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Le monde de la musique française perd une figure qui avait marqué la fin des années 1980 avec une chanson devenue particulièrement populaire. L’artiste.
Est mort à l’âge de 68 ans, quelques heures seulement après son anniversaire. Son décès a eu lieu mardi à Pau. Son agent artistique, le galeriste Stéphane Mortier, a annoncé la nouvelle le lendemain.
Une amie proche de l’artiste, Anne Israël, a également confirmé sa disparition. Elle a précisé que le chanteur avait succombé à un « cancer fulgurant ».
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La nouvelle intervient au lendemain de son 68e anniversaire. Derrière le succès musical qui l’avait fait connaître du grand public se cachait un artiste aux nombreuses facettes.
Car la musique ne représentait qu’une partie de son parcours. Depuis son adolescence, il entretenait également une relation très forte avec la peinture. Son travail artistique avait même trouvé une place dans le clip de la chanson qui allait ensuite propulser sa carrière musicale.
Une carrière entre musique, télévision et peinture
Bien avant son succès en solo, l’artiste avait déjà multiplié les expériences musicales. Il avait notamment fait partie d’un groupe de rock punk baptisé les Guilty Razors.
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Cette période lui avait permis de développer une identité artistique particulière, à une époque marquée par l’émergence de nombreuses nouvelles tendances.
Musicales en France. Au début des années 1980, il avait également participé à la création d’un collectif d’artistes appelé Les Musulmans fumants. Le groupe.
Réunissait plusieurs personnalités autour de projets artistiques communs. L’aventure s’est poursuivie pendant une grande partie de la décennie avant la séparation du collectif à la fin des années 1980.
Parallèlement, l’artiste continuait à peindre. Cette passion remontait à son adolescence et allait finalement prendre une place centrale dans sa vie professionnelle.
Sa notoriété musicale arrive véritablement en 1988. Cette année-là, une chanson au ton particulièrement reconnaissable lui permet de toucher un public beaucoup plus large.
Le morceau rencontre le succès et son clip comporte plusieurs détails qui prendront une dimension particulière avec le temps.
Un tube de 1988 et un clip réunissant deux futurs grands noms du cinéma
Le clip du morceau avait notamment été confié à un réalisateur encore au début de sa carrière. Plusieurs peintures réalisées par le chanteur apparaissaient également dans les images.
Autre détail remarquable : un jeune acteur figurait dans la vidéo. Quelques années plus tard, il deviendra l’un des visages les plus connus du cinéma français.
Après cette période de succès musical, l’artiste a également effectué un passage par la télévision.
Au début des années 1990, M6 l’avait recruté pendant une courte période comme animateur de sa matinale. Cette expérience restera néanmoins relativement brève.
Il choisira ensuite de se consacrer pleinement à son autre passion : la peinture. Celle-ci accompagnera ainsi une grande partie de son existence après son retrait progressif de la scène musicale.
Son clip avait été réalisé par Mathieu Kassovitz. Et le jeune figurant que l’on pouvait apercevoir dans la vidéo n’était autre que Vincent Cassel, bien avant que celui-ci ne devienne une figure majeure du cinéma.
L’artiste disparu est Pascal Dequatremare, connu du public sous le pseudonyme de Tristan dans sa carrière musicale. Dans le milieu de la peinture, il avait également utilisé le nom Tristam. Il avait rencontré son principal succès populaire en 1988 avec « Bonne, bonne humeur ce matin », un morceau qui reste associé à son parcours.
Plusieurs tableaux réalisés par Pascal Dequatremare apparaissaient également dans ce clip, créant un lien direct entre ses deux grandes activités artistiques.

Selon son amie Anne Israël, Tristan est mort à Pau des suites d’un « cancer fulgurant », seulement un jour après avoir célébré son 68e anniversaire. Son décès met ainsi fin à un parcours atypique qui aura traversé la musique punk, la chanson populaire, la télévision et surtout la peinture.
Pour une grande partie du public, son nom restera avant tout associé à ce refrain de « Bonne, bonne humeur ce matin », devenu son titre emblématique à la fin des années 1980.
