Il appelle la police et avoue avoir tué son fils de 17 ans : les détails glaçants du drame

  Une intervention massive des forces de l’ordre a permis de mettre au jour une scène particulièrement troublante.

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Un adolescent de 17 ans a été retrouvé mort lundi 3 août dans un appartement du quartier de la Madeleine, à Nice. Son père, âgé de 59 ans, a reconnu avoir tué son fils. Cette affaire a entraîné une importante intervention des forces de l’ordre et la mobilisation du Raid.

Les faits débutent dans l’après-midi. À 14h53, un homme contacte le 17. Selon les informations communiquées par le parquet, il affirme avoir tué son fils de 17 ans à son domicile, situé rue des Étoiles. Durant cet appel, il annonce également son intention de mettre fin à ses jours.

Quelques minutes après cet appel, la situation prend une nouvelle tournure. Vers 15 heures, le père envoie deux photographies à son épouse et à ses beaux-parents. Sur l’une d’elles, il apparaît allongé dans une housse blanche. Il présente notamment des blessures au niveau du cou.


La seconde photographie montre le visage de son fils. L’adolescent apparaît les yeux fermés et se trouve lui aussi dans une housse similaire. Face à ces images, l’épouse contacte immédiatement les services de police.

Le Raid intervient et les secours retrouvent deux corps côte à côte

Les autorités déploient rapidement un important dispositif dans le quartier de la Madeleine. Le Raid intervient également sur les lieux afin de sécuriser l’appartement et permettre aux secours d’y accéder.

Une fois à l’intérieur du logement, les intervenants trouvent l’adolescent sur un lit. Le jeune homme ne présente plus aucun signe de vie. Une housse mortuaire enveloppe son corps.

À côté de lui se trouve son père, lui aussi installé dans une housse mortuaire. L’homme de 59 ans présente une grave blessure au cou après une tentative de suicide. Les secours le prennent en charge puis le transportent à l’hôpital.

Les enquêteurs inspectent ensuite l’appartement. Dans la salle de bains, ils retrouvent une lettre que le père aurait écrite avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Dans ce document, l’homme explique avoir tué son fils et vouloir mourir avec lui. Il relie son geste à la séparation avec son épouse, qui avait décidé de quitter le domicile conjugal.

Cette lettre devient alors un élément central de l’enquête. Les policiers cherchent à comprendre les circonstances précises de la mort de l’adolescent ainsi que les événements survenus avant le drame.

Après sa sortie de l’hôpital mardi midi, les enquêteurs placent le père en garde à vue pour assassinat. L’homme, qui ne possède pas de casier judiciaire, reconnaît les faits lors de son audition.

Le père reconnaît le meurtre sur fond de séparation conjugale

Selon le parquet, le quinquagénaire explique avoir d’abord placé un oreiller sur le visage de son fils afin de l’étouffer. Il affirme ensuite l’avoir étranglé à l’aide du câble d’un fer à repasser.

Les enquêteurs l’interrogent aussi sur la présence des housses mortuaires dans l’appartement. Le père, qui travaille comme aide-soignant, indique qu’il les avait récupérées sur son lieu de travail plusieurs mois, voire plusieurs années auparavant. Il affirme qu’il souhaitait initialement s’en servir pour protéger un réfrigérateur installé sur la terrasse.

Lors de sa garde à vue, l’homme décrit son passage à l’acte comme un « coup de folie ». Il explique avoir compris que son épouse ne reviendrait plus vivre au domicile familial.

Le couple traversait alors une grave crise. La mère de l’adolescent avait annoncé son intention de divorcer. Selon le parquet, son mari n’acceptait manifestement pas cette séparation. Elle avait quitté l’appartement de la rue des Étoiles peu de temps avant la mort de son fils.

Un autre élément donne une dimension supplémentaire à l’enquête. Deux jours avant la découverte du corps, le 1er août, l’épouse avait déposé plainte contre son conjoint. Cette plainte concernait des faits de violences conjugales et de harcèlement par conjoint.

Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer précisément la chronologie du meurtre et les circonstances qui l’ont précédé. Les déclarations du père.

La lettre retrouvée dans la salle de bains, les photographies envoyées à la famille et les constatations réalisées dans l’appartement constituent plusieurs éléments de l’enquête.

Le parquet a annoncé que le père serait déféré jeudi matin. Une information judiciaire pour assassinat doit être ouverte. Le parquet prévoit également de demander son placement en détention provisoire. Le suspect de 59 ans devra ainsi répondre devant la justice de la mort de son fils de 17 ans.


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