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Les gigantesques incendies qui frappent plusieurs régions françaises mettent chaque jour les sapeurs-pompiers en première ligne. Depuis le départ du feu à Saumos, en Gironde, près de 2 500 pompiers restent mobilisés pour protéger les habitants.
Les habitations et les espaces naturels. Les flammes ont déjà détruit des dizaines de milliers d’hectares et les interventions se poursuivent dans des conditions particulièrement éprouvantes.
Sur le terrain, les équipes enchaînent les longues journées. Beaucoup dorment quelques heures seulement avant de repartir au combat contre les flammes. La fatigue s’accumule rapidement, tandis que les risques restent permanents. Le dernier bilan fait également état de nombreux blessés parmi les secours.
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Face à cet engagement, une question revient souvent : combien gagnent réellement les pompiers qui interviennent sur ces incendies ? La réponse surprend, car tous ne bénéficient pas du même statut. La France compte des pompiers professionnels, des volontaires et des militaires. Chacun relève d’un régime différent.
Trois statuts et des rémunérations très différentes
Les sapeurs-pompiers professionnels exercent leur métier comme fonctionnaires territoriaux au sein des Services départementaux d’incendie et de secours. Leur rémunération dépend de leur grade, de leur ancienneté ainsi que des différentes indemnités liées à leurs missions.
En début de carrière, un pompier professionnel perçoit environ 2 250 euros bruts par mois, prime de feu comprise. Après les indemnités liées aux gardes de nuit, aux dimanches, aux jours fériés ou encore au logement, la rémunération nette atteint généralement entre 1 950 et 2 100 euros par mois.
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Au fil des années, les concours internes permettent d’accéder aux grades supérieurs. Les sergents, adjudants, lieutenants puis officiers voient leur rémunération progresser. En fin de carrière, un capitaine ou un commandant approche les 4 400 euros bruts mensuels. Certains officiers supérieurs dépassent même les 5 000 euros bruts.
La prime de feu représente une partie significative de cette rémunération. Depuis sa revalorisation, elle correspond à 25 % du traitement de base. Cette indemnité présente aussi un avantage particulier puisqu’elle entre dans le calcul de la retraite.
Les pompiers professionnels bénéficient également d’un classement en catégorie active. Ce dispositif ouvre la possibilité d’un départ anticipé à la retraite sous certaines conditions.
Les pompiers volontaires représentent la grande majorité des effectifs
La réalité reste pourtant très différente pour la majorité des sapeurs-pompiers français. Selon les chiffres de la Sécurité civile, près de 197 000 des 240 000 pompiers en France exercent comme volontaires.
Ces femmes et ces hommes ne perçoivent pas de salaire. Ils reçoivent uniquement des indemnités horaires qui varient selon leur grade. Pour un sapeur, le montant atteint 8,71 euros par heure. Un officier peut recevoir jusqu’à 13,11 euros de l’heure.
Les périodes de garde au centre de secours donnent lieu à une indemnisation réduite. Les astreintes à domicile, pendant lesquelles les volontaires doivent pouvoir rejoindre rapidement leur caserne, donnent lieu à une compensation encore plus faible.
Dans la pratique, une vingtaine d’heures d’activité par mois rapporte généralement entre 160 et 240 euros. Ces indemnités viennent compléter le revenu issu de leur activité professionnelle principale.
À Paris et à Marseille, les pompiers relèvent d’un statut militaire. Les sapeurs-pompiers de Paris et les marins-pompiers de Marseille perçoivent une solde accompagnée d’une prime de risque spécifique.
Une autre mesure reste très attendue par les volontaires. Une bonification de trimestres de retraite figure toujours parmi les projets examinés dans le cadre des débats parlementaires.
Les informations les plus marquantes concernent la situation des pompiers volontaires, qui représentent près de 8 sapeurs-pompiers sur 10 en France. Contrairement à une idée largement répandue, ils ne perçoivent pas de salaire.
Mais uniquement des indemnités horaires comprises entre 8,71 et 13,11 euros, selon leur grade. Les pompiers professionnels gagnent, pour leur part, entre 1 950 et 2 100 euros nets en début de carrière, tandis que les officiers expérimentés peuvent dépasser 5 000 euros bruts par mois.
Malgré ces différences de rémunération, tous participent aux mêmes missions de secours et affrontent les mêmes dangers lors des incendies qui mobilisent actuellement des milliers de sapeurs-pompiers à travers la France.
