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Le Japon fait face à une nouvelle alerte sismique. Mardi 28 juillet, un puissant séisme de magnitude 7,1 a secoué le sud de l’archipel. La province de Kumamoto a ressenti de violentes vibrations. Face au risque de tsunami, les autorités ont rapidement déclenché une alerte.
La secousse s’est produite à 16h27, soit 07h27 GMT. L’agence météorologique japonaise (JMA) a indiqué que le tremblement de terre a atteint le niveau maximal de l’échelle d’intensité sismique japonaise « shindo ». Cette mesure évalue la force ressentie par la population et non uniquement la puissance du séisme.
Les autorités locales ont immédiatement lancé les opérations de sécurité. Plusieurs personnes ont été blessées et certains bâtiments se sont effondrés. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a annoncé la création d’une cellule de crise afin d’évaluer les dégâts et coordonner les secours.
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Une alerte tsunami déclenchée après de fortes secousses à Kumamoto
Après le séisme, l’agence météorologique japonaise a émis une alerte tsunami pour la baie d’Ariake et la mer de Yatsushiro. Les spécialistes prévoyaient des vagues pouvant atteindre environ un mètre de hauteur.
La Première ministre Sanae Takaichi a appelé les habitants à rester éloignés des zones côtières. Elle a rappelé les consignes de prudence alors que les autorités surveillaient l’évolution de la situation.
Selon la JMA, les premières vagues pouvaient atteindre les côtes vers 17h, heure locale. La chaîne publique NHK a également signalé que des vagues proches de cette hauteur avaient peut-être déjà été observées dans certaines zones.
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Face à cette situation, l’ambassade de France au Japon a demandé aux ressortissants français présents dans la région de respecter les recommandations locales. Les autorités japonaises ont continué à suivre l’activité sismique afin d’anticiper d’éventuelles répliques.
Les équipes de secours se sont mobilisées rapidement. Elles ont inspecté les bâtiments fragilisés et recherché d’éventuelles victimes. Dans les zones touchées, les habitants ont dû faire preuve de vigilance face aux risques liés aux secousses secondaires.
Centrales nucléaires surveillées et transports interrompus dans la région
Après le tremblement de terre, les autorités ont également porté une attention particulière aux installations nucléaires. La compagnie Kyuden, chargée du réseau électrique et du contrôle de plusieurs centrales, a effectué des vérifications.
Selon l’entreprise, les réacteurs nucléaires 1 et 2 de Kawasaki ainsi que le réacteur 4 de Genkai ont continué à fonctionner normalement. Les inspections n’ont signalé aucune anomalie majeure après les premières analyses.
Dans le même temps, les transports régionaux ont connu d’importantes perturbations. La Kyushu Railway Company a suspendu les trains afin de vérifier l’état des infrastructures ferroviaires. Cette décision concerne notamment le Shinkansen de Kyushu, le train à grande vitesse reliant Fukuoka à Kagoshima.
Ces contrôles permettent aux autorités de limiter les risques pour les voyageurs. Les équipes techniques examinent les voies et les équipements avant une reprise progressive du trafic.
Le Japon connaît régulièrement des tremblements de terre en raison de sa position géographique. L’archipel se situe à la rencontre de quatre grandes plaques tectoniques, dans la célèbre « ceinture de feu » du Pacifique. Le pays enregistre plusieurs centaines de secousses chaque année.
La majorité de ces événements restent modérés. Cependant, certains séismes rappellent la vulnérabilité du territoire.
En 2011, un tremblement de terre sous-marin de magnitude 9,0 avait provoqué un tsunami dévastateur. Cette catastrophe avait causé environ 18 500 morts ou disparus et entraîné l’accident nucléaire de Fukushima.
Plus récemment, une secousse de magnitude 7,7 avait touché le nord du Japon le 20 avril. Elle avait fait plusieurs blessés et provoqué de fortes vibrations dans des immeubles de Tokyo.
Après ce nouveau séisme à Kumamoto, les autorités japonaises maintiennent leur surveillance. Les habitants restent appelés à suivre les informations officielles et les consignes de sécurité.
