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Un an après l’un des incendies les plus dévastateurs de l’histoire récente de l’Aude, les traces du feu restent profondément ancrées dans le paysage. Pendant plusieurs jours, les flammes avaient progressé à une vitesse impressionnante. Des milliers de personnes avaient dû quitter leur logement face au danger.
Tout avait commencé le 5 août 2025, peu après 16 heures. Un départ de feu avait attiré l’attention des secours près de Ribaute, au cœur du massif des Corbières.
Les conditions météorologiques rendaient alors la situation particulièrement préoccupante. Le département se trouvait en vigilance rouge. Le thermomètre.
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Atteignait environ 35 °C. À cela s’ajoutaient des rafales proches de 60 km/h. La tramontane poussait les flammes à travers une végétation très sèche.
En quelques heures, le feu avait pris une dimension exceptionnelle. Les flammes traversaient les garrigues, les pinèdes et les vignobles. Seize communes.
Se sont retrouvées directement confrontées à l’incendie. Face à cette progression, les autorités avaient ordonné plusieurs évacuations. Habitants et vacanciers avaient quitté les secteurs les plus exposés.
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Plus de 1 800 pompiers mobilisés face à des flammes incontrôlables
La lutte contre l’incendie avait nécessité un dispositif considérable. Plus de 1 800 pompiers venus de différentes régions françaises avaient participé aux opérations.
Pendant plusieurs semaines, les soldats du feu avaient surveillé et combattu les différents foyers. Le relief, le vent et la sécheresse compliquaient leur mission.
Le bilan matériel témoignait également de la violence du sinistre. Les flammes avaient détruit 36 maisons. Des dizaines de voitures avaient aussi brûlé.
Douze mois plus tard, certains secteurs portent toujours les marques de cette catastrophe. La végétation revient progressivement dans plusieurs zones. Ailleurs, les stigmates restent beaucoup plus visibles.
Les habitants n’ont pas oublié ces journées. Deux résidents de Lagrasse, François-Xavier et Idriss, ont d’ailleurs choisi de conserver une trace visuelle du désastre. Ils ont photographié les paysages touchés et rassemblé leurs images dans un ouvrage intitulé « Les chemins du feu ».
Mais une question majeure a longtemps accompagné les conséquences environnementales et humaines de l’incendie : comment le feu avait-il commencé ?
Une enquête qui prend une nouvelle dimension près d’un an plus tard
La gendarmerie et l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale ont travaillé sur l’origine du sinistre.
Dès le 14 août 2025, les enquêteurs privilégiaient une possible origine criminelle. Les investigations se sont donc poursuivies pendant plusieurs mois afin d’établir les circonstances précises du départ de feu.
Le dossier a connu une évolution majeure près d’un an après la catastrophe. Le 4 juin suivant, un agent de l’Office national des forêts a été mis en examen dans le cadre de l’enquête.
Cette avancée intervient après un incendie dont les chiffres donnent la mesure du désastre.
Le feu avait éclaté dans les Corbières, dans l’Aude, avant de toucher seize communes. Il avait parcouru près de 17 000 hectares, ce qui le place parmi les incendies les plus importants enregistrés en France depuis un demi-siècle, selon les données citées.
Le bilan humain avait été particulièrement lourd. Une femme de 65 ans avait perdu la vie dans sa maison à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Treize autres personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des civils et des sapeurs-pompiers.
À cela s’ajoutaient 36 maisons détruites, des dizaines de véhicules réduits en cendres et des milliers d’habitants et de vacanciers évacués.
Plus de 1 800 pompiers avaient été mobilisés pour combattre les flammes et sécuriser les communes menacées.
Un an après le départ de feu du 5 août 2025 près de Ribaute, le paysage des Corbières porte donc toujours les cicatrices de cette catastrophe. Et l’enquête a connu un tournant majeur.
Après avoir privilégié la piste criminelle dès les premiers jours, la justice a mis en examen un agent de l’ONF en juin, tandis que les investigations doivent permettre d’établir précisément les responsabilités.
