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Une journée à la plage a pris une tournure inattendue pour une jeune femme de 18 ans. Alors qu’elle profitait tranquillement de la mer avec sa famille, des policiers municipaux lui ont demandé de sortir de l’eau.
La scène a rapidement attiré l’attention des vacanciers. Plusieurs personnes ont assisté au contrôle et se sont interrogées sur les raisons de cette intervention.
Les agents reprochaient à la baigneuse sa tenue. Selon eux, celle-ci ne respectait pas un règlement municipal applicable sur les plages de la commune.
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La jeune femme portait un maillot couvrant une grande partie de son corps. Cette tenue entrait dans la catégorie visée par un arrêté municipal adopté en juin 2024.
Face aux policiers, la famille a tenté de comprendre la situation. Les agents ont maintenu leur demande. Des gendarmes sont ensuite arrivés en renfort.
Au total, une dizaine de représentants des forces de l’ordre auraient participé à l’intervention. Devant le risque de recevoir une contravention, la jeune femme et ses proches ont finalement décidé de quitter la plage.
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Un arrêté municipal au cœur d’une bataille juridique
La municipalité avait adopté un règlement encadrant les vêtements autorisés pour la baignade. Le texte concernait notamment les tenues couvrant entièrement le corps et les membres.
La jeune femme portait un burkini.
Pour défendre cette restriction, la commune invoquait notamment des considérations liées à la sécurité. Le règlement faisait référence aux caractéristiques de ces vêtements et à leurs éventuelles conséquences pendant la baignade.
Mais une autorité locale ne peut pas limiter une liberté simplement en avançant un risque théorique. Elle doit pouvoir présenter des éléments suffisamment précis pour justifier la restriction.
La Ligue des droits de l’Homme a donc saisi le tribunal administratif de Marseille. L’association contestait la légalité de certaines dispositions de l’arrêté municipal.
Le juge des référés a examiné rapidement le dossier en juillet 2025.
Il a notamment recherché des éléments permettant d’établir un risque concret concernant la sécurité, l’hygiène ou l’ordre public. Selon le texte fourni, la commune n’a pas apporté de preuves suffisantes pour justifier certaines restrictions.
Le tribunal administratif a alors suspendu les articles litigieux de l’arrêté. Cette décision s’inscrit dans une série de contentieux concernant les restrictions vestimentaires sur les plages françaises.
La jeune femme avait 18 ans et se baignait avec sa famille
Le Conseil d’État a déjà examiné des affaires comparables. La juridiction administrative exige notamment que les restrictions de police répondent à des circonstances locales précises et à des risques suffisamment établis.
Une commune doit donc justifier une limitation des libertés par des éléments concrets. Un simple principe général ne suffit pas nécessairement.
Dans une affaire concernant Mandelieu-la-Napoule en 2023, le Conseil d’État avait déjà eu à se prononcer sur une réglementation relative aux tenues de baignade.
Ces décisions expliquent pourquoi l’intervention vécue par cette jeune femme a rapidement dépassé le cadre d’un simple contrôle sur une plage.
Les faits remontent au 2 juillet 2025. La vacancière concernée avait 18 ans et passait la journée avec sa famille lorsqu’elle a attiré l’attention de deux policiers municipaux.
Les agents lui ont demandé de sortir de l’eau avant de procéder au contrôle. Des membres de la gendarmerie nationale sont ensuite venus sur place.
La raison de cette intervention concernait directement son burkini, une tenue de baignade couvrante que l’arrêté municipal cherchait à interdire dans certaines conditions.
La scène s’est déroulée à Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône.
La famille a finalement quitté les lieux face à la possibilité d’une verbalisation. Mais la contestation juridique a ensuite modifié la situation. Après la saisine de la Ligue des droits de l’Homme, le tribunal administratif de Marseille a suspendu en référé les dispositions contestées en juillet 2025.
Le point déterminant se trouvait dans la justification de l’interdiction. Selon les éléments fournis, le juge n’a pas identifié de preuves suffisantes démontrant un risque concret pour l’hygiène, la sécurité ou l’ordre public susceptible de justifier cette restriction.
Ainsi, ce qui avait commencé par le contrôle d’une jeune baigneuse de 18 ans sur une plage des Bouches-du-Rhône s’est finalement transformé en affaire juridique portant sur les limites du pouvoir d’une commune lorsqu’elle réglemente les tenues de baignade sur les plages publiques.
