonds de déduction passe de trois à cinq ans pour les personnes encore éligibles.

Ce qui peut offrir un avantage fiscal plus important selon leur situation. Avant tout nouveau versement, un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine ou un spécialiste de la fiscalité permet d’évaluer la solution la plus adaptée à chaque profil.


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