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Le calendrier vaccinal des personnes de plus de 65 ans évolue rapidement. En l’espace de quelques mois, deux nouveaux vaccins ont rejoint les recommandations des autorités sanitaires. Cette évolution soulève une question récurrente : ces vaccins vont-ils devenir obligatoires ?
La réponse rassure de nombreux seniors. Aujourd’hui, aucun vaccin ne devient obligatoire uniquement en raison de l’âge.
Les nouvelles recommandations répondent avant tout à un objectif de prévention face à des maladies qui provoquent davantage de complications après 65 ans.
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Avec l’avancée en âge, le système immunitaire perd progressivement en efficacité. Les risques d’hospitalisation augmentent alors face à certaines infections. C’est pourquoi les autorités adaptent régulièrement le calendrier vaccinal.
Les rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et désormais la coqueluche restent prévus tous les dix ans.
La vaccination annuelle contre la grippe et le Covid-19 conserve aussi sa place. Désormais, les vaccins contre le zona et le pneumocoque viennent compléter cette protection.
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Cette évolution ne modifie pourtant pas la réglementation. En France, l’obligation vaccinale concerne essentiellement les jeunes enfants.
Certaines professions doivent également respecter des obligations spécifiques. En revanche, aucun texte n’impose ces nouveaux vaccins à l’ensemble des personnes âgées.
Une recommandation signifie simplement que les autorités sanitaires estiment que les bénéfices dépassent largement les risques. Chaque personne conserve donc le choix de se faire vacciner après échange avec son professionnel de santé.
Zona et pneumocoque : deux maladies qui deviennent plus dangereuses avec l’âge
Le premier vaccin recommandé cible le zona. Cette maladie provient du virus responsable de la varicelle. Après une infection durant l’enfance, ce virus reste présent dans l’organisme pendant plusieurs décennies.
Lorsque les défenses immunitaires diminuent, il peut se réactiver. Des plaques douloureuses apparaissent alors sur la peau. Chez certains patients, les douleurs persistent durant plusieurs mois après la disparition des lésions. Ces névralgies représentent la complication la plus redoutée.
Depuis 2024, la Haute Autorité de santé recommande le vaccin Shingrix à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.
Deux injections suffisent pour obtenir une protection élevée. Les études montrent une réduction très nette du risque de développer un zona ainsi que de ses complications douloureuses.
Le second vaccin concerne le pneumocoque. Cette bactérie vit souvent dans les voies respiratoires sans provoquer de symptômes. Pourtant, elle peut déclencher des infections graves lorsque l’organisme devient plus fragile.
Une pneumonie, une méningite ou une infection généralisée figurent parmi les complications possibles. Leur fréquence augmente fortement avec l’âge. Les conséquences peuvent aussi devenir beaucoup plus sévères chez les seniors.
Depuis 2025, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus peuvent bénéficier de cette vaccination, même sans maladie chronique. Une seule injection de Prevenar 20 ou de Capvaxive suffit selon les recommandations actuelles.
Le vaccin peut également être administré lors de la même consultation que celui contre la grippe ou le Covid-19.
Un troisième vaccin recommandé après 75 ans
Le calendrier vaccinal prévoit également une protection contre le virus respiratoire syncytial, plus connu sous le nom de VRS. Ce virus provoque la bronchiolite chez les nourrissons. Chez les personnes âgées, il peut entraîner des infections respiratoires particulièrement sévères.
Les autorités sanitaires recommandent cette vaccination aux personnes de 75 ans et plus. Les adultes âgés de 65 ans présentant une maladie respiratoire chronique ou une insuffisance cardiaque peuvent également en bénéficier.
À ce jour, cette vaccination ne profite pas du même remboursement que celles contre le zona ou le pneumocoque en pharmacie de ville.
Son coût reste donc élevé pour de nombreux patients. Certaines complémentaires santé prennent néanmoins en charge une partie de la dépense.
Faut-il alors recevoir ces nouveaux vaccins ? La décision reste entièrement volontaire. Aucun texte ne prévoit leur caractère obligatoire pour les seniors.
Chaque situation mérite une évaluation personnalisée selon les antécédents médicaux, les traitements en cours et l’état de santé général.
Prévenir une infection grave permet souvent d’éviter une hospitalisation. Cela limite aussi le risque de perte de force musculaire, de diminution de l’autonomie ou de complications durables.
Un échange avec son médecin ou son pharmacien aide ainsi à choisir la stratégie vaccinale la plus adaptée à son profil.
