Le corps d’une Britannique retrouvé dans une valise, un suspect arrêté

  Un homme de 26 ans placé en détention provisoire après la découverte macabre à Athènes

Montrer le sommaire Cacher le sommaire

Une affaire criminelle suscite de nombreuses interrogations en Grèce. À Athènes, les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances de la mort d’une Britannique de 38 ans. Les autorités avaient retrouvé son corps dans une valise, dans un bâtiment abandonné du quartier de Kypséli.

Un ressortissant afghan de 26 ans se trouve désormais au cœur des investigations. La justice grecque l’a placé en détention provisoire jeudi 6 août. Les autorités le soupçonnent d’avoir tué la victime.

La police avait retrouvé le corps le 18 juillet. Un homme sans domicile fixe avait donné l’alerte après avoir découvert la valise dans un bâtiment abandonné, non loin du centre d’Athènes.


Depuis, les enquêteurs ont reconstitué une partie du parcours de la victime et examiné les liens qu’elle entretenait avec plusieurs personnes présentes en Grèce.

L’affaire prend une nouvelle dimension avec l’interpellation du suspect. La police grecque l’a arrêté dimanche. Les médias locaux l’identifient comme un ressortissant afghan arrivé en Grèce en 2016, alors qu’il était encore mineur et voyageait sans accompagnateur.

Une enquête centrée sur un homme de 26 ans

Selon les informations communiquées après son arrestation, le suspect aurait d’abord reconnu les faits. Pourtant, son récit aurait ensuite évolué devant les enquêteurs et la justice.

D’après l’agence de presse grecque ANA, l’homme affirme désormais avoir trouvé la Britannique morte dans la salle de bains du logement où elle séjournait. Il conteste donc, selon cette version, l’idée d’avoir directement provoqué son décès.

Les enquêteurs disposent néanmoins de plusieurs éléments qui alimentent leurs soupçons.

Selon l’ANA et plusieurs médias grecs citant le dossier judiciaire, le suspect aurait utilisé les cartes bancaires de la victime pour effectuer des retraits d’argent. Il aurait également envoyé des messages aux proches de la Britannique.

Ces communications auraient pu donner l’impression que la femme se trouvait encore en vie. Elles auraient ainsi retardé le signalement de sa disparition auprès des autorités.

Par ailleurs, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre un jeune homme dans une rue d’Athènes. Il pousse une grande valise noire.

Les médias grecs présentent ces images comme un élément de l’enquête. Les autorités doivent désormais établir précisément leur contexte et déterminer leur lien avec les autres éléments recueillis.

Le suspect aurait également créé une organisation destinée à venir en aide aux migrants. Cette activité l’aurait placé dans un environnement où il pouvait rencontrer différentes personnes engagées dans des actions humanitaires.

C’est justement dans ce cadre que l’affaire aurait pris une tournure décisive.

Son épouse britannique aurait aidé les enquêteurs

L’épouse du suspect, une Britannique, connaissait également la victime. Les deux femmes se seraient rencontrées dans le cadre d’activités humanitaires et religieuses.

Selon les informations rapportées par l’ANA, l’épouse aurait fourni aux enquêteurs plusieurs renseignements. Ces informations auraient contribué à orienter les recherches vers son propre mari.

Son témoignage aurait ainsi joué un rôle dans l’interpellation du jeune homme.

La justice grecque l’a depuis inculpé pour homicide volontaire, vol et détention d’arme. La procédure doit maintenant permettre aux magistrats de déterminer précisément ce qui s’est produit.

De son côté, la victime a été identifiée par plusieurs médias grecs comme Elisabeth-Jane Ross, une Britannique originaire d’Écosse.

Selon la police, elle était arrivée en Grèce le 26 juin. Elle avait ensuite séjourné jusqu’au 10 juillet chez un ami dans la région du Pirée.

Après cette période, elle serait partie vers une destination inconnue située dans la périphérie d’Athènes. Les enquêteurs cherchent à retracer ses déplacements durant les jours qui ont précédé sa mort.

La découverte de son corps, le 18 juillet, a finalement permis de relancer les recherches sur sa disparition.

Pour l’heure, plusieurs questions restent sans réponse. Les enquêteurs doivent notamment clarifier les circonstances exactes du décès, établir le rôle précis du suspect et vérifier les différentes versions données depuis le début de l’affaire.

La détention provisoire du jeune homme marque donc une nouvelle étape dans cette enquête qui se poursuit sous l’autorité de la justice grecque. Les investigations devront maintenant confronter les déclarations du suspect aux éléments matériels et aux témoignages recueillis.


Vous êtes ici : Accueil - Le corps d’une Britannique retrouvé dans une valise, un suspect arrêté