“Un jour, il y aura un accident” : un agriculteur, voit 130 caravanes des gens du voyage “envahir” son champ, la ville prend une décision incroyable pour les virer

  Face à une situation qui se répète depuis des années, l’exploitant ne cache plus son exaspération tandis que la municipalité passe à l’action.

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Une nouvelle occupation de terrain provoque la colère d’un agriculteur. À la fin du mois de juillet, Philippe Caillaud a constaté l’arrivée de dizaines de caravanes sur une parcelle qu’il utilise pour son exploitation agricole. Une situation qu’il affirme connaître régulièrement depuis plusieurs années.

Au total, environ 90 familles de la communauté des gens du voyage ont pris place sur le terrain. Elles sont arrivées avec 130 caravanes. Leur installation a rapidement suscité l’inquiétude de l’exploitant.

Philippe Caillaud utilise cette parcelle de quatre hectares dans le cadre de son activité. La ville de Saint-Nazaire possède le terrain et le lui loue grâce à un bail destiné à son exploitation agricole.


L’agriculteur affirme surtout que ce type de situation se répète. Selon lui, des groupes occupent cette zone deux à trois fois chaque été depuis une dizaine d’années.

Face à cette répétition, sa colère grandit. Il redoute notamment qu’un conflit finisse par éclater entre un exploitant excédé et des occupants. « Un jour, il y aura un accident avec un fermier à bout de nerfs », a-t-il déclaré auprès de L’Écho de la presqu’île guérandaise et de Saint-Nazaire.

Une occupation qui ravive le débat sur les aires d’accueil

La situation pose également la question de l’accueil des gens du voyage. En France, la loi prévoit que certaines collectivités mettent à disposition des espaces adaptés au stationnement des caravanes itinérantes.

Des aires de grands passages permettent notamment d’accueillir des groupes importants. Pourtant, les occupations de terrains non autorisés continuent de provoquer des tensions, particulièrement pendant l’été.

Philippe Caillaud estime que les infrastructures actuellement disponibles ne répondent pas entièrement aux besoins. Selon lui, son territoire dispose bien d’aires.

Prévues par la loi, mais cela n’empêche pas les installations sur d’autres terrains. De leur côté, certains membres de la communauté des gens du voyage dénoncent régulièrement le manque de places disponibles.

Ils critiquent également l’emplacement de certaines aires. Un membre de cette communauté expliquait notamment auprès d’Ici Gard Lozère que plusieurs espaces se trouvent près de déchetteries ou de stations d’épuration.

Ces conditions peuvent pousser certains groupes à chercher d’autres emplacements. Elles n’autorisent pas pour autant une installation sur une parcelle sans accord. Dans le cas de Philippe Caillaud, la municipalité a donc décidé d’intervenir rapidement.

La ville lance une procédure pour faire partir les 130 caravanes

Le terrain concerné se trouve sur le site du Bois Joalland, près de la route de Reton. La parcelle appartient à la Ville de Saint-Nazaire, qui la loue à Philippe Caillaud pour son exploitation.

Un dispositif empêchait déjà normalement les véhicules d’accéder facilement au terrain. Des rochers avaient notamment été installés afin de protéger l’entrée.

Selon les informations rapportées, ces obstacles ont été déplacés lors de l’arrivée du groupe. Les caravanes ont alors pu accéder à la parcelle et s’y installer.

Face à cette occupation, la municipalité n’a pas souhaité laisser la situation se prolonger. Peu après l’arrivée des caravanes, la Ville de Saint-Nazaire a engagé une procédure juridictionnelle d’expulsion.

Les familles ont ensuite appris que cette démarche était en cours. Finalement, les autorités n’ont pas eu besoin d’aller jusqu’à une évacuation forcée. Selon la municipalité, les 90 familles ont quitté les lieux de leur propre initiative après avoir pris connaissance de la procédure d’expulsion.

La ville veut maintenant empêcher une nouvelle occupation du terrain. Elle prévoit donc de renforcer physiquement les accès. La municipalité a annoncé.

L’installation d’un enrochement destiné à sécuriser l’entrée de la parcelle. L’objectif consiste à rendre beaucoup plus difficile le passage de véhicules et de caravanes.

Pour Philippe Caillaud, cette mesure devra surtout produire des résultats durables. L’agriculteur affirme subir deux à trois occupations chaque été depuis dix ans.

Cette fois, 130 caravanes représentant environ 90 familles avaient pris place sur la parcelle de quatre hectares. Leur départ met fin à cet épisode, mais l’exploitant reste inquiet face à une situation qu’il juge récurrente.

Après des années de tensions, son avertissement reste particulièrement ferme : « Un jour, il y aura un accident avec un fermier à bout de nerfs. »


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