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Le procès de Kamaljit Arora connaît un nouveau report. Ce père québécois fait face à de graves accusations après la mort de ses deux jeunes enfants, survenue en 2022 dans une maison située au nord de Montréal.
Le procès devait commencer vendredi à Laval. Pourtant, la défense a demandé un nouveau délai. Arora avait perdu confiance en ses avocats et souhaitait changer d’équipe juridique.
Le tribunal a finalement accepté cette demande. Le juge de la Cour supérieure, Alexandre Bien-Aimé Bastien, a cependant fixé une limite claire. Aucun quatrième report ne sera accordé.
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Selon lui, Arora peut prendre certaines décisions concernant sa défense. En revanche, il ne peut pas décider seul de la date du procès.
Cette décision intervient après plusieurs difficultés dans le dossier. La défense avait déjà obtenu deux reports. Le premier concernait notamment la recherche d’un psychiatre chargé d’évaluer Arora à titre privé. Le second résultait de changements au sein de son équipe juridique.
Une affaire qui éprouve profondément les proches
Kamaljit Arora fait face à des accusations de meurtre au premier degré concernant sa fille de 13 ans et son fils de 11 ans. Il fait également face à une accusation de tentative de meurtre visant une autre de ses filles. La poursuite lui reproche aussi une tentative présumée d’étranglement envers son ex-femme.
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Le juge a accepté le troisième report avec réticence. Dans une décision rendue le 18 novembre, il a expliqué qu’Arora aurait eu beaucoup de mal à assurer seul sa défense dans les délais prévus.
La préparation du dossier demande du temps. La défense doit notamment étudier les éléments de preuve et préparer les questions destinées aux témoins. Selon le juge, cinq jours n’auraient pas suffi.
Pourtant, les reports successifs préoccupent la Couronne. Les témoins doivent régulièrement revenir sur des souvenirs particulièrement douloureux. Certains ont déjà vécu des situations profondément traumatisantes.
La procureure Claudia Carbonneau a notamment évoqué la situation des membres de la famille. La mère et la fille survivante auraient du mal à comprendre pourquoi le procès continue de repousser.
Les premiers intervenants vivent aussi les conséquences de cette affaire. Pompiers, policiers et autres secours ont dû intervenir dans des circonstances particulièrement difficiles.
La procureure estime par ailleurs que les délais prévus par l’arrêt « R. c. Jordan » ne posent pas de problème dans ce dossier. Selon elle, les principaux reports résultent de demandes formulées par la défense.
Le nouvel avocat d’Arora n’a pas souhaité commenter la décision.
Ce que l’accusation reproche au père
La décision judiciaire du 18 novembre présente aussi plusieurs éléments liés aux accusations. Ces faits restent des allégations et devront être examinés devant le tribunal.
Selon le résumé présenté dans la décision, l’ex-femme d’Arora serait rentrée chez elle dans l’après-midi du 17 octobre 2022. Elle aurait alors trouvé son mari en sueur et mouillé.
Lorsqu’elle lui aurait demandé où se trouvaient les deux plus jeunes enfants, Arora aurait répondu qu’ils avaient été punis et qu’ils devaient rester dans leur chambre.
Plus tard, leur fille aînée serait rentrée à la maison. Elle serait montée chercher des médicaments pour son père. C’est alors qu’elle aurait trouvé les corps de son frère et de sa sœur.
Après être redescendue, elle aurait découvert son père en train d’étrangler sa mère. La jeune fille serait intervenue avant de courir chez un voisin afin de demander de l’aide.
L’autopsie aurait conclu à une mort par noyade. Une analyse toxicologique aurait également relevé plusieurs substances dans l’organisme d’Arora.
Son état mental pourrait donc jouer un rôle majeur durant le procès. Après son arrestation, le 17 octobre 2022, il aurait passé plusieurs semaines à l’hôpital et serait resté sans réaction. En novembre 2022, un juge l’a finalement déclaré apte à subir son procès.
